10 000 ménages au bord de la crise… d’énergie

Rédigé par Nolwen, le 19 Sep 2013, à 11 h 51 min

L’Ademe a mené une étude sur l’impact de la crise économique sur la consommation et le budget énergétiques de 10 000 ménages.  Ce baromètre annuel montre que les questions de pouvoir d’achat ont, plus que jamais, un effet à la fois positif et négatif sur les choix des Français en matière d’énergie. Avec une chute des travaux d’économies d’énergie et des budgets à la clé.

 80 % des Français cherchent à réduire leur facture énergétique.

LE CONTEXTE ECONOMIQUE RENFORCE LA VOLONTE DES MENAGES  DE REDUIRE LEUR CONSOMMATION D’ENERGIE, MAIS PESE SUR LA REALISATION DES TRAVAUX (1)

laine-chanvre-isolation-toit Dans un contexte économique toujours difficile, la réduction de la consommation d’énergie reste une priorité pour les ménages français, surtout motivée par des raisons de budget. La réalisation de travaux de maîtrise de l’énergie, tout comme l’intention d’en réaliser et le budget alloué à ces travaux sont en baisse.

  • Davantage sensibilisés, grâce au Diagnostic de Performance Energétique (DPE), sur les travaux à  réaliser pour faire des économies d’énergie, les ménages rencontrent des difficultés de budget, notamment sur leur facture de chauffage : ils attendent que les aides financières proposées soient plus claires et incitatives.

L’Ademe a donc décidé de lancer aujourd’hui un service d’accompagnement de proximité pour répondre à ces attentes : ce sont les Points Rénovation Info Service (PRIS).

Cette année encore, les inquiétudes socio-économiques sont au coeur des préoccupations des ménages, au détriment des problématiques environnementales. Le chômage demeure la principale préoccupation pour 76 % des Français (+ 4 %). La pollution apparait comme un problème moins
important, 35 % (- 3 %).

72 % des Français ayant fait des travaux de maîtrise de l’énergie en 2012 ont encore des travaux à réaliser dans leur logement.

panneau-solaire-poseLa réduction de la consommation d’énergie reste ce que souhaitent en priorité les ménages en France :.

  • La moitié des ménages français considèrent en effet que leur consommation d’énergie représente une part trop importante de ce budget et la grande majorité d’entre eux (80 %) cherchent à réduire cette consommation d’énergie, notamment en raison de la hausse de son coût pour 64 % contre 44 % en 2009.
  • En 2012, ce coût s’élevait en moyenne à 1403 € par an et par ménage toutes énergies confondues contre 1239 € en 2007.

deperditions-chaleur-habitatDans ce cadre, toute information utile pour une meilleure maîtrise des consommations est bienvenue.

  • Ainsi le Diagnostic de Performance Energétique (DPE) est particulièrement bien jugé car il permet de connaitre la capacité énergétique de son logement (75 %) et les travaux à réaliser pour l’améliorer (73 %).
  • Parmi les ménages ayant effectué un DPE en 2012, plus de la moitié (58 %) ont réalisé des travaux recommandés par le diagnostic ; ils étaient 51 % en 2011.
  • Les travaux demeurent avant tout motivés par la recherche d’économies sur la facture énergétique (34 %, premier critère cité depuis 2007). La recherche d’une meilleure isolation thermique (29 %) devient le 2ème critère qui motive à la réalisation de travaux.
  • Il est à noter que 72 % des ménages ayant opéré des travaux de maîtrise de l’énergie en 2012 estiment avoir encore des travaux à réaliser dans leur logement, et 60 % souhaitent les réaliser plus tard.
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4 commentaires Donnez votre avis
  1. Je suis dans l’Hérault, ma maison date de 1991, elle n’est pas bien isolée, mais l’énergie que je consomme ne me coute que 700€/an tout compris (gaz et électricité), car j’ai fait en 2007 du photovoltaïque et du solaire thermique, comme j’ai 72 ans, je ne vais pas dépenser 20000€ pour faire isoler la maison, car à mon age ça ne vaut pas le coup, de plus pour amortir ces 20000€, je serais mort avant c’est donc nul.
    Pour le photovoltaïque, je vend le surplus, donc j’auto-consomme une bonne partie, je vends aussi le surplus environ 1200€/an, ça me paye largement mes dépense d’énergie.

    Je trouve que le gouvernement aurai du annuler totalement la TVA pour les économies d’énergie c’était un plus.

  2. Ce qui me gène c’est que les aides ne sont allouées que contre devis et donc recours à une entreprise qui souvent inclut cette aide dans son prix qu’elle augmente du coup. Je voudrais qu’on ait le droit de faire les travaux soi-même : là l’aide deviendrait intéressante : elle permettrait de payer les matériaux. Actuellement, elles sont surtout une aide aux entreprises.

    • c’est bien l’objectif sous-jacent puisque la priorité des français, et du gouvernement, est l’emploi.

    • Exacte, et de plus je suppose que les entreprises augmentent leurs prix du fait de cette TVA à 5%, ça s’est vu avec les primes du photovoltaïque, maintenant qu’il n’y a plus de prime, le photovoltaïque est devenu intéressant au niveau prix par rapport à 2007.
      En 2007, j’avais touché 5000€ par la région Languedoc-Roussillon et j’ai eu le crédit d’impôt de 6000€, de ce fait mon installation ne m’a pas couté chère et est déjà payée.

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