Janvier 2026 : PFAS, DPE, énergie… ce qui change pour l’écologie
À nouvelle année, nouveaux tarifs et nouvelles règles. Mais sont-ils ou non favorables à la protection de l’environnement ? Inventaire.

Chaque nouvelle année amène ses changements, en bien comme en mal. Tour d’horizon de ce qui change en termes d’écologie en ce mois de janvier.
Adieu les polluants éternels
Ils devraient enfin disparaître des textiles comme des cosmétiques : les tristement célèbres PFAS, surnommés les polluants éternels. Ces substances per- et polyfluoroalkylées, extrêmement persistantes, ne cessent de s’accumuler dans l’environnement comme dans nos organismes.
Désormais, ces PFAS vont enfin être interdits dans trois familles de produits grand public : d’abord dans les farts de ski, qui aident à leur adhérence sur la neige. D’autre part dans les vêtements et chaussures, dans lesquels ces substances étaient en général utilisées pour leurs propriétés imperméabilisantes, déperlantes ou antitâches. Enfin, les PFAS seront aussi interdits dans tous les produits de maquillage cosmétiques.
Le diagnostic énergétique assoupli
Bonne ou mauvaise nouvelle ? Les critères appliqués au chauffage dans les diagnostics de performance énergétique étaient plus sévères que chez nos voisins européens. Désormais, les logements chauffés à l’électricité, qu’il s’agisse de radiateurs électriques ou de pompes à chaleur, seront mieux notés à compter du 1er janvier 2026. Ainsi, le coefficient de conversion de l’électricité passe de 2,3 à 1,9. De quoi faire passer des centaines de milliers de logements du statut de passoire thermique, classée F ou G, et leur permettre d’échapper à l’interdiction de mise en location.
Dans le même domaine, le dispositif MaPrimeRénov’, aidant justement les Français à financer ces rénovations énergétiques, a été suspendu. Une conséquence directe de l’absence d’adoption de loi de finances pour 2026. Toutefois, les demandes validées mais non payées avant fin 2025 devraient tout de même pouvoir aboutir, la réglementation s’appliquant à la date du dépôt du dossier.
Carburants et électricité à la hausse
Autre changement de ce début 2026 : une nouvelle façon de calculer le prix de l’électricité. En cause : la nouvelle régulation de la production nucléaire, qui va entraîner une plus grande dépendance à la volatilité des marchés internationaux de l’énergie. Si les cours sont sages pour l’instant, un retournement du marché risque de faire flamber les factures des Français en 2026.
Du côté des carburants, les conducteurs vont devoir s’acquitter en ce début d’années de quelques centimes de plus à la pompe. Cette hausse est de l’ordre de 4 à 6 centimes par litre de carburant. C’est la conséquence de l’alourdissement des obligations en matière de certificats d’économie d’énergie (CEE), imposés aux distributeurs de carburants. L’argent ainsi collecté permet de financer des aides en faveur de la transition énergétique : mobilité verte, rénovation thermique des logements…
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