L’iroko, l’arbre miraculeux anti-CO2

L'iroko, l'arbre miraculeux anti-CO2

C’est l’année de la forêt ; l’occasion de découvrir des arbres nouveaux aux propriétés étonnantes, comme l’iroko, un arbre qui transforme le CO2 en pierre !

L’iroko ou quand la forêt stocke du CO2

Tous les arbres ne se valent pas. En tous cas, en ce qui concerne leur capacité à être des puits de carbone.

En effet, certaines essences d’arbres sont des champions de la capture de CO2 : c’est le cas de l’iroko, un arbre africain qui a une capacité fort utile.

En effet,les racines de l’iroko rejette des petits modules qui sont de l’oxalate de calcium.

 

 

Quand les arbres fabriquent du calcaire

iroko-calcium-schemaCertains arbres puisent dans le sol des minéraux contenant du calcium dont ils ont besoin et le stockent  sous forme de cristaux d’oxalate de calcium en quantité importante. Quand l’arbre se décompose, par un processus de réaction chimique complexe auquel participent des bactéries, ces cristaux sont dégradés en calcaire.

Une fois rejeté, les cristaux se transforment en calcaire à l’aide de bactéries qui utilise du CO2 soluble. C’est ainsi que les sol de la forêt tropicale accumulent d’immenses quantités de CO2 sous forme de calcaire pendant un million d’années.

Ainsi, l’iroko a la capacité à amender le sol.

iroko aimeCette faculté d’enrichir le sol de l’iroko basée sur ce mécanisme naturel a été découvert par un chercheur suisse, Eric Verrechia. Des scientifiques se sont attaqués au projet de reproduire artificiellement cette capture naturelle du carbone.

  • Selon ces chercheurs suisses : “Un seul arbre suffirait à stabiliser sous forme de calcaire la concentration de CO2 dans la colonne d’air située au dessus d’une surface de 1.000 m2“.

De quoi amplifier et reproduire le rôle de l’iroko, un arbre qui n’a pas fini d’être mis en avant bien que la surexploitation des ressources forestières engendre de fortes menaces sur cette espèce.

Un argument de plus contre la déforestation.

L’iroko, un arbre fétiche

L’Iroko possède un très beau tronc qui peut atteindre plus de 25 mètres de haut et. 1,40 m de diamètre. Au Bénin, l’iroko est associé à des valeurs culturelles fortes et est considéré comme un arbre fétiche, respecté et craint.

L’iroko est également fortement utilisé en médecine traditionnelle dans son aire de culture : le guérisseur traditionnel se confie toujours à un iroko avant de pouvoir sauver un ensorcelé ou un envoûté.

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Je réagis

« Les forêts précèdent les peuples ; les déserts les suivent
François-René de Chateaubriand

 

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