Face au réchauffement, animaux et plantes déménagent

15 à 37 % de la biodiversité auront disparu d’ici 2050 du fait du réchauffement planétaire, affirme un article publié en 2004 par un collectif de scientifiques du monde entier.

Conséquence déjà constatée, les animaux et la flore migrent et sont contraints de changer d’habitat. Déjà, beaucoup d’espèces se sont déplacées là où elles ont de meilleures chances de survivre.

La migration, une cause du réchauffement climatique

coccinelles invasivesEn soi, la mobilité des espèces, végétales ou animales, ne devrait pas être un problème puisque c’est quelque chose que la nature a déjà connu.

Ce n’est pas la première fois que le climat oscille entre des glaciations et des périodes chaudes forçant la faune et la flore à se déplacer de plusieurs centaines de kilomètres. Tout le monde sait que le Sahara était jadis vert et peuplé d’animaux.

Le réchauffement favorise les espèces invasives

Mais jamais un réchauffement ne s’est produit à cette vitesse et avec un environnement où L’homme a autant marqué les terres de son empreinte d’obstacles difficiles à franchir (villes, routes, agriculture, etc.). Ces deux facteurs font qu’il est très difficile aux vivants de migrer et que beaucoup de scientifiques pensent que la “migration assistée” est une voie à explorer.

La migration des espèces accélère

La migration assistée consiste à transplanter volontairement une espèce dans un environnement plus adapté, plus froid, où ses chances de survie seront meilleures.

Cependant, il est très difficile de déplacer des populations entières d’animaux ou de végétaux car leur implantation peut poser des problèmes à la faune et à la flore locale.

On se souvient de l’exemple du crapaud-buffle introduit en Australie afin de combattre les insectes qui infestaient les plantations de canne à sucre.

La responsabilité directe de l’homme

Cela a si bien réussi que le crapaud-buffle s’est répandu dans tout le pays et a pris la place crapaud-buffledes espèces locales, menaçant l’écosystème millénaire.

Alors, parmi les centaines de milliers d’espèces, lesquelles déplacer ?

Comment prévoir comment le climat va déterminer la répartition des espèces ?

Où transporter certaines espèces menacées, comme l’ours blanc, qui n’ont nulle part où se réfugier suite à la fonte de la banquise arctique ?

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Sur les espèces invasives