Les véhicules à hydrogène autorisés ?

Selon un communiqué issu du Parlement européen, ce dernier a adopté un règlement établissant des normes européennes en faveur de l’homologation des véhicules à hydrogène. Cette nouvelle législation va permettre à  cette technologie d’émerger et ainsi favoriser l’essor de ces voitures dans les villes européennes tout en respectant au mieux la planète.

"Ceux-ci peuvent rendre l’air européen plus propre et réduire notre dépendance à l’égard des combustibles fossiles. La définition de normes communes permettra aux citoyens de bénéficier d’une grande sécurité et dynamisera la compétitivité des constructeurs européens. Il appartiendra aux États membres de l’Union de prendre une décision définitive, et j’espère qu’elle ira dans le sens que nous souhaitons" a déclaré M. Günter Verheugen, vice-président de la Commission et commissaire en charge des entreprises et de l’industrie.

Dans un premier temps, l’objectif de ce règlement sera d’assurer l’harmonisation des normes techniques pour l’homologation des véhicules fonctionnant à l’hydrogène en privilégiant le bon déroulement du marché intérieur.

Il existe déjà dans le monde des dizaines de prototypes à l’hydrogène. En effet, la plupart des constructeurs travaillent activement sur l’utilisation de ce gaz.

Quels sont les critères d’homologation ?

Pour être homologué, le véhicule alimenté à l’hydrogène devra être rapidement identifiable par les services de secours lors d’un éventuel accident. Les constructeurs devront notamment s’assurer que les matériaux entrant en contact avec l’hydrogène sont compatibles.

Par ailleurs, le règlement oblige les États membres à instaurer des sanctions à imposer aux fabricants en cas de violation de ces recommandations. Ces sanctions seront communiquées à la Commission dans les dix-huit mois après la date d’entrée en vigueur de la règlementation.

Ce qu’il faut savoir concernant l’hydrogène

L’hydrogène est un vecteur énergétique propre et inépuisable. C’est le troisième élément le plus présent sur terre et son utilisation doit permettre de participer à l’amélioration de la qualité de l’air en ville. Par ailleurs, les voitures alimentées à l’hydrogène ne produisent pas de gaz à effet de serre.

C’est également le plus léger des gaz, ce qui est un facteur positif vis-à-vis de la sécurité (grande vitesse de diffusion dans l’air). Toutefois, même si l’hydrogène serait le candidat idéal pour remplacer les énergies fossiles, une des principales difficultés à son utilisation est le stockage car l’élément le plus léger de l’univers ne se laisse pas dompter facilement !

Il existe trois moyens de stocker l’hydrogène : sous forte pression, sous forme liquide ou sous forme "solide", c’est-à-dire absorbé sur ou absorbé dans des solides. Actuellement, les scientifiques cherchent des composés dans lesquels l’hydrogène est
chimiquement lié tels que les hydrures afin de favoriser les possibilités de
stockage
puis à trouver un procédé chimique pour obtenir un
matériau facilement utilisable.

De plus, si l’hydrogène est incolore et inodore il peut aussi s’enflammer ou exploser au contact de l’air, il doit donc être utilisé et manipulé avec précaution.

Le saviez-vous ?

  • En Californie, des bus et des véhicules légers à l’hydrogène circulent déjà depuis 2000.
  • En Allemagne, 3 ou 4 projets de bus sont en cours et quelques uns roulent occasionnellement.
  • Au Japon et aux États-Unis, des tests sont en cours sur les véhicules légers à piles combustibles et les stations d’hydrogène augmentent progressivement.

Dans son show room münichois, BMW expose un modèle série 7 "clean energy" fonctionnant à l’hydrogène ; pas autorisé en France en 2008. :   Voir le modèle

Article rédigé par Elwina, Septembre 2008

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