Rentrée 2026 : 1 parent sur 2 peine à financer les dépenses scolaires
46% des parents affirment rencontrer des difficultés pour assumer les dépenses de rentrée, tandis que plus d’un sur deux craint de manquer d’argent, apprend-on de la dernière enquête annuelle réalisée par Cofidis en partenariat avec CSA Research.

En 2026, la dépense moyenne pour préparer la rentrée scolaire atteint 488 euros par famille, soit 79 euros de plus qu’en 2025.
Ce qu’il faut retenir
- Le budget moyen de la rentrée scolaire 2026 atteint 488 euros par famille, soit 79 euros de plus qu’en 2025.
- Près de sept parents sur dix doivent réduire certaines dépenses pour financer la rentrée.
- Les familles privilégient les achats indispensables, la réutilisation des fournitures et les produits de seconde main.
- Plus d’un parent sur deux craint de manquer d’argent pour couvrir l’ensemble des frais.
Une rentrée scolaire plus chère qui fragilise le budget des parents
À quelques semaines de la rentrée, les dépenses liées aux fournitures, aux vêtements, aux activités ou encore à la restauration scolaire inquiètent les familles. Premier enseignement de ce baromètre annuel réalisé par Cofidis avec CSA Research : le coût de la rentrée poursuit sa progression. Le budget moyen prévu par les familles atteint désormais 488 euros, soit 79 euros de plus qu’en 2025. Dans le même temps, le budget médian passe de 239 à 260 euros, une progression d’environ 9 %. Cette différence entre moyenne et médiane traduit une réalité contrastée : une partie des ménages continue d’engager des dépenses importantes, tandis qu’une majorité tente au contraire de limiter au maximum ses achats.
Cette hausse des dépenses intervient dans un contexte inflationniste qui reste très présent dans l’esprit des familles. 83 % des parents estiment avoir constaté une augmentation des prix depuis la précédente rentrée scolaire, peut-on lire dans cette étude. Les fournitures scolaires arrivent en tête des hausses perçues, devant l’alimentation, deux postes devenus particulièrement sensibles pour les ménages ayant des enfants scolarisés.
Cette évolution des prix explique largement les difficultés exprimées par les parents. L’enquête révèle que 46 % d’entre eux déclarent être en difficulté face aux dépenses de rentrée. Plus inquiétant encore, 56 % disent craindre au moins de temps en temps de manquer d’argent pour financer cette période. Cette inquiétude est encore plus marquée chez les jeunes parents de moins de 35 ans, où elle atteint 68 %, ainsi que parmi les catégories socioprofessionnelles les plus modestes (61 %).

La hausse du coût de la rentrée oblige de nombreuses familles à surveiller chaque dépense.
Rentrée scolaire : la hausse des dépenses oblige les familles à multiplier les arbitrages
Face à cette pression financière, les familles adaptent progressivement leurs habitudes de consommation. Le baromètre montre que 69 % des parents déclarent devoir « se serrer la ceinture » pour préparer la rentrée 2026, soit le niveau le plus élevé enregistré depuis la création de cette enquête annuelle en 2022. Ce résultat illustre la généralisation des arbitrages budgétaires, y compris dans des foyers qui n’étaient pas nécessairement confrontés à ce type de difficultés il y a encore quelques années.
Les restrictions concernent d’abord les dépenses jugées les plus facilement compressibles. L’habillement constitue le premier poste sacrifié, devant les fournitures scolaires, les équipements sportifs et les activités extrascolaires. Plus préoccupant encore, près d’un quart des parents indiquent également réduire les dépenses liées à la cantine, à la garderie ou au centre aéré, des services pourtant directement liés à l’organisation quotidienne des familles.
La rentrée scolaire pousse les parents à changer durablement leurs habitudes de consommation
Ces arbitrages ne se limitent plus à supprimer quelques achats jugés secondaires. Ils s’accompagnent désormais d’une véritable évolution des comportements de consommation. Toujours d’après ce baromètre, 45 % des parents indiquent concentrer leur budget sur les seules dépenses indispensables, soit sept points de plus qu’en 2025. Parallèlement, 44 % prévoient de réutiliser les fournitures, vêtements ou équipements déjà en leur possession, tandis que 41 % envisagent d’acheter davantage de produits de seconde main. Cette dernière pratique progresse de huit points en un an, confirmant son installation durable dans les habitudes de nombreux foyers.
Les modalités de financement illustrent également ces difficultés. Si 42 % des parents absorbent encore les dépenses de rentrée grâce à leur budget courant, 26 % doivent puiser dans leur épargne personnelle. D’autres étalent leurs achats grâce au paiement en plusieurs fois sans frais (16 %) ou ont recours au crédit à la consommation (5 %). Autant de solutions qui montrent que la rentrée représente désormais une dépense suffisamment importante pour nécessiter des ajustements financiers spécifiques pour de nombreux ménages.
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