Earth Hour : et si on dépassait le débat ?

La “Earth Hour” est organisée tous les ans par le WWF : elle consiste à éteindre pendant une heure les lumières de sa maison. Les villes sont aussi impliquées dans la démarche et éteignent leurs bâtiments publics. En 2016, elle aura lieu le 19 mars de 20h30 à 21h30.

Earth Hour : et si on dépassait le débat ?

Opinion – Vous connaissez sans doute le principe de la Earth Hour (littéralement « Heure de la Terre ») : chaque année, un soir déterminé, on éteint la lumière pendant une heure pour lutter contre le changement climatique. En 2016, elle aura lieu le samedi 19 mars de 20h30 à 21h30.

L’occasion de faire ressurgir un débat, opposant écorésistants, sceptiques et bonnes volontés.

Earth Hour : pourquoi éteindre la lumière une heure par an ?

L’association WWF lance chaque année une opération qui a fait le tour du monde rapidement. Bonne conscience, bonne idée, côté ludique même, les gens ont adopté l’idée. Cette année, WWF propose même au grand public d’éteindre une ampoule de la Tour Eiffel. Diverses opérations ont lieu partout, en France ou à l’étranger.

En parallèle de ces actions, les débats reprennent : certains considèrent que l’heure est symbolique du fait que les citoyens ont un pouvoir sur la planète et que les entreprises ou collectivités peuvent apporter une pièce à cet édifice. D’autres considèrent que cet événement ne sert à rien si c’est la seule action qui a lieu chaque année (ce qui n’est pas faux). D’autres, enfin, pensent que c’est parfaitement inutile, soit parce qu’ils sont écorésistants, soit parce qu’ils considèrent que l’action dépend uniquement des collectivités et qu’il est temps de cesser de culpabiliser les citoyens.

Une petite action concrète

En 2014, 7000 villes de 162 pays ont participé à l’opération : ce sont les particuliers, mais également les monuments emblématiques des capitales. L’année dernière par exemple plus de 10.000 bâtiments ont été éteints.

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En France, selon le Réseau de transport d’électricité (RTE), on devrait gagner 100 mégawatts, une goutte d’eau, certes, mais une goutte d’eau quand même. L’action est plus symbolique qu’autre chose et vise à la sensibilisation.

Trop d’optimisme ?

Sans tomber dans un discours naïf, est-ce trop optimiste de se réjouir d’une action collective constituée de petits gestes ?

Il est important de rappeler aux citoyens qu’ils font partie d’une collectivité, les humains, et que leurs actions, aussi petites soient-elles, ont un impact : une petite action couplée à des centaines, des milliers de petites actions, sont plus efficaces qu’une moyenne action unique.

Il s’agit aussi d’un moment de mobilisation-clé trois mois après la COP21, qui a réuni des centaines de pays pour prendre des décisions sur le climat. La mobilisation citoyenne n’est pas vaine.

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L’autre intérêt est de montrer à chacun qu’on peut faire des économies d’énergie, pour la collectivité mais aussi pour soi (ne serait-ce que pour faire baisser la facture). La question n’est pas réellement de savoir si on doit éteindre ou pas la lumière une fois par an, mais de réfléchir sur l’énergie, sur le potentiel d’économies de chacun.