Comment le changement climatique renforce les groupes armés et terroristes

Le changement climatique permet aux groupes armés terroristes de prospérer dans des régions où les populations sont vulnérables.

Rédigé par Émilia Capitaine, le 21 Apr 2017, à 9 h 35 min
Comment le changement climatique renforce les groupes armés et terroristes

D’après une récente étude, le changement climatique crée des conditions favorables à l’émergence et à la croissance des groupes armés terroristes ou affiliés au crime organisé.

Le changement climatique favorise la violence des groupes armés

Dans une étude(1) publiée ce jeudi 20 avril 2017 intitulée Insurgency, Terrorism and Organized Crime in a Warming Climate, des chercheurs allemands se sont intéressés à la relation entre le réchauffement climatique et la violence des groupes armés non étatiques, qu’ils soient terroristes ou relèvent du crime organisé. Quatre cas particuliers ont été étudiés : Boko Haram dans la région du lac Tchad, l’État islamique en Syrie, les Talibans en Afghanistan et la violence urbaine et le crime organisé au Guatemala, afin d’explorer le rôle que jouent les groupes armés non-étatiques dans les dynamiques de changement climatique et de fragilisation des États.

Ces études de cas ont permis de montrer qu’à mesure que le climat change, les conditions dans lesquelles ces groupes armés évoluent changent elles-aussi. « Les risques complexes résultant du changement climatique, de la fragilité, et de la conflictualité peuvent contribuer à l’émergence et la croissance des groupe armés non-étatiques », indique le rapport. Les chercheurs précisent qu’il n’existe pas forcément de lien direct entre le changement climatique et les violences ou conflits liés aux groupes armés, mais notent que « le changement climatique et environnemental à grande échelle crée un environnement dans lequel les groupes armés peuvent prospérer et ouvre des espaces qui facilitent la poursuite de leurs stratégies ».

Au lac Tchad, le changement climatique accroît la vulnérabilité des populations

Prenons le cas du lac Tchad : la rareté des ressources qui découle du changement climatique intensifie la compétition pour l’eau et la terre, compétition qui nourrit les tensions sociales et même parfois des conflits violents. Dans le même temps, la rareté des ressources conduit à une augmentation de la pauvreté et du chômage de ceux qui vivaient de leur exploitation et engendre des déplacements de population.

C’est dans ces situations de fragilité extrême que prospèrent les groupes armés et terroristes comme Boko Haram. Dans un contexte d’autorité et de légitimité contestées, Boko Haram peut opérer plus facilement et s’engager non seulement dans des actions violentes, mais aussi dans le crime organisé transnational. Dans le même temps, comme le changement climatique dégrade les rendements de l’agriculture, de l’élevage du bétail et de la pêche, certaines personnes peu éduquées se retrouvent sans activité dans un environnement présentant peu d’opportunités économiques. Cela les rend doublement vulnérables : aux impacts négatifs du changement climatique d’une part, et au recrutement des groupes terroristes comme Boko Haram d’autre part.

Illustration bannière © Prazis – Shutterstock
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. Le réchauffement climatique ne produit quasiment pas de désert. Ceci est la rèsponssabilité locale de l’homme. Quand ces groupes armée prènnent le controle d’une région, il commence par crée un barage en amont, se qui prive la région en aval d’eau. Sachant que c’est un désert et que c’est surement le seul point d’eau, (ce qui regroupe 99,9% de toute forme de vie), il est bien évident que c’est catastrophique mais se n’est absolument pas due au réchauffement climatique. Un autre exemple est la progrétion du sahel sur la savane (due à des incendis volontairement alumé). En iraq, les américains avait alumer plusieurs centaines de puits de pétrole (200m de haut les flammes), tous ça c’est local. On peut aussi remarquer quand coupant les fôrets tropicale on crée un désert. Pour la raison suivante, que 99% de la lumière est stoper par la canopet, que les arbres produise des composer volatiles qui fixe les nuages. On change le climat de manière mécanique donc. En Afrique, près des rivières en étiage, il arrive que les paysans coupe les plantes ou les donne à manger au chèvres. Sauf que ces plantes se son développer quand le climat était plus chaud et donc plus humide, elles développe des raçines de 100 à 300m de profondeur et puiser l’eau dans l’aquifère. Il se produit un éffet ascenceur, la plante remonte l’eau à la surface. On peut même rajouter l’ascenceur latérale car on n’a jamais assez d’eau. Les plantes partage l’eau, la mamam vers les petits, mais aussi entre espèces différentes. Cela a plusieurs avantages, limiter insolation du sol, des feuilles, alors elles on interet a avoir un climax, mais aussi si un herbivore passe d’avoir des voisines vénéneuse. En coupant tout, les graines peuvent germer mais finisse par mourir. Mais en plus, la réserve d’eau est beaucoup moin important. En chine, à la limite du désert de gobi les hommes on remplacer les plantes cespitueuses par des arbres et le désert s’est mis à progrésser car moin adapter à la fixation du sol. Mais ici aussi on peut remarquer que l’on change les milieu de manière mécanique. Le goudron sur les route et son albédo noir. Imaginer un parking, bitumé, au sol noir, sa couleur change beaucoup de chose, et puis la concentration de voiture, généralement implanter dans une cuve (le CO2 est un gaz lourd), donc un lieu localement extrèmement concentrer. On peut aussi rajouter les arbres élaguer qui blésser finisse par produire de l’éthylène. En fait, le réchauffement climatique est rèsponssable de moin de dix pour cent des sécherèsses, et s’est en plus très temporaire. Cela se traduira au finale par un climat tropicale chaud et humide.

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