JeMoove ouvre l’ère de l’aide au déménagement collaboratif et convivial

Démonter tous les meubles qu’on a passé des heures à monter, faire rentrer les cartons dans l’ascenseur qui a rétréci durant la nuit, stresser au volant d’une énorme camionnette de location : déménagement rime souvent avec stress ! Alors, pour ne pas se ruiner ou se retrouver seul(e), jemoove.fr invente une plateforme collaborative d’aide au déménagement entre particuliers pour faire d’une galère un moment de convivialité et de partage.

JeMoove ouvre l'ère de l'aide au déménagement collaboratif et convivial

Yannis Richardt, 26 ans, est un jeune créateur d’entreprise. L’un de ces talents de l’entreprenariat collaboratif que permet Internet. Associé avec un développeur web, ils préparent depuis six mois, le lancement de JeMoove, une « plateforme collaborative d’aide au déménagement entre particuliers ». Sur la base de petites annonces, le site met en relation des personnes projetant de déménager avec des personnes souhaitant les aider. Nous avons rencontré Yannis.

D’après Yannis, ce système collaboratif offrira une multitude de services sur le site, non seulement pour mettre en relation ceux qui veulent déménager et les Moovers qui sont prêts à aider, mais aussi pour “fidéliser, donner envie de revenir, avoir un bon bouche à oreille”.

Rencontre avec le cofondateur de jemoove.fr, la nouvelle plateforme d’aide au déménagement entre particuliers

consoGlobe.com – Le déménagement collaboratif, c’est possible ?

Yannis Richardt – JeMoove est avant tout d’un service de mise en relation pour l’entraide. Aujourd’hui, nous sommes en phase de pré-lancement : le site internet permet seulement aux personnes désireuses de s’inscrire de le faire. Le lancement officiel se fera dans trois mois. Notre cible principale vise les 18 – 30 ans, plutôt urbains, même si bien sûr, il n’y a aucune restriction.

On s’est rendu compte que déménager coûte très cher, prend beaucoup de temps et qu’on n’a pas toujours les amis pour aider. Notre objectif est donc de répondre à un besoin, sans casser ni son porte-monnaie, ni ruiner sa santé, et de manière beaucoup plus conviviale. L’essor des plateformes collaboratives s’ancrant peu à peu dans les mentalités, notre étude de marché a confirmé qu’il y avait là un marché à prendre.

consoGlobe.com – Qu’est-ce qui vous a donné l’idée ?

YR – Il y a quelques temps, je me suis séparé de ma copine et j’ai du déménager seul un 50 m2, personne n’étant disponible pour m’aider. Quand il a fallu déplacer le frigo, j’ai eu un problème et me suis dit qu’il y avait vraiment une carence. Le secteur est très peu développé et l’idée est restée dans un coin de ma tête.

Une étude de marché nous a révélé qu’il y a en France 3 millions de déménagement chaque année, soit un Français sur 20 qui déménage. Parmi eux, 2 millions ne font pas appel à un déménageur professionnel mais à la famille ou aux amis : il y a donc une attente.

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consoGlobe.com – Quel intérêt pour les participants ? Se casser le dos pour des amis, passe encore, mais pour des inconnus, est-ce réaliste ?

YR – L’avantage est avant tout financier car la formule reste beaucoup moins chère qu’un déménagement traditionnel en faisant appel à des professionnels. Pour ceux qui déménagent, cela permet de faire des économies et pour ceux qui aident à déménager, de générer un petit revenu complémentaire.

Un système de paiement en ligne et un système de notation permettent de fédérer une communauté sur notre site et nous cherchons à renforcer le côté convivial. Par exemple si le déménagement a lieu le matin, celui qui demande de l’aide prépare le petit déjeuner ou bien l’apéritif en soirée. Cela doit rester un service avant tout, c’est donc bien plus que de l’argent.

consoGlobe.com – Le service existe-t-il dans d’autres pays ?

YR – Non, mais ce qui se fait beaucoup, ce sont des déménagements low-cost : les professionnels en concurrence cassent alors les prix. Dans notre cas, nous ne cherchons pas vraiment à nous positionner au moins cher mais offrons plutôt une alternative conviviale : il ne s’agit pas d’économiser ou de gagner énormément d’argent, mais surtout de rendre service, et de créer des liens.

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consoGlobe.com – Encore une fois, il est facile d’imaginer la demande des personnes qui veulent un coup de pouce – ou plutôt de bras – pour déménager, mais êtes vous confiant qu’il existe une offre : qui va s’échiner pour des inconnus ?

YR – La rémunération est bien sûr une des clefs ainsi que le système de notation de 1 à 5 étoiles assorti de commentaires. Nous allons aussi mettre en place un système de fidélisation comme cela se pratique sur d’autres sites internet collaboratifs : plus on aide à déménager, plus on progresse jusqu’à devenir, à un certain stade, ambassadeur du service.

consoGlobe.com – Ne craignez-vous pas d’être associés à l’image du low-cost ?

YR – Nous nous positionnons sur les notions de service et de convivialité. Avec les déménageurs low-cost, on n’est jamais sûr de la prestation et on ne sait jamais sur qui on tombe, alors qu’avec jemoove.fr, le système permet de filtrer les bons profils et les moins bons. Nous voulons aussi apporter en plus du déménagement, de bons moments à partager et de nouvelles rencontres.

consoGlobe.com – Comment ça se passe pour les assurances ?

YR – Notre objectif n’est pas d’être déménageur professionnel et JeMoove ne saurait être tenu responsable de la casse. Légalement, il est interdit de proposer du transport de marchandises : il s’agit donc ici de manutention. L’objectif est que tout se déroule bien, même si des problèmes peuvent survenir, tout comme en covoiturage ou n’importe quelle autre situation. Auquel cas, c’est l’assurance civile des participants qui jouera et nous participerons à la médiation pour que les choses s’arrangent rapidement.

À terme, nous aimerions proposer une assurance sur mesure à nos utilisateurs, un peu comme Blablacar qui, au bout de dix ans d’activité pendant lesquels ils faisaient appel à l’assurance personnelle des conducteurs, a négocié une offre avec Axa.

Illustration bannière : © auremar Shutterstock