Le parlement néerlandais vote la fin des centrales à charbon

Le vote a été serré, mais les Pays-Bas vont le faire : dans une optique de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en particulier de dioxyde de carbone, le parlement a voté une loi fixant les objectifs à atteindre. Désormais, c’est au gouvernement de mettre tout en oeuvre pour que ces objectifs soient atteints.

Rédigé par Valérie Dewerte, le 27 Sep 2016, à 9 h 59 min

Le vote était inattendu et les supporters de ce projet de loi n’y croyaient pas vraiment. Mais les parlementaires, à 77 voix pour et 72 voix contre, l’ont fait : les Pays-Bas se sont engagés à réduire de 55 % les émissions de CO2 du pays à l’horizon de 2030. Un véritable succès pour les écologistes et pour Urgenda, groupe qui lutte pour une politique plus verte aux Pays-Bas et qui a déjà fait parler de lui à plusieurs reprises dans le pays.

Réduction de 55 % des émissions de CO2 à l’horizon de 2030

La loi votée au parlement néerlandais jeudi 26 septembre 2016 dans la nuit, toutefois, n’est pas un engagement strict : il s’agit plus d’un brouillon pour la politique énergétique du pays. Le parlement n’aurait pas pu prendre d’engagement strict à ce sujet, car cette loi va causer un changement radical dans le secteur énergétique. Les centrales à charbon ne sont plus les bienvenus.

Fermer cinq centrales à charbon en 14 ans… dont cinq toutes neuves

Le vice-président du parlement néerlandais, Stientje van Veldhoven, interrogé par le journal britannique The Guardian(1), estime que « fermer les grandes centrales à charbon, même si elles ont été ouvertes récemment, est de loin la manière la moins chère pour atteindre les objectifs de Paris »  (ceux décidés lors de la COP21, ndlr).

Le souci, pour les Pays-Bas, tient justement dans l’âge des centrales à charbon du pays. Alors que cinq ont été déjà fermées en 2015, il en reste cinq en fonction, dont trois qui datent de 2015 seulement. Aussi récentes qu’elles soient, elles ont toutefois été vivement critiquées et accusées d’avoir provoqué une hausse de 5 % des émissions de CO2 du pays en 2015. Mais les fermer en 2013, après seulement 14-15 ans de fonctionnement pourrait se traduire par une perte économique importante pour les fournisseurs d’électricité et même l’État.

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