Projet fou à l’hydrogène pour chauffer Dunkerque

Rédigé par Emma, le 17 Feb 2014, à 11 h 11 min

Chauffer une ville et faire rouler des bus avec de l’hydrogène : un projet qui parait fou ! Mais qui sera bientôt une réalité à Dunkerque, avec un projet pionnier en la matière, l’un de ceux qui donnent des réponses précises aux grands défis énergétiques du XXIe siècle.

Un trio gagnant : de l’électricité verte, du gaz et de l’hydrogène

production-energieIl s’appelle GRHYD (Gestion des Réseaux par l’injection d’HYdrogène pour Décarboner les énergies).

Il s’agit de l’une des initiatives les plus importantes en France pour le développement de l’hydrogène et du Power-to-Gas ou Volt-Gaz-Volt en français. Il fait partie des investissements d’avenir que nous portons à votre connaissance régulièrement.

Le projet Grhyd est mené par GDF Suez et 12 autres partenaires, soutenu par l’ADEME, et testé grandeur nature dans la Communauté Urbaine de Dunkerque.

La Communauté Urbaine de Dunkerque expérimente déjà depuis 2004 des projets autour de l’hydrogène (micro-piles à combustibles dans les bâtiments publics, et hydrogène comme combustible pour les transports en commun).

Utiliser enfin une électricité renouvelable

GRYHD veut mettre en application le Power-to-Gas par la gestion couplée et optimisée de 2 énergies à priori incompatibles : l’électricité verte (appelée aussi ENr (pour ENergies renouvelables)) et le gaz.

Pour ce faire, il faut un intermédiaire : l’hydrogène.

Énergies renouvelables : le problème du surplus résolu par l’hydrogène

Comment faire pour stocker l’énergie produite en surplus par les éoliennes ou les champs de panneaux solaires ? Non utilisée tout de suite, elle est perdue.

hydrogene-stockageCe problème a été résolu par sa transformation en hydrogène, via plusieurs technologies. Il permet une vraie valorisation des énergies renouvelables, appelées aussi “bas carbone”, puisqu’elle émettent moins de CO2.

La technologie du Power-to-Gas est déjà maîtrisée en France, à travers plusieurs autres technologies qui permettent d’abord de produire, puis de stocker l’hydrogène.

bonhomme-croissance20On peut produire de l’hydrogène de différentes façons : par vaporeformage de méthane ou par l’électrolyse de l’eau. Le projet GRYHD a choisi cette dernière méthode, la plus ancienne et la mieux maîtrisée.

En s’appuyant sur ces technologies, le projet passe aux réalisations concrètes qui n’étaient encore que des rêves, il y a quelques années seulement. “Un véritable mantra”, a même dit Yvan Faucheux, Directeur du programme “Energie – Economie circulaire” au Commissariat général aux investissements qui était présent lors de la signature de GRHYD aux Assises de l’Énergie * à Dunkerque, le 30 janvier 2014.

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3 commentaires Donnez votre avis
  1. Et voila encore des suuuuper projets, pour info les bus a hydrogene qui roulaient chez nous, ils les ont mis a la casse… raison l’usine qui fabriquait les charges a ferme …pas assez rentable… que du pipo ces trucs. Et l’hydrogene c’est pas dangereux… a peinepour rappel les zeppelins etaient totalement sur, pas d’explosion … non jamais… l’hydrogene un gaz totalement stable …Ben voyons. Pour info les reacteur pantone c’est francais et c’est des moteurs a eaux. ca fonctionne 20%petrole80%eau c’est francais mais faut pas froisser elf et les compagnies petrolieres francaises.

  2. Je ne peux pas lire cet article, sans réagir ! En plus, ça se passe à Dunkerque, qui n’est pas très loin de Boulogne, où je réside !
    D’abord, dans cet article, plane tj un mystère ! On parle tj de gaz, ss préciser de quel gaz il s’agit ! Ce gaz, est évidemment, celui qu’on appelle “le gaz naturel”, c-à-d, chimiquement : du méthane ! Comme, je l’ai dit, ds une autre de mes interventions, il faut arrêter de l’appeler “gaz de ville”, qui était, autrefois, produit, ds chaque ville, par ce qu’on appelait : “une usine à gaz”, ds laquelle, on distillait du charbon, et qui produisait “le gaz de ville”, qui était un mélange d’hydrogène H2 et de monoxyde de carbone CO, celui qui est très dangereux, et qui produit des asphyxies, souvent mortelles, et qui se fixe, même, à vie, ds le cerveau, produisant des dégâts non négligeables ! Je suis suffisamment bien placé pour le savoir, puisque, j’ai moins ce pb, en csq de quoi j’ai actuellement un syndrome de Parkinson, à savoir que j’ai les mêmes effets que la maladie de Parkinson (tremblements, difficultés pour marcher, …), à la différence que je n’ai pas la maladie de Parkinson, c-à-d, que c’est réversible (en principe, avec du modopar), alors que la maladie de Parkinson, est irréversible, et de + en + invalidante.
    Mais, revenons à nos moutons : le but à Dunkerque, est donc d’injecter ds les canalisations de gaz naturel (qui nous vient essentiellement de Russie, vient un gazoduc qui traverse l’Ukraine ! Donc, suivez mon regard !), un peu d’hydrogène, qui serait produit par l’électrolyse de l’eau, et ceci grâce à l’excédent d’électricité produite par les éoliennes qui seront installées au large de Dunkerque. Parce que, en fait, le vrai pb est le stockage de l’hydrogène ! La molécule d’hydrogène, est la + petite et la + légère qu’il soit. Donc, ce n’est pas facile, de trouver une paroi qui lui est parfaitement imperméable. Elle passe à travers le moindre petit trou (à l’échelle atomique !), d’où par exemple, l’accident du dirigeable Hindenbourg, entre les 2 guerres. L’atome d’hydrogène est le + simple qui soit : 1 électron qui tourne autour d’un proton ! Ce qui explique sa petitesse, et comme il n’a qu’un seul électron périphérique, il est à classer ds la colonne des alcalins, tt à fait en haut, et c’est donc, un métal ! Le seul métal gazeux, dans les conditions ordinaires (Ça, c’est mon côté provocateur !), mais pour le conserver ds un volume raisonnable (Ça, c’est pour ceux qui rêve à la voiture fonctionnant à l’hydrogène, il faut donc le conserver ds un récipient, non poreux, sous très haute pression (200 bars) !). Une autre méthode, est de le combiner avec certains métaux, sous forme d’hydrures. Mais “stocker de l’électricité, sous forme d’hydrogène”, ne me paraît pas la meilleure des méthodes. L’électricité est une forme d’énergie chère, car, e.g., produite avec un rendement médiocre, ds une centrale, de qq type soit-elle : thermique, chimique ou nucléaire, éolienne, solaire, … Evidemment, je ne pense pas qu’il faudra modifier les moteurs des bus qui fonctionnent, déjà au gaz naturel (méthane), vu le peu d’hydrogène qu’on y injectera (c’est comme les voitures à essence qui utilisent du carburant E10 (ce n’est que de l’essence, ds laquelle, on a ajouté un peu d’éthanol, c-à-d, du vulgaire alcool !). Il faut qd même savoir, que ds l’industrie, les grandes quantités d’hydrogène, nécessaires, par ex. pour faire la synthèse de l’ammoniac, la base de la fabrication de nombreux engrais, est la réaction entre le méthane et l’eau, 2 molécules riches en hydrogène, alors partir d’hydrogène, pour faire la synthèse du méthane, me laisse plutôt sceptique !
    A mon avis, la 1ère chose qu’on devrait déjà faire pour chauffer une ville comme Dunkerque, serait d’utiliser la chaleur, inévitablement rejetée,et perdue ds la mer, par la centrale nucléaire de Gravelines, tte proche ! Il faut savoir, que le rendement d’une centrale électrique, sans prendre trop de risques, est de 1/3 ! C’est à dire que 1/3 de l’énergie de fission des atomes d’uranium, sert à obtenir de l’électricité, et que les autres 2/3, sont perdues sauf forme de chaleur, la forme la + dégradée de l’énergie (c’est pour cela, qu’il faut refroidir constamment, et installer une centrale thermique chimique, ou nucléaire, au bord de la mer, où au bord d’un fleuve). C’est d’ailleurs la même chose, pour le moteur d’une voiture : il faut le refroidir constamment, pour qu’il “tiennent le coup” ! Tout le monde sait ça!
    Pour terminer : les bus propulsés par des moteurs fonctionnant au gaz naturel me laissent sceptique : comment ce fait-il, qu’à Boulogne/Mer, ils sont en train de remplacer les bus qui fonctionnaient au gaz naturel, par une nouvelle flotte de bus, qui eux, fonctionnent au gas-oil ?

  3. une façon comme une autre de vendre du gaz

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