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Pollution lumineuse. Arrêtons le gaspillage !

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Les fêtes de Noël sont finies depuis plusieurs semaines et pourtant les illuminations sont toujours bien là, parfois allumées 24h/24 !

Un gaspillage qui n’est pas sans conséquences environnementales et climatiques, d’où la volonté de consoGlobe de (re)mettre en avant la campagne « Pollution lumineuse : le grand gaspillage » lancée par plusieurs associations avant les fêtes de Noël.

A  cause de la lumière et du bruit, les oiseaux des villes dorment moins que ceux des campagnes : ils chantent 29 mn plus tôt le matin et 6 mn plus tôt le soir

Un gaspillage qui coûte cher

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En effet, lancée par 4 organisations non gouvernementales le 29 octobre 2008*, cette campagne de mobilisation contre la pollution lumineuse est plus que jamais d’actualité en cette époque de forte consommation électrique.

Saviez-vous que chaque kilowattheure supplémentaire consommé pour l’éclairage, en période de forte demande
électrique, aurait un bilan carbone frôlant les 600 à 700 grammes de CO2 !

Ce gaspillage a un coût énergétique et climatique mais aussi financier :  durant l’hiver 2007, certaines villes ont ainsi investi plus d’un million d’euros pour animer leurs rues, soit l’équivalent de 25 euros par administré dans certaines communes !

*Agir pour l’environnement, le Réseau Action Climat, le Réseau Sortir du Nucléaire et  l’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes (ANPCEN)

Se mobiliser contre la pollution lumineuse

Developpement durable articleA ces illuminations festives s’ajoutent les éclairages de monuments, ceux des sites naturels, ou autres bâtiments publics et commerciaux souvent inutiles et qui nous aveuglent, eux, tout au long de l’année !

La pollution lumineuse due à cet excès d’éclairage public et qui se manifeste par un halo lumineux surplombant nos villes, a ainsi crû de 30% en moins de 10 ans et la biodiversité nocturne en est la première victime : en recourant à la lumière artificielle, l’alternance du jour et de la nuit s’estompe et les spots de lumière sont une source de dégradation des écosystèmes, comme en témoignent ces nombreux cas de mortalité accrue d’oiseaux migrateurs sur des sites sensibles .

Il est toujours temps de se mobiliser et d’aider ces associations pour un engagement fort de l’Etat en matière de prévention et de sensibilisation sur ce sujet.
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Pour cela, nous vous invitons à vous rendre sur la page du site d’Agir pour l’Environnement spécialement dédiée à cette campagne.

Vous avez la possibilité de faire un don au montant de votre choix mais aussi de télécharger des cartes-pétitions ou encore de visionner vidéos et cartes de pollution lumineuse régionales : un bon outil de sensibilisation.

Pollution lumineuse : quelques chiffres évocateurs

  • En France, 9 millions de lampes serviraient à éclairer villes et campagnes, ce qui représenterait 1.260 MW, soit l’équivalent d’un réacteur nucléaire, selon l’Ademe.
  • L’éclairage public constitue pour les communes, 23 % de la facture globale d’énergie et 38 % de la facture d’électricité. Si en 1990, l’éclairage public était estimé à une consommation de 70 kWh par an et par habitant, dix ans plus tard ce chiffre atteignait 91 kWh/an/hbt, soit plus du double de l’Allemagne (43 kWh/an/hbt en 2000).
  • Pour la plupart des lampadaires actuels, 30 à 50 % de la lumière sont totalement perdus car elle va vers le ciel ! Pire : les lampes à bulles émettent 60 % de la lumière vers le ciel.
  • Or l’Ademe estime qu’on pourrait faire environ 40% d’économies sur les dépenses d’éclairage public en modifiant quelque peu les installations actuelles.

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