Permis de conduire : un examen médical sera requis pour tout renouvellement

Validité limitée, examens médicaux réguliers, contrôles renforcés pour les seniors : la réforme européenne du permis de conduire change profondément les règles du jeu. Voici ce qui attend les conducteurs.

Rédigé par , le 21 Feb 2026, à 10 h 40 min
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Le permis de conduire entre dans une nouvelle ère réglementaire. Jusqu’ici, dans plusieurs pays dont la France, le permis de conduire était considéré comme valable à vie pour les catégories B classiques. Désormais, ce principe disparaît au profit d’une validité limitée dans le temps, assortie d’examens médicaux réguliers.

Permis de conduire : une validité désormais limitée et encadrée par une visite médicale

Le permis de conduire pour les voitures et motos sera désormais valable 15 ans maximum. Toutefois, les États membres pourront réduire cette durée à 10 ans lorsque le permis de conduire sert aussi de document d’identité nationale. Autrement dit, le permis de conduire ne sera plus un titre définitif, mais un document à renouveler périodiquement, ce qui change profondément la philosophie du système.

Ce renouvellement ne sera pas automatique. En effet, la réforme prévoit une visite médicale avant la délivrance et au moment du renouvellement du permis de conduire. Cette visite médicale devra inclure au minimum des examens ophtalmologiques et cardiovasculaires. Ainsi, la capacité visuelle et l’état de santé général deviendront des critères explicites de maintien du permis de conduire. Cependant, chaque État pourra adapter le contenu précis de l’examen médical selon ses normes nationales.

Examen médical du permis de conduire : à quelle fréquence faudra-t-il se soumettre aux contrôles ?

La fréquence dépendra d’abord de la durée de validité retenue par chaque pays. Si la validité du permis de conduire est fixée à 15 ans, alors la visite médicale interviendra à chaque échéance de renouvellement. En revanche, si un État choisit une durée de 10 ans, l’examen sera logiquement plus rapproché. Dans tous les cas, le permis de conduire devra être réévalué régulièrement, ce qui introduit une logique de contrôle périodique inexistante auparavant pour la majorité des conducteurs.

Par ailleurs, la réforme ouvre la possibilité d’une surveillance renforcée pour les conducteurs âgés. Les pays de l’Union européenne pourront décider de réduire la durée de validité du permis de conduire pour les personnes de plus de 65 ans. Concrètement, cela signifie que la visite médicale pourrait devenir plus fréquente pour cette tranche d’âge, avec, le cas échéant, un examen plus approfondi. Dès lors, le permis de conduire serait conditionné à une aptitude régulièrement vérifiée, et non plus simplement présumée.

Permis de conduire : que se passe-t-il si un problème de santé est identifié lors de la visite médicale ?

En 2024, d’après les chiffres de la Direction générale de la mobilité et des transports de la Commission européenne, 19.940 personnes ont perdu la vie sur les routes d’Europe. Face à ce chiffre, le renforcement des contrôles liés au permis de conduire s’inscrit dans un objectif de réduction des accidents mortels. Dès lors, si un problème de santé est détecté lors de la visite médicale, les autorités nationales pourront restreindre, suspendre ou refuser le renouvellement du permis de conduire.

Toutefois, le texte laisse une marge d’adaptation aux États. Les pays pourront remplacer la visite médicale obligatoire par un système national d’auto-évaluation ou par d’autres formes d’examen. Cela signifie que, dans certains cas, le conducteur pourrait remplir un questionnaire de santé engageant sa responsabilité. Néanmoins, si un examen médical révèle une pathologie incompatible avec la conduite — troubles visuels graves, affection cardiovasculaire instable ou autre incapacité majeure — le permis de conduire pourra être limité à certaines catégories de véhicules, assorti de restrictions, voire retiré temporairement ou définitivement.

Ainsi, le permis de conduire devient un titre conditionnel, lié à l’état de santé du conducteur tout au long de sa vie. Désormais, la logique est préventive. D’un côté, les autorités entendent réduire la mortalité routière ; de l’autre, elles instaurent un cadre harmonisé à l’échelle européenne. Le permis de conduire n’est donc plus acquis pour toujours : il devra être renouvelé, contrôlé, et validé périodiquement à travers une visite médicale ou un examen équivalent.

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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

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