La moitié des savons, shampoings et médicaments finissent dans l’eau

La moitié des savons, shampoings et médicaments finissent dans l'eau

Ce constat étonnant vient d’être fait par une nouvelle étude américaine qui ont étudié l’élimination des shampoings, médicaments, savons… par les stations d’épuration de la région des Grands Lacs aux États-Unis.

La moitié des contaminants des égouts éliminée

Selon cette étude donc seule une moitié de ces produits qui se trouvent dans l’eau des égouts arrivent à être expurgée par les stations qui traitent et nettoient l’eau. (1)

Les conséquences sur la santé des personnes et du milieu aquatique de ces produits restent incertaines. Néanmoins, la commission d’étude qu’il faut pourtant mieux traiter et épurer l’eau.

Ces composants toxiques se sont chacun révélés à des niveaux assez bas (exprimés en ppt – parts par trillion).

Mais le problème est que nous et l’environnement ne sommes pas exposés qu’à un seul de ces substances à la fois mais bien à un cocktail difficile à définir, comme l’a expliqué Antonnette Arvai, une des scientifiques du projet d’étude. L’enjeu est de déterminer lequel de ces produit ou substance peut nous nuire.

 Trop de médicaments finissent dans l’eau

Les chercheurs ont examiné 10 ans de données sur les eaux usées et les stations d’épuration dans le monde pour savoir si elles arrivent à bien éliminer les 42 substances qui s’y trouvent fréquemment. Les résultats ne sont pas fameux.

Les stations d’épuration ont un faible niveau d’efficacité pour plus d’un quart des ces polluants,

6 produits chimiques souvent détectés sont particulièrement mal traités dans les eaux qui ressortent des stations : il s’agit d’un herbicide, d’un médicament anti-convulsant, de deux antibiotiques et d’un anti-inflammatoire.

Également fréquents dans les eaux usées, on trouve de l’acétaminophène (un groupe de médicaments analgésiques (les antidouleurs) et antipyrétiques (les réducteurs de la fièvre), la caféine que tout le monde connait, de l’estriol (un oestrogène naturel). Heureusement, comme la plupart des substances, les stations d’épuration les éliminent avec un taux de succès élevé.

Les stations d’épuration arrivent à enlever un agent antibactérien qui pose un vrai problème sanitaire, le triclosan, une substance qui est ajoutée à bien des produits de soin comme le savon, les déodorants (où il remplace l’aluminium) ou les dentifrices. Les stations l’éliminent avec une efficacité moyenne.

En France, en mars 2013, une étude de 60 Millions de consommateurs a démontré la présence de traces de pesticides et de médicaments, dont un pour traiter le cancer du sein (2), dans environ 20 % des eaux en bouteille ; ce qui d’ailleurs ne remet pas en cause leur potabilité. En France, le polluant le plus souvent trouvé est l’atrazine (avec les nitrates).

Les anti-cancéreux sont particulièrement redoutés car ils sont très difficiles à détruire dans les stations d’épuration. Ils peuvent se diffuser dans tout l’écosystème alors que ce sont des produits mutagènes, cancérogènes et toxiques pour la reproduction

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