Les banques françaises au charbon

Les banques françaises au charbon

Chaque année maintenant le réseau Banktrack dresse le palmarès des banques qui financent le plus l’industrie du charbon. Le but est de mettre la pression sur les grandes banques afin qu’elles soutiennent les énergies vertes plutôt que la plus polluante des énergies fossiles, le charbon. En 2014, des banques françaises sont encore épinglées.

3 banques françaises financent le charbon

objectifs climat actualitésA elles seules, 3 grandes banques françaises représentent 94 % des montants apportés à la filière charbon par le secteur bancaire français :  il s’agit de la BNP Paribas, du Crédit Agricole et de la Société Générale. (1)

 Charbon – le saviez-vous ?

> La combustion du charbon émet 35 % de gaz carbonique en plus que le pétrole, 72 % de plus que le gaz naturel.

> 1,5 kg de charbon produit autant d’énergie qu’une éolienne en une seule rotation :  1 kilowatt.

> De 2005, date d’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto, à 2013  le secteur bancaire a investi ou prêté 165 milliards d’euros pour extraire plus de charbon, soit en moyenne 18 milliards € par an.

La consommation de charbon a plus que doublé en 30 ans et devrait continuer à augmenter de 1,8 % par an et passer de 2 772 millions de tep à 4 441 M tep en 2030 (+30 %).

30 milliards pour le charbon

charbon-exploitationCes montants ont représenté 30 milliards d’euros, de 2005, date d’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto à avril 2014, ce qui selon l’association placerait les banques françaises au rang de “4ème financeur mondial des changements climatiques”.

Les financements des banques françaises se sont accrus de 218 % entre 2005 et 2013 au niveau international, soit une multiplication par 4 en 9 ans !

Malgré les alertes de plus en plus alarmistes sur le climat mondial et sur le réchauffement climatique, ces financements au charbon augmentent régulièrement depuis 2005  : ils ont atteint un nouveau record de plus de 72 milliards d’euros en 2013.

Au total ce sont 373 milliards € qui ont été investis en soutien du secteur charbonnier sur le plan international depuis 2005. Un montant énorme qui se concrétise par des projets miniers pharaoniques et parfois combattus par les associations écologistes, par exemple :