Prix Goldman 2017 : découvrez les 6 Héros de l’Environnement

Créé en 1989 par Richard et Rhoda Goldman, le Prix Goldman rend chaque année, hommage aux défenseurs de l’écologie issus des six régions du monde. Cette récompense individuelle – considérée comme « le prix Nobel de l’Ecologie » – a été remise le 24 avril dernier.

Rédigé par Cornélia, le 13 May 2017, à 8 h 02 min

Six défenseurs de l’environnement ont été primés, originaires des États-Unis, de la République Démocratique du Congo, de la Slovénie, de l’Australie, de l’Inde et du Guatemala.

Les lauréats du Prix Goldman 2017, prix Nobel de l’écologie

Le prix Goldman remet une récompense par région du globe. Découvrez les portraits de ces six héros de l’écologie, défenseurs, parfois au péril de leur vie, de leur écosystème, de la faune, de la flore et des hommes de leur pays.

Rodrigo Tot, Défenseur des Droits Fonciers et de l’Environnement, Guatemala

Écologiste engagé, ce leader autochtone a lutté pendant 40 décennies pour faire reconnaître les droits de la communauté Q’eqchi, et permis la restitution par le gouvernement de leurs titres fonciers. Il a également fait obstacle au gouvernement et multinationales intéressées par des projets d’extraction des mines de nickel -écologiquement destructifs- au Guatemala.

goldman prize guatemala

La communauté à qui Rodrigo Tot est venue en aide ©Extrait vidéo – Goldman Environmental Prize

Il a obtenu gain de cause et les multinationales ont stoppé leurs opérations de pollution des terres près du lac Izabal.

Mark ! Lopez, opposant à la pollution criminelle, États-Unis

Élevé au sein d’une famille de militants et vivant dans un quartier de Los Angeles contaminé -depuis plus de trente ans- à l’arsenic et au plomb par une usine de recyclage de batteries, Mark ! Lopez s’est engagé aux côtés des résidents issus de la classe ouvrière souffrant de la pollution de la région.

Ce militant écologiste a obtenu aux frais de l’État de Californie et de l’entreprise négligente, des services de nettoyage et de décontamination des logements pollués.

Rodrigue Mugaruka Katembo, défenseur de la Faune et de la Flore, République Démocratique du Congo

Au coeur d’une enquête clandestine, ce défenseur du patrimoine naturel congolais a mis au jour des malversations autour des tentatives de forage pétrolier dans le Parc national des Virunga. Inculpée, la multinationale britannique « SOCO International », a dû se retirer du projet.

Cette zone de biodiversité et symbole de l’écotourisme congolais est l’un des plus anciens parcs nationaux d’Afrique.

Uroš Macerl, opposant à un projet d’incinérateur de déchets, Slovénie

Dans un engagement écologiste qui a duré plus d’une décennie, cet agriculteur biologique a empêché un four à ciment d’incinérer du coke de pétrole, source de déchets industriels toxiques. Uroš Macerl a également obtenu la mise à l’arrêt d’une cimenterie détenue par le groupe Lafarge.

En dénonçant les risques sanitaires et environnementaux, son action a permis d’abandonner lesdits projets, et à l’État de revoir les autorisations accordées à cette usine. Le prix Goldman récompense cette décennie d’activisme d’Uroš Macerl en Slovénie.

Wendy Bowman, défenseur de l’Environnement, Australie

Militante écologiste convaincue, cette octogénaire a mené une bataille contre :

  • l’expropriation de sa ferme familiale par une puissante multinationale d’exploitation du charbon,
  • un projet de mine de charbon dans la vallée de Hunter, sur la côte Est de l’Australie.

Région à forte histoire agricole, les fermiers de la Nouvelle Galles du Sud, se sont vus expropriés au nom de la priorité à la croissance économique, soutenue par l’exploitation minière. À ce bilan, s’ajoutent la pollution des sources d’eau et des problèmes de santé. Wendy Bowman est parvenue à arrêter cette puissante multinationale, et à protéger la Hunter Valley.

Prafulla Samantara, Défenseur de la Justice Sociale, Inde

Pour la région asiatique, le Goldman Prize a été attribué à Prafulla Samantara. Ce militant écologiste a consacré 12 années de sa vie à confiner les droits fonciers des autochtones Dongria Kondh, et protégé les collines sacrées de Niyamgiri – importante zone de biodiversité – d’une mine de bauxite à ciel ouvert.

Ce projet aurait détruit 670 hectares de forêt, favorisé la pollution des sources d’eau (vitales pour 8.000 indigènes) et encouragé le braconnage et la déforestation de cette région de l’Est de l’Inde.

Illustration bannière : extrait vidéo Youtube ©Goldman Environmental Prize
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Diplômée en Sciences Politiques, créatrice de mon entreprise et passionnée par les médias digitaux, je suis aujourd’hui mue par une motivation sans...

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