Révolution écologique des règles : les culottes menstruelles et protections lavables au service de l’environnement

Rédigé par MarieJulie Mottura, le 7 Jun 2024, à 9 h 23 min
Révolution écologique des règles : les culottes menstruelles et protections lavables au service de l’environnement
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Face au dérèglement climatique, la prise de conscience écologique s’est accentuée dans tous les domaines. Les protections hygiéniques ne font pas exception. De plus en plus de femmes recherchent des alternatives plus respectueuses de l’environnement que les serviettes et tampons jetables. Les culottes et protections lavables font partie des solutions.

Protections hygiéniques jetables, une pollution d’ampleur

Selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), les tampons, serviettes et autres textiles sanitaires représentent 13 % des ordures ménagères. Cela fait plus de 30 kg de déchets par an par personne. Cependant, ils ne sont pas recyclés. Les emballages comme les protections sont enfouis ou incinérés. Dans les deux cas, ils sont une source de pollution. Apparues il y a quelques années, les culottes menstruelles ont longtemps été réservées à une clientèle aisée. Avec des enseignes comme Mademoiselle Culotte, leur usage se démocratise. Cette marque de culottes menstruelles propose des modèles féminins et efficaces à un prix abordable.

Une menace pour la planète, mais aussi pour les femmes

Quand elles sont incinérées, les protections hygiéniques émettent des gaz à effet de serre. Jetées dans les toilettes ou enfouies, elles provoquent une pollution des sols comme des cours d’eau. Leurs microparticules de plastique et composants chimiques ne peuvent pas tous être éliminés lors du passage en station d’épuration. Par ailleurs, il est très fréquent de les retrouver en pleine nature. Elles sont ainsi le cinquième type de déchets en plastique jetable retrouvé sur les plages.
Leur composition provoque de nombreuses inquiétudes pour la santé des femmes. Un rapport de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) de 2018 a révélé que les serviettes, protège-slip ou tampons à usage unique, contiennent des substances toxiques. Des composés aux effets cancérogènes ou perturbateurs endocriniens sont directement absorbés par la peau. Ils peuvent provoquer des irritations, mais leurs conséquences sur le long terme pourraient se révéler plus problématiques.

Des protections durables pour préserver l’environnement

Les culottes menstruelles et protections lavables ont complètement changé la donne dans le secteur des produits destinés aux femmes. Elles allient plusieurs niveaux de protection pour absorber le sang, neutraliser les odeurs, empêcher les fuites, tout en assurant un contact doux avec la peau. La conception de ces sous-vêtements techniques évolue en fonction du flux. Après l’utilisation, il suffit de les rincer à l’eau froide avant de les laver en machine à 30 °C. Elles peuvent ainsi être utilisées entre 5 et 10 ans ! Si l’investissement de départ demande un petit effort (à partir d’environ 20 €), il est rapidement rentabilisé. En effet, tous les ans, une femme dépense entre 100 € et 150 € pour ses protections hygiéniques jetables. Selon l’organisation Zéro Waste, en utilisant des protections hygiéniques lavables, chaque Européenne peut limiter ses émissions de CO2 de 5,3 kg par an.

Avec un prix démarrant aux alentours de 20 € et une durée de vie pouvant atteindre 10 ans, les culottes menstruelles s’imposent comme une révolution écologique. Désormais, les femmes peuvent s’offrir des protections sûres, saines et respectueuses de l’environnement tout en limitant leur budget menstruations.

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