Réchauffement climatique : ne pas lutter ?

S’adapter au réchauffement plutôt que le stopper

Dans la perspective du sommet de Copenhague, et pour contenir le réchauffement climatique de nombreux pays mettent en avant des objectifs de réduction de gaz à effet de serre, et au premier chef de C02.

Réchauffement, nos certitudes remises en question

Un étude récente lance un pavé dans la marre des efforts anti-réchauffement.
Developpement durable article
Cette étude suggère qu’il serait bien plus efficace d’aider les pays en voie de développement à s’adapter au réchauffement
climatique.

En effet, essayer d’éviter les conséquences du réchauffement climatique en limitant trop brutalement les émissions de gaz à effet de serre serait trop coûteux et relativement peu efficace. (Certains pensent d’ailleurs qu’il est déjà trop tard…).

Le tiers-monde, premier concerné par le réchauffement

Cette étude démontre que vouloir limiter à 2°C le réchauffement climatique serait particulièrement coûteux et aurait des conséquences fiscales lourdes (taxe carbone, multiplication des taxes sur les carburants, ..).

rechauffement climatiqueCette lutte généralisée anti C02 et anti réchauffement climatique amputerait de 12,9 % le PIB mondial d’ici la fin du siècle. A comparer au coût du réchauffement proposé par le rapport Stern, soit 5 500 milliards de dollars.

  • L’étude part du constat que “le problème du réchauffement ne se produira pas dans le monde développé mais dans les pays en voie de développement”.

Les chercheurs suggèrent qu’il vaudrait mieux investir dans des programmes permettant de s’adapter au changement climatique plutôt que de le stopper. Cela serait bien beaucoup plus rentable et efficace.

  • Cela représenterait un investissement de 10 milliards de dollars ferait selon eux gagner 16 milliards de dollars sur un siècle.

Face au réchauffement, changeons nos pratiques

Exemple : plutôt que d’essayer de changer le climat en cas de sécheresse régulière, il est plus efficace de changer ses pratiques de consommation d’eau.

D’arrêter l’irrigation traditionnelle pour privilégier le goutte-à-goutte. Ainsi une politique qui consisterait à aider les agriculteurs des pays en voie de développement s’équiper en matériel d’irrigation en goutte-à-goutte et à adapter leurs pratiques agricoles, à isoler leurs habitations, etc serait bien plus efficace.

L’étude préconise de procéder à une adaptation progressive couplée à une réduction progressive et non pas brutale des émissions de GES et de CO2.

*

Ce rapport a été rapport publiée par le statisticien danois Bjorn Lomborg du Centre de consensus de Copenhague.et l’étude conduite par des chercheurs italiens

A lire sur le réchauffement climatique