Marineland : Rocky meurt après son transfert en Espagne

Rocky avait 29 ans et n’avait jamais connu la vie en liberté. Sa mort en Espagne, quelques mois après son transfert depuis Marineland, relance les demandes de transparence et de sanctuaires.

Rédigé par , le 13 Oct 2026, à 11 h 12 min
Marineland : Rocky meurt après son transfert en Espagne
Précédent
Suivant

L’association Sea Shepard France dénonce la mort d’un dauphin mâle transféré du Marineland d’Antibes vers un parc animalier espagnol.

Des responsabilités à assumer

« L’hécatombe continue », s’exaspère sur X l’association Sea Shepard France, qui avait largement alerté en amont sur le danger qu’il y avait à transférer de tels animaux en pleine canicule. Né en captivité le 13 mars 1997 au zoo de Madrid, il avait rejoint le Marineland d’Antibes en 2011. En juillet dernier, il avait été transféré à Selwo Marina, en Espagne. « Toute une vie de bassin en bassin, sans jamais connaître l’océan. Le 9 juillet, nous alertions : « Un transfert en plein été peut tuer. » Nous dénoncions les risques liés aux fortes chaleurs, au stress du transport et à la rupture des liens sociaux. Nous nous sommes mobilisés et avons saisi la justice pour empêcher ce transfert. Il a été maintenu malgré nos alertes. Nous avions également prévenu : « S’ils passent en force, ils porteront la responsabilité des conséquences. »

« Après les cinq cétacés de Marineland Canada morts après leur transfert – quatre bélugas et une dauphine, c’est au tour de Rocky. ». L’association avait alerté quant aux « risques liés aux fortes chaleurs, au stress du transport et à la rupture des liens sociaux ». Sept autres dauphins restent encore à Malaga. « Les deux orques Wikie et Keijo ont, elles aussi, besoin d’une solution. Combien de temps allons-nous encore perdre ? Nous sommes prêts à travailler avec les pouvoirs publics, mais notre détermination ne peut pas remplacer leurs décisions, et les animaux ne peuvent pas attendre indéfiniment » En appelant au ministre comme au Président de la République, Sea Shepard France estime qu’ ‘il « est temps de répondre, de nous recevoir et de rendre ces sanctuaires possibles. Avant qu’un nouveau décès ne vienne rappeler le prix de l’inaction. »

« Aider l’État à trouver une solution »

Pour Sea Shepard France, « le gouvernement et les responsables de son transfert doivent maintenant rendre des comptes. Cette chronologie exige que le rôle du transport et des conditions d’accueil soit examiné de manière indépendante. Nous exigeons la transparence sur les conclusions vétérinaires et sur les décisions prises malgré les risques signalés. Toutes les responsabilités devront être établies. Aucune faute ne devra rester impunie. Nous ne laisserons pas la mort de Rocky être passée sous silence. »

« Nous ne sommes pas là seulement pour pointer du doigt, critiquer ou dénoncer, rappellent les défenseurs des animaux. Nous sommes là pour aider. Aider l’État à trouver une solution. Éviter que d’autres dauphins meurent et que leur souffrance se prolonge. Mais pour pouvoir aider, encore faut-il qu’on nous laisse avancer. Avec nos partenaires, nous avons travaillé d’arrache-pied sur des projets de sanctuaires pour les dauphins et les orques en France. Ces travaux ont été transmis au ministère il y a près de deux mois. Depuis, aucune réponse, aucun rendez-vous pour avancer avec les autorités. Nous ne pouvons pas porter ces projets seuls. Ce n’est pas uniquement une question d’argent : leur réalisation dépend aussi d’autorisations administratives. Et ces décisions sont entre les mains de l’État. »


Lire aussi
Orques du Marineland d’Antibes : entre promesses non tenues et transferts controversés 




Aucun commentaire, soyez le premier à réagir ! Donnez votre avis

Moi aussi je donne mon avis