Ampoules basse consommation : le plaidoyer de l’Ademe

Les ampoules basse consommation sont l’objet de nombreuses polémiques quant aux risques qu’elles pourraient représenter pour notre santé, principalement dus à la présence de mercure dans leur composition. Pour endiguer la polémique, l’Ademe a rendu un avis plus que favorable à leur utilisation…

On peut même parler d’un véritable plaidoyer, s’appuyant sur des arguments écologiques et économiques tout en minimisant l’impact de leur quantité de mercure sur notre santé.

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Les 5 arguments de l’Ademe en faveur des "basse conso"

Dans cet avis, consoGlobe a relevé 5 arguments principaux de l’Ademe incitant le consommateur a adopter les ampoules basse conso :

1er argument : l’efficacité énergétique

  • Les lampes à incandescence produisent 95 % de chaleur et peu de lumière (5 %), alors que les ampoules basse conso ont une efficacité énergétique bien plus élevé, produisant environ 75 % de chaleur et 25 % de lumière.
  • Les ampoules basse consommation sont toutes classées entre A et B au niveau de l’étiquette énergétique, alors que les halogènes sont entre B et D, les ampoules incandescentes entre E et G.

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2e argument : un confort d’éclairage désormais identique

  • Les ampoules basse consommation offrent maintenant une diversité de formes très large avec un confort d’éclairage désormais analogue à celui des ampoules à incandescence.
  • Les dernières générations de basse conso atteignent aujourd’hui très rapidement leur niveau d’éclairage maximum,  les modèles les plus performants émettent ainsi 80 % de leur flux lumineux dès l’allumage.

3e argument : une quantité de mercure très faible

  • Les ampoules basse consommation contiennent certes du mercure mais en faible quantité de mercure (3 mg en moyenne), alors que les tubes fluorescents (« néons ») en contiennent en moyenne 7 mg par tube ! Il y a donc peu de danger pour la santé même en cas de brisure de l’ampoule basse conso.

  • Le seul risque est la pollution pouvant être engendrée si ces ampoules basse conso ne sont pas recyclées correctement : l’Ademe rappelle qu’il est essentiel de rapporter vos ampoules basse conso chez une enseigne de la grande distribution, à une déchetterie, ou encore auprès des installateurs électriciens afin qu’elles soient valorisées et le mercure extrait et recyclé.

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4e argument : des rayonnements électromagnétiques dans les normes

  • Une étude sur les rayonnements électromagnétiques émis par les ampoules basse consommation a été réalisée en 2004, par l’Office Fédéral pour la Santé de Suisse, montrant que les niveaux maximum de rayonnement à 30 cm étaient relativement faibles, et très en-dessous des niveaux de référence recommandés par le Conseil de l’Union européenne. Résultat pris au mot :"en ce qui concerne le rayonnement électromagnétique, les LBC émettent un rayonnement à peine plus élevé que celui des lampes à incandescence."
  • D’autres études internationales en ont tiré les mêmes conclusions :  les ampoules basse conso, utilisées de façon normale, à savoir à plus de 30 cm d’une personne, ne sont pas dangereuses pour la santé humaine.

Pour mettre fin à cet énième débat, un projet de normes international
et des mesures complémentaires seraient en cours de réalisation.

5e argument : des économies à moyen terme

Une ampoule basse conso coûte 5 à 8 euros de plus qu’une ampoule classique, mais elle fait économiser à un ménage plusieurs dizaines d’euros sur sa durée de vie. En effet, elle consomme environ 5 fois moins d’énergie et dure 8 000 heures en moyenne, contre 1 000 heures pour une ampoule classique et entre 2 000 et 3 000 heures pour un halogène.

A télécharger  : l’avis de l’Ademe sur les ampoules basse conso

Notre avis : ce compte-rendu de l’Ademe est à première vue sans contestations possibles, avec des études scientifiques à l’appui. Il reste cependant une question en suspend : qu’entend l’Ademe quand elle affirme qu’une "lampe basse consommation qui se brise présente peu de danger". Peu n’est pas synonyme de sans…

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