Le big data au secours de l’environnement

Le big data au secours de l'environnement
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Le big data, mot à la mode, est une révolution qui touche tous les domaines paraît-il. Et bien, nous avons voulu vérifier : en quoi le big data peut-il être utile au développement durable ? En quoi le big data peut-il aider l’environnement ? consoGlobe à déniché plusieurs exemples qui illustrent comme la révolution du big data va influencer les politiques de développement durables de bien des manières.

Sommaire 

- Le big data  c’est quoi  ? Le big data pour voir le monde autrement

- Le big data et les nouveaux oracles

- Bientôt plus de bouchons grâce aux smartphones et au big data ?

- Éviter les bouchons et se garer facilement avec son smartphone

- Dénicher une épidémie avant son annonce

- Mesurer le déclin de la faune des forêts tropicales

- Affiner les stratégies de cultures agricoles

- Deux projets pour rendre les villes plus intelligentes

- Alléger l’empreinte carbone des data centers informatiques

- Industrialiser la Stratégie Décisionnelle du Ministère de l’écologie français

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Le big data, c’est quoi ?

téléchargementLe big data que l’on peut traduire par « infobésité » correspond à une inflation énorme du nombre d’information générée par les activités économiques ou par les internautes.

C’est la croissance des réseaux sociaux, l’apparition des objets connectés, de la domotique, de l’e-commerce et de l’internet en général qui crée ce tsunami de données. La numérisation croissante de l’économie et de nos vies alimente ainsi les bases de données dont la taille n’arrête pas de grandir, bien plus vite d’ailleurs que nos capacités d’analyse classiques.

Voici quelques chiffres qui montrent l’ampleur du phénomène (1) :

1.Chaque jour, nous n’utilisons que 20% des quelque 2,5 exaoctets de données que nous publions dans le monde. Chaque minute, fin 2012, 350 000 tweets sont postés, 600 000 nouveaux commentaires sont écrits sur Facebook, 15 millions de SMS et 200 millions de mails sont envoyés et plus de 25 heures de vidéo sont postées sur YouTube.

2.La production globale d’information en 2012 a atteint 2.8 zettabytes (ZB) mais seulement 0,5% de ce volume a été utilisé à des fins d’analyse ! La déperdition de valeur est énorme car en 2020, 33% de l’information digitale totale seront susceptibles d’être utilisées à des fins d’analyse car contenant des informations dignes d’être analysées.big-data-et-environnement

3.Selon l’ancien Pdg de Google, en 2010 nous produisions environ 5 exaoctets tous les deux jours, soit 2 x 10 puissance 18 octets, soit autant d’information qu’entre le début de la culture humaine et 2003. 90% de l’information disponible dans le monde ont été créés lors des 2 dernières années.

4.D’ici 2020, la masse d’informations sera 50 fois supérieure à ce qu’elle était en 2012, et devrait représenter 40 Zo contre 1,8 Zo aujourd’hui.
5.Tous les 18 mois, le volume de données que doit traiter une entreprise double. Dans le même temps, la capacité de cette entreprise à les traiter n’augmente que de 3% selon les hypothèses les plus optimistes !

 

Le big data aide à voir le monde autrement

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C’est pourquoi les data sciences, ou « big data » pour faire court, apparaissent comme une bouée dans cette marée informationnelle : nouveaux outils, nouvelles techniques, les data scientists sont les nouveaux gourous. « Internet a changé le monde des années 1990, le Big Data va changer celui des années 2010, C’est un nouveau pétrole pour une nouvelle société de l’information » affirme même Chuck Hollis, un des gourous du Big Data.. » Pourquoi ?

Pare qu’en permettant une analyse dans les profondeurs de données incommensurables, le big data met en relief des sens cachés dans le déluge de données. Il fait apparaître des informations en montrant des corrélations, les mécanismes sous-jacents d’associations insoupçonnées et qui montrent les choses sous un angle nouveau et inattendu. « On parvient ainsi à faire apparaître en plein jour, à rendre visible, des phénomènes qui étaient jusqu’ici soit mal compris, soit franchement négligés, soit tout simplement ignorés. L’utilisation extensive et l’utilisation sélective des données se renforcent mutuellement. En ce sens, les Big Data peuvent être mis à profit pour élargir et approfondir notre compréhension de la vie et de la réalité. » (1)

Le big data révèle l’invisible

big-data-environnementPar sa capacité à montrer des choses qu’on ne s’attendait pas à trouver, le big data remet le concept de sérendipité à l’honneur.

Le terme est une traduction de l’anglais « serendipity » et remonte à un conte persan pour enfants, « Voyages et aventures des trois Princes de Serendip ». Ce conte fut écrit dans les années 1740 par Horace Walpole. Le terme « sérendipité » signifie donc trouver, par des hasards heureux, ce que l’on ne cherche pas.

Une nouvelle manière de faire de la science

etoile, tapis végétalCet avantage n’est pas anecdotique car il bouleverse la manière dont la science (ou le marketing) fonctionne : plus la peine de poser des hypothèses préalable à une recherche pour trouver quelque chose.

C’est ainsi la méthode hypothico-déductive utilisée depuis le siècle des Lumières qui n’est plus la seule voie qui s’offre aux chercheurs. Ils découvrent avec le big data qu’il n’est plus besoin pour trouver, de formuler ex ante des hypothèses pour ensuite les valider.  L’émergence de règles qui apparaissent toutes seules d’un monceau de données a déjà permis des avancées scientifiques notables, notamment en médecine.

Pour faire court, le big data n’invalide pas forcément les connaissances antérieures mais il repousse l’horizon de la connaissance en révélant d’autres lois plus profondes, plus subtiles. C’est là toute sa puissance.

« Le cerveau humain ne peut enregistrer qu’une quantité limitée d’information et ne peut donc appréhender certaines analyses trop complexes ».

Suite > Le big data et les nouveaux oracles

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