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Les Canadiens créent un désert de sables bitumineux !

09/2008
Les forêts boréales du Canada sont immenses et splendides. Elles recèlent un trésor de plus en plus convoités : les sables bitumineux. Cette richesse est la cause d’un triple désastre : une déforestation massive, une pollution spectaculaire et menaçante, une explosion des émissions de C02 dans l’atmosphère.

Les sables bitumineux, 2ème réserves mondiales de pétrole

Les sous-sols canadiens ont été le fond d’un océan sur lequel se sont accumulés des déchets organiques qui se sont transformés en un pétrole mélangé aux sables. Avec le prix du pétrole durablement élevé, le pétrole des sables bitumineux devient très attractif.
Il y aurait dans les sables bitumineux Canadiens, dans la province de l’Alberta, autant de pétrole qu’en Russie, et réunis. Seule l’Arabie saoudite en aurait plus et encore, on en est pas sûr !

  • Cent milliards de dollars seront investis au courant de la prochaine décennie pour continuer l’exploitation des sables bitumineux en Alberta.
  •  La surface d’exploitation des gisements est plus grande à la superficie de la Floride. Cela ressemble à de la mélasse, un mélange d'hydrocarbures très lourds provenant des fameux « les sables bitumineux de l’Alberta ». Ce bitume est à la base de l’énorme boom économique qui secoue l’industrie pétrolière de cette province et qui ravit certains habitants qui se voient bientôt aussi riches que les arabes du pétrole.
  • De grandes compagnies pétrolières (Shell, Exxon, Suncor,…) exploitent déjà d’immenses surfaces avec des moyens colossaux. Pour accéder aux sables, elles ont du raser d’énormes superficies de forêt, provoquant une émission massive de C02 dans l’atmosphère et en créant un paysage désolé assez démoralisant.
  • Les sables bitumineux ont le grand inconvénient de nécessiter de très gros moyens et quantités d’énergie et d’eau pour en extraire du pétrole exploitable
  • L’exploitation des sables bitumineux nécessite des installations gigantesques, qui relèvent davantage des mines à ciel ouvert que de l’industrie pétrolière traditionnelle. Mais, comme le prix du pétrole s’est considérablement apprécié depuis trois ou quatre ans, l’industrie est devenue rentable avec pour premier client les Etats-Unis.

Au Canada, les sables bitumineux polluent en grand

Comme le titrait Courrier international en septembre 08, « Au Canada, on pollue en grand » ; à tel point que certains scientifiques sont effarés : « C'est une abomination. […] Ça défie l'imagination. […] On ne fait pas honneur à nos enfants ni à l'environnement. » s’attriste l’expert en environnement Gray Jones.

Il faut une quantité phénoménale de vapeur d’eau pour extraire le bitume : l’équivalent de la consommation quotidienne d’une grande ville. Pour cela, on puise systématiquement dans les grands cours d’eau. On craint donc un assèchement des sols et une baisse de la nappe phréatique, au moment même où l’Alberta vit de grandes sécheresses.

L’extraction d'un seul baril de pétrole des sables bitumineux de l'Alberta génère plus de 80 kg de gaz à effet de serre (GES), soit trois fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que la production d’un baril de pétrole classique.

La pollution sournoise du méthane s’ajoute au C02

35 % de la forêt boréale sont composées de tourbières. Or les tourbières sont les plus grands réservoirs naturels de CO2 au monde. Ce facteur n’est pas pris en compte quand on calcule les gaz à effet de serre dégagés lors de l'exploitation des sables bitumineux. Ces gaz s’ajoutent à ceux créés par la coupe des forêts.


Mais il y a des problèmes plus graves et urgents que le méthane, car avant que les divers produits finis, c'est-à-dire le kérosène, le gazole et le naphte, ne soient stockés dans les réservoirs, ils subissent de nombreuses transformations.

Usine Suncor

L'usine de traitement de Suncor, située au nord de Fort McMurray en Alberta, pendant l'hiver.

Une étude menée au Canada montre que du fait des dommages causés à l’environnement et aux énormes ressources naturelles utilisées, notamment l’eau, que « les coûts d’exploitation des sables bitumineux dépassent peut-être de beaucoup tous les bénéfices qui en sont attendus ». Pourtant les compagnies pétrolières sont bien loin de payer pour les ressources qu’elles utilisent. C’est la nature qui trinque…

A suivre : Comment les Canadiens sont en train de créer un désert de 140 000 km2 et d’empoisonner les communautés locales et l’environnement.
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Glany

Pourquoi personne ne réagit à la lecture d'un tel désastre ? C'est horrible !!! Et personne ne les arrête...
Je ne sais pas dans quel monde vivra ma petite fille...
07 09 2008 à 22:03
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Ils l'ont dit !

" Le ralentissement économique des secteurs traditionnels conduit les investisseurs à penser que le financement des green tech est un des placements les plus sûrs à l’avenir ".Cabinet Ernst & Young. Source Novethic, la Lettre de l’Economie Responsable, Juillet-Août 2008

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