La lutte contre le réchauffement passe en pause

La COP22 n’aura pas débouché sur une avancée comparable à celle de la COP21 de Paris. Les vraies décisions pourraient se faire attendre jusqu’en 2018.

Rédigé par Anton Kunin, le 22 Nov 2016, à 10 h 45 min

Si la COP22 a été utile, c’est qu’elle a permis de poursuivre le « dialogue de facilitation » entre les signataires de l’Accord de Paris. Si l’objectif de réduire les émissions de CO2 est durable, les pays participants ont prévu de « faire le point » sur leurs efforts en 2018.

Lutte contre le réchauffement : un fonds pour les pays vulnérables

Si la COP22 a débouché sur un accord, c’est bien celui-ci : une promesse de 20 milliards de dollars à destination de 48 pays vulnérables, afin qu’ils puissent financer les mesures d’adaptation au changement climatique.

Parmi ces 48 pays, on trouve ceux d’Asie, comme le Bangladesh, le Bhutan, le Népal et la Mongolie, ceux de l’Afrique, comme le Soudan, le Rwanda, le Malawi, ainsi que des îles, comme la Papouasie-Nouvelle Guinée, les Maldives et le Madagascar.

Parmi les pays développés donateurs, le Mexique, l’Allemagne et le Canada ont dévoilé leur stratégie à long terme pour réduire les émissions de CO2. Ces trois pays sont donc les premiers à avoir précisé les orientations résultant de l’Accord de Paris, et ce, bien en avance par rapport à la date butoir de 2020.

La destination des 80 autres milliards de dollars reste à préciser : les pays développés sont en général plus enclins à ce que cette somme serve à réduire les émissions de CO2, alors que les pays « vulnérables » souhaitent qu’elle soit investie dans les adaptations au changement climatique sur leur territoire, car ils en ressentent déjà les effets.

Le spectre de Trump inquiète

À l’heure actuelle, parmi les pays développés, les États-Unis présentent des promesses des plus ambitieuses : faire baisser les émissions de CO2 de 80 % en 2050 par rapport à 2005. Or, avec l’arrivée au pouvoir de l’administration Trump, ce beau projet ne se fera pas. Myron Ebell, nommé à la tête de l’Agence américaine de protection de l’environnement, se présente sur Twitter comme « l’ennemi numéro un de l’alarmisme sur le changement climatique ». Donald Trump a d’ores et déjà déclaré qu’il ferait sortir les États-Unis de l’Accord de Paris.

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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

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