La « parité réseau », 3ème défi de la révolution énergétique

Rédigé par Jean-Marie, le 7 Oct 2012, à 14 h 47 min

De nouvelles énergies, elles aussi, sources d’emplois

Les énergies renouvelables vont générer au moins 4 millions d’emplois dans le seul secteur de l’électricité dans des zones rurales des pays en développement. Selon Norbert Röttgen, l’ex ministre de l’environnement allemand, 370 000 emplois de « cols verts » ont déjà été créés dans de nouvelles entreprises allemandes.

En Europe,  entreprises géantes comme Siemens, Bosch, Suez Environnement, Veolia, Saint Gobain, E.ON,… entendent devenir des multinationales vertes mais ce sont des millions de PMI, PME ou de toutes petites entreprises qui vont bénéficier des éco-activités (installateurs conseils, sous-traitants, …). (4)

Le marché mondial des biens et services pour la protection de l’environnement évalué par le PNUE en 2007 à 1.400 milliards d’euros, devrait doubler à l’horizon 2020 pour atteindre 3.100 milliards d’euros.

En France en 2010, les éco-activités ont représenté 452.600 emplois, soit une hausse de 4,5 % par rapport à 2009 alors que dans le même temps la moyenne nationale de l’emploi était quasi-stable (+0,1 %). Les entreprises françaises bénéficient de cette croissance et la France se hisse à la quatrième place des exportateurs mondiaux derrière les États-Unis, le Japon et l’Allemagne. De nombreuses études confirment le potentiel d’emplois porté par la croissance liée au développement durable : avec 600 000 emplois en France à l’horizon 2020 selon le Boston Consulting Group, les secteurs impactés par la croissance verte touchent plus de 11 millions d’actifs, soit un actif sur deux en France. Cependant, ce potentiel ne se concrétisera pas tout seul. Et comme souvent, face aux perspectives liées à l’innovation, les Français eux-mêmes sont sceptiques. (5)

En 2012, il y aurait 5 millions d’emplois dans le monde dans le secteur de l’énergie renouvelable. La demande est là : plus de 1,3 milliard de personnes, essentiellement en Afrique et en Asie, n’ont pas accès à l’électricité, selon Irena qui est optimiste : « Les marchés croissent très rapidement (…) et d’autres réductions de coût sont fort probables ».

*

(4) Une enquête Eurobaromètre du 27 mars 2012 démontre que les petites et moyennes entreprises (PME) créent beaucoup plus d’emplois verts que les grandes.
(5) 1 Français interrogé sur 4 estime que seuls quelques métiers seront demain voués à être « durables » et « responsables » et pour quelques autres (14 %), c’est une « mode » qui n’a pas vocation à durer. Cette méconnaissance relative à la diversité des métiers existant dans le secteur et cet a priori expliquent en partie l’inadéquation constatée aujourd’hui sur le marché du travail entre l’offre et la demande d’emplois, ralentissant le mouvement d’ensemble. Des milliers d’offres d’emplois « verts » ou « verdissant » ne trouvent en effet pas preneur..

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La suite > le 4ème défi : le stockage de l’énergie

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Jean-Marie Boucher est le fondateur de consoGlobe en 2005 avec le service de troc entre particuliers digitroc. Rapidement, il convertit ses proches et sa...

3 commentaires Donnez votre avis
  1. Ne pas confondre la « parité réseau » et la « parité production ».

    Dans le premier cas, c’est la parité entre le coût de production de l’électricité photovoltaïque et le prix payé pour recevoir l’électricité dans les conditions habituelles.

    La parité réseau est déjà réalisée pour de très nombreux usagers en Allemagne et en Italie :
    http://energeia.voila.net/solaire/parite_reseau.htm

    Cette parité réseau commence d’ailleurs en France, y compris pour une simple maison, dans le cas d’une intégration simplifiée au bâti.

    Mais le cas le plus intéressant est celui de l’Allemagne :
    http://energeia.voila.net/solaire/parite_allemagne.htm

    Dans le cas de la « parité production », c’est une comparaison entre les coûts de production, avant transport et distribution.

    Le photovoltaïque, comme l’éolien avant lui, fait déjà une percée dans un domaine : la « parité production EPR ».

    En effet, avec le nouveaux coût de construction de l’EPR, son électricité reviendra à 107 euros pour chaque MWh produit. Ce qui est plus cher que la plupart des nouvelles installations voltaïques (en taille), dont le tarif d’achat est déjà à 102 euros par MWh et en baisse continue.

  2. « Autre question comment faisions nous avant la découverte du pétrole ? »… ben, on allait à pied ou à cheval ! Mais non je ne me moque pas, car je suis bien d’accord avec vous !
    Ce ne sont pas les énergies renouvelables qui coutent, puisqu’elles sont gratuites, mais les équipements pour les produire. Ceci dit, tout est question de volonté…
    Pourquoi les gouvernements des pays développés n’ont pas amorcé le virage plus tôt ?…avant d’être pris en otage !… En France, c’est clair, pourquoi diminuer une énergie qui rapporte autant de taxes !
    Chaque matin quand on ouvre son robinet, on ne se demande pas s’il y aura encore de l’eau demain ?… Ceux qui profitent et s’engraissent du pétrole, non plus !!!

  3. Comment les énergies gratuites comme le vent, le soleil la géothermie, la force des marées, peut elle être plus cher que les énergies payantes?
    Parce que c’ est ce qu’ on veut bien nous faire croire.
    Si l’ on avait placé l’ argent des ronds points en France ( environ 40 000 qui coûtent entre 200 000 e et 800 000 e)dans l’ énergie renouvelable,, on aurait pu fermer toutes les centrales nucléaires.Sans compter que si les énergies renouvelables pouvaient être dispensés de la TVA, le coût en serait diminué d’ autant plus. C’ est juste une question de gestion d’ une pare et d’ arrêter de prendre les Français pour des pigeons. Prix du litre de carburant au Vénésuéla 0,008 euro. cherchez l’ erreur? Autre question comment faisions nous avant la découverte du pétrole?

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