Tsunami de 2011 au Japon : 289 espèces ont traversé le Pacifique

Selon une étude publiée dans la revue américaine Science, des centaines d’espèces d’animaux auraient traversé le Pacifique après le passage du tsunami en 2011 au Japon.

Rédigé par Marine Tertrais, le 2 Oct 2017, à 10 h 20 min

Une équipe de chercheurs de l’université d’État de l’Oregon aux États-Unis, a fait une découverte tout a fait exceptionnelle : des centaines d’espèces sont parvenues à traverser le Pacifique, après le tsunami de 2011, sur des radeaux de fortunes. Certains voyages ont duré 6 ans.

Un événement inattendu et spectaculaire

De très nombreux débris ont été projetés dans l’océan lors du tsunami de 2011 au Japon. Des débris de bateaux, d’habitation ou de structures plus lourdes encore, qui ont traversé l’océan avec, à leurs bords, des espèces d’animaux qu’on ne trouvait qu’en Asie. Au total, 289 espèces ont été découvertes aux États-Unis sur ces débris en provenance du Japon entre 2012 et 2017. C’est que révèle une étude publiée dans la revue Science.

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Parmi ces espèces on trouve des moules, des vers, des crustacés et des limaces de mer. Il s’agit de « l’une des expériences naturelles dans le domaine de la biologie marine les plus importantes et les plus imprévues » jamais observée, a fait savoir le professeur John Chapman, de l’université d’État de l’Oregon, qui a participé à ces travaux. La plupart de ces espèces n’avaient en effet jamais été vues aux États-Unis avant le tsunami.

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Des objets ont flotté à travers le Pacifique, avec des animaux à bord © mTaira

Comment ces espèces ont-elles pu survivre ?

Ce qui a le plus étonné les chercheurs, c’est que jusqu’à présent, on n’avait jamais vu une espèce survivre à un voyage transocéanique entre les continents. Il lui est difficile en effet, de s’adapter en peu de temps à un environnement qui n’est pas le sien . Mais ils ont fini par comprendre que c’est la lenteur de déplacement des embarcations de fortune de ces animaux qui a rendu leur adaptation possible.

Ce qui a permis cette épopée tout à fait extraordinaire c’est également la matière des débris. Le bois se serait détérioré avec le temps, mais la plupart des débris étaient en fibre de verre ou en matières plastiques, ce qui leur a permis de résister plus de 6 ans en plein milieu du Pacifique. On ne mesure pas encore l’impact d’un tel événement pour l’écosystème, mais déjà les chercheurs alertent sur le caractère invasif de certaines espèces.

Illustration bannière : Après le tsunami de 2011 au Japon – © OBJM
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