Super El Niño : vers des records de chaleur en 2026-2027

Prenez un évènement naturel, ajoutez-y les conséquences du changement climatique, et vous obtenez, a priori, des conditions extrêmes à compter de l’été prochain. Un « super El Niño » capable de faire basculer la planète vers de nouveaux records de chaleur.

Rédigé par , le 16 Apr 2026, à 10 h 00 min
Super El Niño : vers des records de chaleur en 2026-2027
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Selon Météo France, la rencontre entre cet événement naturel et le réchauffement climatique devraient entraîner des niveaux inédits de températures à l’échelle planétaire en 2026-2027.

Vers un « super El Niño » ?

Un nouvel épisode El Niño se dessine pour l’été 2026, succédant à une phase La Niña peu marquée. Ce phénomène climatique naturel résulte d’un affaiblissement des alizés dans le Pacifique, provoquant un déplacement des eaux chaudes de l’Indonésie vers les côtes sud-américaines. Actuellement, les indicateurs montrent déjà un retour progressif à des températures de surface océaniques normales. Sans doute le prélude à un basculement imminent vers cette phase chaude.

Quelle sera l’intensité du phénomène cette année ? Certains modèles suggèrent l’apparition d’un « super El Niño ». Un terme qui désigne un épisode où l’anomalie de température dépasse les 2 °C, voire 3 °C dans le Pacifique central. Si les climatologues de Météo-France restent prudents quant à la confirmation de ce seuil à cause des incertitudes saisonnières, la hausse thermique prévue pour la fin d’année 2026 s’annonce déjà significative.

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Les territoires d’outre-mer en première ligne

À l’échelle mondiale, cet événement risque de battre des records de chaleur en se superposant au réchauffement climatique d’origine humaine. Les années 2026 et 2027 pourraient ainsi égaler ou surpasser les températures inédites de 2024, franchissant potentiellement de nouveau le seuil symbolique des 1,5 °C de réchauffement par rapport à l’ère pré-industrielle. L’effet conjugué du cycle naturel et du dérèglement global accentue en effet les risques climatiques planétaires.

En ce qui concerne les conséquences géographiques, elles devraient être variées : des précipitations intenses sont attendues en Afrique de l’Est et dans le sud des États-Unis, tandis que l’Australie et l’Amazonie pourraient subir de fortes sécheresses. En Europe, l’impact direct d’El Niño reste généralement marginal face à la tendance globale du réchauffement. Mais les territoires d’outre-mer situés dans les zones tropicales seront, eux, en première ligne de ces bouleversements.

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