Canicule 2026 : la chaleur pourrait coûter 20 milliards d’euros à la France

Selon Allianz Trade, les vagues de chaleur répétées ont engendré des pertes de 113 milliards d’euros en Europe. La France a été particulièrement affectée par la canicule, avec plus de 20 milliards d’euros de pertes.

Rédigé par , le 28 Sep 2026, à 9 h 56 min
Canicule 2026 : la chaleur pourrait coûter 20 milliards d’euros à la France
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Selon Allianz Research, les vagues de chaleur de l’été 2026 pourraient représenter 113 milliards d’euros de production perdue dans 30 pays européens. Il s’agit d’une estimation économique, et non d’un bilan de dommages déjà constatés. Avec 20,1 milliards d’euros de pertes estimées, la France arrive au troisième rang, derrière l’Italie et l’Allemagne.

 

Ce qu’il faut retenir

  • Allianz Research estime l’effet des canicules sur la production européenne à 113 milliards d’euros en 2026.
  • Pour la France, l’estimation atteint 20,1 milliards d’euros.
  • Protéger les travailleurs et adapter les bâtiments peut limiter les effets des prochaines vagues de chaleur.

 

 

Canicule 2026 : la France parmi les pays les plus touchés

Pour établir son estimation, Allianz Research a étudié, dans chaque pays, la période de cinq jours où l’exposition à la chaleur a été la plus intense entre juin et août. Son modèle tient compte de la température, de l’humidité et de la répartition de la population. Il évalue ensuite l’effet possible sur la croissance annuelle.

L’Italie affiche la perte estimée la plus élevée, à 27,8 milliards d’euros. Viennent ensuite l’Allemagne, avec 25 milliards, puis la France, avec 20,1 milliards. À eux trois, ces pays concentrent près des deux tiers des pertes calculées par Allianz Research.

Une chaleur qui pèse sur le travail et la vie quotidienne

La chaleur peut ralentir l’activité sans endommager directement un bâtiment ou une machine. Les salariés exposés peuvent avoir besoin de pauses plus longues, travailler moins vite ou s’absenter. Le rapport ne chiffre toutefois pas séparément les pertes de l’agriculture, du tourisme ou des transports pour 2026.

Se rafraîchir peut aussi accroître la consommation d’électricité des ménages et des entreprises. La facture liée à la climatisation dépend notamment du type d’appareil, de l’isolation du logement et de sa durée d’utilisation. Ce surcoût ne doit pas être confondu avec l’estimation de 113 milliards d’euros, qui porte sur la production économique.

Comment mieux s’adapter aux prochaines canicules ?

Adapter les horaires et les conditions de travail, protéger les fenêtres du soleil et améliorer le confort d’été des bâtiments sont autant de pistes. En ville, l’ombre et la végétation peuvent aussi contribuer à réduire la surchauffe. La végétalisation des copropriétés fait partie des solutions à étudier selon la configuration des lieux et les besoins en eau.

L’enjeu dépasse la seule facture de l’été 2026. Une étude commandée par la Commission européenne estime les besoins d’investissement dans l’adaptation climatique de l’Union à environ 70 milliards d’euros par an jusqu’en 2050. Préparer les logements, les lieux de travail et les villes devient donc une question de santé autant qu’une question économique.

Allianz Research, c’est quoi ?
C’est l’équipe de recherche économique du groupe Allianz. Elle étudie notamment les risques liés au climat. Son chiffre de 113 milliards d’euros est une estimation fondée sur un modèle, et non un bilan de pertes déjà comptabilisées.

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Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

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