Le téléchargement est meilleur pour la planète

Le téléchargement est meilleur pour la planète

Depuis, quelques années le téléchargement de fichiers est devenu l’objet de longs débats entre les défenseurs des droits d’auteur et ceux proclamant leur liberté de s’échanger des fichiers.

Il ne sera nullement question d’entrer dans ce débat quasi-inextricable dans cet article.

Juste une occasion de constater un paradoxe : si le téléchargement a eu des effets néfastes sur l’industrie musicale, il a aussi permis de réduire les dépenses d’énergie.

Si les fétichistes du disque peuvent être déçus, les défenseurs de l’environnement ont plutôt l’occasion de se réjouir comme l’a démontré une étude européenne (en coopération avec EMI) datant de 2003 à propos de l’impact environnemental de la musique digitale.*

L’impact environnemental des CDs varie selon le transport

L’impact environnemental des disques est facile à retracer : il faut fabriquer le disque en lui-même, le livret, le boîtier, l’emballage plastique.

Tout un ensemble d’éléments qui, même s’ils sont faits à grande échelle, sont extrêmement énergivores.

L’impact environnemental des disques est également alourdi par le transport  :

  • soit suite à un achat en ligne : le disque peut alors être livré par camion ou avion mais la livraison amoindrit l’impact.
  • soit lors d’un achat dans un commerce : selon votre mode de transport, l’achat peut être plus ou moins polluant (transports en commun/vélo/voiture).

Il s’avère qu’acheter un CD en ligne est nettement moins polluant qu’acheter en magasin. Car même si l’achat en ligne d’un disque  n’est pas totalement vert, la livraison étant groupée, cela fait énormément de pollution en moins, aussi bien à cause de l’absence de transports individuels, que de la disparition des dépenses énergétiques causées par le magasin (l’électricité, en premier lieu).

 

Le téléchargement à haut débit : le plus faible impact environnemental

Du côté du téléchargement, l’impact est bien entendu moindre. Un MP3 ne dégage ainsi que 13 % du dioxyde de carbone dégagé par un CD.

L’essentiel de l’énergie dépensée par un téléchargement provient des centres de traitement de données et de l’électricité dont a besoin l’ordinateur pour fonctionner.

Ensuite, l’énergie dépensée dépend de ce que l’on fait des fichiers MP3 téléchargés : soit ils restent à l’état de MP3 dans l’ordinateur, soit ils sont gravés.

Graver un disque multiplie quasiment par deux la dépense énergétique : de 7 mégajoules à 12 mégajoules. La dépense en CO² est, elle aussi, multipliée par deux : de 400 grammes, on passe à 700 grammes de CO².

Un autre facteur entre en compte : la vitesse de téléchargement. Plus le débit est haut et moins il y a besoin d’électricité pour télécharger.

Bref, la meilleure solution semble soit d’écouter nos vieux albums, soit d’échanger ses disques.

Car c’est parfois dans les vieux pots que l’on fait les meilleures confitures.

* http://www.forumforthefuture.org/files/DigitaleuropeMusiccasestudy.pdf

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