Une bouteille d’huile d’olive sur deux que vous achetez est non conforme !

La répression des fraudes (DGCCRF) s’est penchée sur l’huile d’olive commercialisée en France, et le verdict est sévère : près de la moitié ne répond pas aux normes fixées par la réglementation !

Rédigé par Séverine Bascot, le 24 Sep 2018, à 7 h 55 min

Après l’analyse en 2016 de plusieurs huiles d’olive sur le marché français, la DGCCRF a dressé un total de 71 avertissements, 39 injonctions, 17 procès-verbaux et 3 arrêtés préfectoraux de destruction…

Fraudes à l’étiquetage, classements erronés : un rapport inquiétant pour le secteur huile d’olive

Qu’il s’agisse de producteurs, de négociants, de distributeurs, de grossiste, de sites internet ou  de vendeurs sur foires et marchés, 286 établissements du secteur huile d’olive ont été analysés et 41,6 % n’étaient pas en règle(1).

huile d'olive

© O.Bellini

En ce qui concerne les échantillons aussi, le résultat est sans appel : au total, sur les 139 prélèvements effectués, 42 % présentaient des anomalies, un taux qui atteint même les 59 % pour les sites internet

Il faut donc rester très vigilant a moment d’acheter de l’huile d’olive. Pour vous guider, consultez notre article : Comment bien choisir son huile d’olive ?

Taux de non-conformité : un niveau très élevé dans le secteur des huiles d’olive depuis plusieurs années

Malgré des contrôles accrus ces dernières années, les fraudes ne disparaissent pas :

  • non-respect des règles d’étiquetage pour les trois quarts des huiles d’olive incriminées
  • falsification (par l’adjonction d’huiles raffinées de tournesol et / ou de colza),
  • produits contenant des résidus de pesticides, en dépit d’une mention « absence de résidus de traitement »
  • classement erroné des huiles dans une catégorie de qualité supérieure

3 arrêtés préfectoraux de destruction

Une entreprise pour avoir commercialisé une huile d’olive déclassée en lampante (donc de qualité inférieure et qui ne devrait donc pas se trouver sur le marché alimentaire). Deux grossistes ont, eux, été mis en cause et forcés de rappeler en vue de destruction, des huiles vendues sous la dénomination « huile d’olive extra-vierge » alors qu’il s’agit seulement d’un mélange d’huiles végétales.

huile d'olive

© wavebreakmedia

On lit dans le rapport de la DGCCRF que : « Le taux de non-conformité est plus élevé lorsque l’indication de l’origine n’est pas précise et lorsque l’huile provient des pays dont le volume de production est le plus important »

Illustration bannière : Huile d’olive – © DUSAN ZIDAR
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Voyageuse insatiable, j'ai parcouru le monde autant pour des raisons personnelles que professionnelles : rien de mieux pour prendre la mesure de l'état de la...

6 commentaires Donnez votre avis
  1. Pourquoi ne pas aller jusqu’au bout , il faut dire haut et fort les marques frauduleuses, et pas simplement nous avertir, aucun intérêt,

  2. Ok, mais quelles sont les huiles incriminées? On n’en sait pas plus après avoir lu l’article.

  3. ce serait bien de connaître les marques incriminées pour ne pas les acheter

  4. S’il n’y avait que l’huile……!!!
    Faudrait bien distinguer l’information mensongère du produit, et la dangerosité pour la santé du dit produit

  5. Oui, un problème bien connu… Mais comme toujours avec ce genre d’article: très peu de réponse! Peut-on trouver quelque part la liste des fraudeurs, ou une liste de marques fiables; ce serait tellement plus simple! On devine aisément qu’il n’y a pas de réelle volonté des autorités de lutter contre la fraude.

  6. Triste, réel mais connu depuis longtemps, et particulièrement les huiles auto-proclamées artisanales! Celles qui sont notamment vendues sur les marchés comme sur internet! Aucune traçabilité, des fraudes grossières! Le secteur est encore plus affecté que les vins!

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