Pour Brune Poirson, la taxe carbone ‘reviendra peut-être’

Brune Poirson, secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire, plaide pour le retour de la taxe carbone. Selon elle, c’est un outil efficace en faveur de la transition écologique, pour que les gens changent leur comportement.

Rédigé par Paul Malo, le 11 Feb 2019, à 10 h 10 min

C’est un « outil efficace » qui « reviendra peut-être », a estimé la secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire.

Faire payer plus cher pour changer les comportements

Ce serait étonnant que le mouvement des Gilets Jaunes et le Grand Débat National débouchent sur l’instauration de nouvelles taxes, mais c’est pourtant envisageable, selon Brune Poirson.

Car d’après elle, la taxe carbone est un « outil qui est efficace » et « qui a un vrai impact », a estimé dimanche 10 février la secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire sur l’antenne de France 3(1) : cet outil « reviendra peut-être ». « Cela fait l’objet des discussions dans le Grand débat, ça va faire partie des discussions, les questions de fiscalité, de pouvoir d’achat, sont au centre des préoccupations des Français et occupent une place importante dans le Grand débat » a affirmé la secrétaire d’État.

On se souvient que l’augmentation de cette taxe prévue au 1er janvier a été annulée en décembre, afin de répondre au mouvement des Gilets Jaunes. Pour autant, selon la secrétaire d’État, « la taxe carbone, les économistes l’ont montré, est un outil qui est efficace » et « un outil en faveur de la transition écologique, qui a un vrai impact parce qu’il envoie un signal prix qui permet aux gens de changer leur comportement ».

Un projet de loi sur l’économie circulaire

Au-delà, Brune Poirson est également revenue sur le projet de loi sur l’économie circulaire attendu d’ici l’été. C’est, selon elle, un projet de loi difficile, même s’il s’agit essentiellement de transposer un droit français des directives européennes. Pour autant, le gouvernement n’entend pas le faire voter par ordonnances, même si cela avait été envisagé, précise la secrétaire d’État.

Pour elle, il est fondamental que ce qui sera discuté durant le Grand débat puisse également être intégré à ce projet de loi. Un texte compliqué « parce que je m’attaque au monde des déchets », « un monde qui est opaque ». Et d’ajouter : « Je veux que les Français en aient pour leur argent, que tous les éco-organismes et tous ceux qui gèrent les déchets en France le fassent de façon plus transparente et plus respectueuse du pouvoir d’achat des Français ».

Illustration bannière : voiture faisant le plein – © Pavel Kularkov
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