Aviation. Le ciel nous tombe sur la tête ?

Aviation. Le ciel nous tombe sur la tête ?

Selon l’industrie aéronautique, 2 % des rejets mondiaux de C02 sont émis par les avions de ligne. Quand, par exemple, on fait un aller retour Paris / New York en avion, en première classe, on émet plus de 2,5 tonnes de CO2. Les aérodromes distribuent plus de 27 % des carburants produits dans le monde.

Aviation. Une pollution palpable

L’avion émet entre 134 et 148 grammes de CO2 par voyageur.kilomètre (contre 2,6 grammes pour le train) et tout kilomètre de vol supplémentaire se traduit par du kérosène supplémentaire brûlé dans l’atmosphère. Or pour chaque kilo de kérosène utilisé, ce sont 3 kilos de C02 qui sont émis.

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10000 mouvements d’avions en plus par an, c’est 140 tonnes d’oxyde d’azote en plus par an dans l’air Francilien.

L’avation, une pollution locale réelle

Pollution avionsGlobalement, on manque d’études épidémiologiques sérieuses et incontestables. Cependant, plusieurs cancérologues, comme Dominique Belpomme au sujet de Roissy, on lancé un cri d’alarme. Il explique sur un site CGT que “écologiquement, Roissy est un très mauvais voisin“.

Une étude de l’Inserm a démontré que les enfants qui vivent dans un rayon de 200 m autour d’une station-service ont un risque multiplié par quatre de déclarer une leucémie. Il ne fait aucun doute que les zones aéroportuaires sont hyperpolluées. L’atmosphère, mais aussi les cultures. Quand il pleut, les poussières atmosphériques retombent.

Selon la Fondation Nicolas Hulot, l’aviation est, de tous les modes de transport, le plus émetteur de gaz à effet de serre. Par passager et par kilomètre parcouru, ce mode de transport est 3 fois plus nocif pour le climat que la voiture. Un aller-retour Londres-New York génère à peu près autant d’émissions de gaz à effet de serre qu’une personne pour se chauffer pendant un an.

Depuis 1990, les émissions de ce secteur au sein de l’Union européenne ont augmenté de 110 %, au regard notamment du coût de plus en plus faible de ce mode de transport .


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Voir plus sur Emissions de CO2 par l’aviation civile

Les oxydes d’azote

Les émissions de NOx (oxydes d’azote) sont les plus nombreuses notamment lors du décollage et de la montée.

Environ les 3/4 des émissions se déroulent lors du vol à la vitesse de croisière dans la troposphère et la basse stratosphère (10-12 km).

L’aviation contribue au changement climatique de plusieurs manières

- par les émissions de CO2 ;

- par celles d’oxyde d’azote (Nox), qui ont des effets indirects sur le climat car elles produisent de l’ozone qui est un gaz à effet de serre ;

- par la vapeur d’eau produite par les avions et qui entraîne la formation de traînées de condensation qui ont tendance à réchauffer la surface de la terre.

Actuellement, la contribution de l’aviation aux émissions globales de gaz à effet de serre de l’UE est estimée à 3 %. Mais cet impact est de 2 à 4 fois plus important si l’on prend en compte l’ensemble des paramètres précités (rapport spécial du GIEC de 1999). Si rien n’est fait, les émissions de ce secteur doivent doubler, voire tripler d’ici à 2050, réduisant à néant toute chance de limiter le réchauffement de la planète bien en deçà de 2°C d’ici la fin du siècle.

Les avions émettent du dioxyde de carbone (CO2) et de la vapeur d’eau. Les moteurs d’avion émettent principalement les composants polluants suivants :

  • oxydes d’azote (NOx),
  • monoxyde de carbone (CO),
  • hydrocarbures (HC)(ou composés organiques volatiles : COV),
  • dioxyde de soufre (SO2)
  • et particules solides ( SUIES).

Au ralenti, et donc au sol, les moteurs dégage du NOx mais également beaucoup de CO et de HC. Au décollage et en montée les émissions de NOx et de particules (des suies) sont fortes alors que celles de CO et de HC sont elles plus limitées.

Pollution jet

La diffusion de gaz toxiques a un impact beaucoup fort dans le voisinage immédiat des pistes, notamment sous certaines conditions atmosphériques (comme lors de l’inversion de températures ou de brouillard). Cette pollution, qui excède les limites préconisées par l’OMS, est devenue un problème environnemental et de santé publique reconnu par toutes les Autorités sanitaires.

Selon les associations, les 2 300 avions qui décollent d’Orly, de Roissy et du Bourget produisent la même quantité de NOX que 2 300 000 voitures Diesel parcourant chacune 25 km. Autant dire que les inquiétudes vont croissant quant à l’impact de ces émanations sur la santé humaine.