Etonnant

Un new-yorkais pollue moins qu’un autre américain

Après avoir étudié Las Vegas et son gaspillage d’eau démesuré, attardons nous sur une autre grande ville américaine, New York.

New York moins polluante qu’on ne le pensait

Le bureau du développement durable et à long terme de la ville de New York a publié début Avril l’"Inventory of New York City Greenhouse Gas Emissions".

Selon ce rapport, en 2005 l’équivalent de 58.3 millions de tonnes de CO2 était émis par la ville de New York (75 millions de tonnes si on prend en compte le trafic aérien et maritime), soit moins d’1 % des émissions de l’ensemble du pays.

 


Moins de gaz à effet de serre


Si l’on rapporte ces émissions à la population de la ville, le new-yorkais moyen en émettrait alors un tiers de moins que l’Américain moyen. Si la présence d’un important réseau de transport public explique ce résultat, il faut aussi prendre en compte un taux de capture du méthane important par les sites d’enfouissement utilisés par la ville.

  • Notons aussi que la consommation énergétique des bâtiments (commerciaux, industriels, gouvernementaux et résidentiels) représenterait 79 % des émissions de la ville, que des actions prises par la municipalité auraient permis de stabiliser entre 2001 et 2006, malgré cela les émissions de l’ensemble de la ville ont augmenté de 8 % entre 1995 et 2005.

  •  D’ici 2020, la capitale du monde a décidé d’atteindre un niveau d’émission de gaz à effet de serre inférieur de 30 % à 2005. New York a par ailleurs signé en 2005 l’"U.S Mayors Climate Protection Agreement" un accord engageant les municipalités américaines à ramener en 2012 leurs émissions de gaz à un niveau inférieur d’au moins 7 % aux émissions de 1990.

Début avril également, l’U.S. Public Interest Research Group a rendu public son bien nommé rapport "Le carbone boom : Émissions de dioxyde de carbone du pays et par état depuis 1990 ». Selon ce rapport les émissions de CO2 des Etats-Unis ont augmenté de 18 % entre 1990 et 2004.

Le secteur de l’énergie (+28 %) et celui des transports (+23 %) sont les principaux responsables. Les auteurs recommandent la limitation obligatoire des émissions de GES et une réduction de ces émissions d’au moins 80 % d’ici 2050, en augmentant l’efficacité énergétique des bâtiments et des véhicules.

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