Climat : 44 000 milliards de dollars, et on est tranquille

Climat : 44 000 milliards de dollars, et on est tranquille

On ne vous en avait pas parlé en 2014, mais c’était pourtant impressionnant. Vivre mieux, c’est aussi continuer à ne pas vivre sur une planète surchauffée. Contrer le changement climatique, ça risque de coûter cher !

44 000 milliards de dollars pour contrer le changement climatique

L’Agence Internationale de l’Énergie tire la sonnette d’alarme

C’est à Séoul que l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a annoncé il y a quelques mois sa nouvelle estimation des investissements nécessaires pour pouvoir disposer d’ici 2050 d’une production d’énergie qui ne menace pas le climat.

Selon l’AIE, il faudrait ainsi investir 44 billions de dollars d’ici 2050 pour limiter la hausse du climat à 2° Celsius. Et non, ça n’est pas une erreur de traduction : il s’agit bel et bien de 44 billions au sens français du terme, soit de 44 mille milliards de dollars. Ce qui nous fait encore… 20 fois le PIB annuel de la France.

Certaines entreprises ont beaucoup à perdre

L’entreprise financière Chevreux-Kepler estime cependant que les entreprises du secteur pétrolier perdraient jusqu’à 28 billions de dollars si jamais les gouvernements prenaient les mesures nécessaires pour limiter la hausse de la température à 2° Celsius d’ici 2050.

Tôt ou tard, les gouvernements vont être forcés d’agir
Mark Lewis, analyste chez Chevreux Kepler

Et lorsque les gouvernements prendront les mesures qui s’imposent pour basculer de façon significative la production d’énergie vers les énergies renouvelables, les actifs détenus par les entreprises pétrolières verront leur rendement plonger.

Photo aérienne d'une raffinerie en bord de mer - changement climatique

Une raffinerie. C’est sur ce genre d’actif que les pétroliers pourraient perdre beaucoup d’argent.

N’en déplaise aux producteurs d’hydrocarbures, l’IAE pense que “l’électricité va jouer un rôle déterminant dans la première moitié de ce siècle ». Mais hélas, “que ce soit clair : nous allons dans la mauvaise direction ». Car nous utilisons actuellement trop de charbon pour produire notre électricité, précise l’IAE, qui souligne que cela compense négativement les progrès réalisés en matière d’énergies renouvelables.

Du progrès du côté des énergies renouvelables :

L’IAE se réjouit que les pays émergents investissent désormais massivement dans les énergies renouvelables. Ils compensent ainsi la frilosité des pays développés en proie à des difficultés budgétaires.

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