L’impact écologique du transport aérien

Rédigé par Consoglobe, le 23 Feb 2010, à 9 h 40 min

C’est une question qu’on se pose souvent quand on veut acheter un produit bio ou équitable qui a été importé par avion. Faut-il l’acheter ? Son bilan carbone et son empreinte écologique sont-ils mauvais ?

Le transport aérien annule-t-il l’intérêt écologique d’un produit bio ?

Developpement durable article

La question est légitime  : est-ce que le transport, aérien notamment, d’un produit bio ou écologique rend négatif son impact écologique ?

Dans une étude* de  fin 2008, faite au Canada par un consultant et un  universitaire, on a comparé l’impact écologique de la production de fleurs au Kenya et aux Pays-Bas, fleurs destinées au marché britannique.

Le résultat de cette étude est fort intéressant dans la mesure où il contredit certaines idées reçues avec des éléments chiffrés.

  •  Pour 12000 fleurs récoltées au Kenya, 6.000 kilos de CO2 sont émis dans l’atmosphère contre 35.000 kilos pour les fleurs produites aux Pays-Bas,
  • Globalement, la culture kenyanne des fleurs est bien plus respectueuse de l’environnement (environmentally friendly) que la production hollandaise,
  • 99 % des émissions de GES des fleurs hollandaises sont dues au chauffage et à l’éclairage intensif des serres hollandaises,
  • 91 % des émissions de GES des fleurs du Kenya sont dues à leur importation en Europe par avion,
  • Le bilan énergétique lié au transport par avion est de 570 à 1580 g par tonne de fleur et par kilomètre. En comparaison, le bilan est un peu moins mauvais pour la route : les fleurs acheminées par camion réfrigéré utilisent 800 g de CO2 par kilomètre

Les méthodes agricoles ont plus d’impact que le transport

Par ailleurs, l’étude souligne que l’agriculture du Kenya est structurellement beaucoup moins mécanisée que l’agriculture hollandaise qui utilise beaucoup plus de machines. Les horticulteurs hollandais utilisent énormément plus de pesticides chimiques et d’engrais chimiques alors qu’au Kenya ce sont surtout des méthodes traditionnelles à forte composante de main d’oeuvre (et non toxiques) qui sont utilisées.

Au passage, notons que les émissions de CO2 par habitant sont estimées à 9,2 tonnes (dans cette étude car d’autres l’estiment à 14 t.) contre 0,2 tonnes par habitant au Kenya (et 1,04 t. en moyenne pour toute l’Afrique).

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1 commentaire Donnez votre avis
  1. super intéressant ; c’est vrai que ça manquait ce genre d’infos

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