Environnement. Les glaces arctiques fondent vite… trop vite !

Environnement. Les glaces arctiques fondent vite... trop vite !

Cela fait déjà plusieurs années que les scientifiques observent d’un oeil inquiet les glaces de l’Arctique, constatant un rétrécissement de surface inquiétant. Mais ces derniers temps, la fonte des glaces arctiques semble s’accélérer.

L’étendue des glaces de l’Arctique a atteint sa plus petite surface

Arctique canadien

Samedi 10 septembre, plusieurs scientifiques allemands de l’Institut de physique environnementale de l’Université de Brême ont annoncé que le jeudi 8 septembre 2011, les glaces du Pôle Nord constituaient une surface de 4.24 millions de km², la plus petite surface observée depuis 1972.

Une nouvelle inquiétante pour les scientifiques qui voient l’étendue de glace arctique perdre peu à peu de son importance avec le temps, la faute au réchauffement climatique pour certains scientifiques.

En effet, les chercheurs voient en ce triste record la concrétisation des effets négatifs des activités des hommes, dont on parle sans cesse sans réellement évoquer les conséquences.

George Heygster, le responsable du département de télédétection de l’Institut de Brême explique ainsi à l’AFP :

Le recul de la glace de mer ne peut plus être expliqué par la variabilité naturelle d’une année sur l’autre […] Les modèles climatiques montrent plutôt que ce recul est lié au réchauffement climatique particulièrement prononcé en Arctique du fait de l’albédo” (albédo  : fraction de l’énergie solaire réfléchie vers ‘l’espace).

Le Pôle Nord semble d’ailleurs concentrer les conséquences du réchauffement climatique, puisqu’en Arctique ces 50 dernières années, la température a augmenté deux fois plus vite que dans le monde en général.

D’ici la seconde partie du XXIe siècle, tout l’Arctique sera libre de glace de mer au moins 2 mois par an. Aujourd’hui, dans les périodes naturelles de fonte, il en reste au minimum 3 à 4 millions de km2 soit 6 à 7 fois la superficie de la France.

Source : Jean Jouzel, Institut Pierre Simon Laplace / Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, CEA-CNRS-UVSQ CE Saclay.