GDF Suez lance des hydroliennes en Normandie et en Bretagne

GDF Suez lance des hydroliennes en Normandie et en Bretagne

Depuis qu’il a perdu l’appel d’offres public géant concernant les éoliennes marines off shore(1), le groupe GDF Suez cherche à rebondir dans la filière de production d’électricité sous-marine. Première avancée, l’annonce de l’implantation de 2 hydroliennes sur notre côte Ouest.

Deux hydroliennes d’ici 2015

Mercredi 20 juin, l’énergéticien franco-belge a annoncé son intention de lancer deux projets d’hydroliennes (turbines électriques sous-marines) en Normandie et en Bretagne.

«L’ambition de GDF Suez est de pouvoir, à travers ces deux projets, installer et exploiter dès 2015 des unités de production hydrolienne sur ces deux zones et devenir un acteur de référence dans les énergies marines renouvelables», a souligné le groupe dans un communiqué.

Il lui faudra, au préalable, attendre les conclusions d’une étude conduite par RTE sur les possibilités de raccordement au réseau de transport d’électricité (haute tension) d’une ferme hydrolienne, située au pied de l’usine Areva de La Hague. Cette étude doit, en principe, être réalisée d’ici la fin de l’année.

Raz Blanchard et Le Passage du Fromveur, 2 zones à fort potentiel

D03 à Bénodet - Photo Ouest France

La première zone évoquée par GDF Suez est celle du Raz Blanchard, l’un des courants de marée les plus puissants d’Europe, qui s’écoule entre le Cotentin et les îles anglo-normandes. La zone concentre à elle seule la moitié du potentiel hydrolien national et le groupe dirigé par Gérard Mestrallet dit vouloir «obtenir les autorisations nécessaires afin de pouvoir installer dès 2015 un parc pilote de 3 à 6 turbines pour une puissance de 3 à 12 mégawatts».

Ce parc devrait être constitué d’hydroliennes «HyTide» fabriquées par Voith Hydro, co-entreprise entre l’Allemand Siemens et le Norvégien Voith.

Le deuxième site choisi est Le Passage du Fromveur, situé au sud de l’île d’Ouessant au large du Finistère, considéré comme le deuxième plus grand gisement hydrolien français. Le groupe vise à «y développer un parc hydrolien à l’horizon 2016». Sa filiale, Eole Generation, a signé un accord avec la société d’ingénierie hydrolienne Sabella, qui lui donnera accès à des études sur le site et à ses données sur le prototype d’hydrolienne «D10».

A elles deux, les zones retenues concentrent «80 % du potentiel d’exploitation énergétique des courants marins en France», souligne GDF Suez.

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