Attention aux produits antipuces plein d’insecticides neurotoxiques

Les produits antiparasitaires pour les animaux de compagnie (antipuces, tiques ou parasites) contiennent des pesticides à éviter à tout prix.

Rédigé par Anton Kunin, le 9 Apr 2018, à 11 h 40 min

Avec le retour du printemps, puces et tiques se régalent, et nos animaux recommencent à se gratter compulsivement. Le réflexe ? Filer en pharmacie pour acheter un collier, des pipettes, ou un spray… Mais malheureusement, ces produits contiennent des substances chimiques qui ne font pas que tuer les parasites.

Puces, tiques, teigne : les antiparasitaires chimiques pour les animaux peuvent faire des ravages

Il faut savoir que l’utilisation d’antiparasitaires chimiques peut avoir des conséquences néfastes pour certains animaux de compagnie. Ainsi, la moitié des signalements faits au Centre de pharmacovigilance vétérinaire de Lyon pour les chats concernent la perméthrine, une molécule utilisée dans de nombreux produits antiparasitaires pour chiens, mais qui peut s’avérer mortelle pour un chat. Or, des ménages ayant à la fois un chien et un chat sont nombreux à l’ignorer, d’où des effets indésirables graves voire des morts chez les chats exposés à cette substance.

De nouvelles étiquettes comportant des messages de prévention ont certes été introduites en 2008, diminuant fortement le nombre d’accidents, il n’en demeure pas moins que des cas d’intoxication des chats à la perméthrine continuent régulièrement à être déclarés.

antipuces

Un chat qui se gratte © Maja Marjanovic

Les produits à base de pesticides neurotoxiques au rayon animalerie peuvent aussi être dangereux pour le développement cérébral des enfants

Les chercheur de l’Inserm ont montré en 2015 que les produits contenant des insecticides neurotoxiques de la famille des pyréthrinoïdes, comme la perméthrine et la tétraméthrine, provoquent une « baisse significative » des performances cognitives des enfants, « en particulier de la compréhension verbale et de la mémoire de travail ».

Le fipronil, cette substance très toxique à l’origine du scandale des oeufs contaminés, est interdite en agriculture, mais via des produits comme Frontline par exemple, elle se retrouve sur nos chiens et chats, dans nos intérieurs, et sur nos mains et celles de nos enfants (elle peut aussi contaminer les bébés à travers le lait maternel). Or ce puissant neurotoxique, nocif par simple contact induit chez les rat des changements dans le cerveau rappelant la maladie d’Alzheimer.

Heureusement, il existe des alternatives naturelles : terre de diatomée, huiles essentielles (tea tree, citronnelle, géranium rosa, lavandin, etc.) ou  encore pyrèthre… Inspectez bien vos animaux au retour des balades dans la nature et prévenez les infestations avec les répulsifs avant de sortir !

A lire aussi :
Illustration bannière : Chien qui se gratte – © 574523398
Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup !
consoGlobe vous recommande aussi...



Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

1 commentaire Donnez votre avis
  1. Il y a longtemps qu’on le sait mais pour nos politiques et notre super ministre hulot ils s’en foutent comme de leur première chemise, tout comme les néonicotinoïdes tueur d’abeilles, et tout le reste, il faut que les laboratoires vendeurs de mort s’enrichissent, cherchez l’erreur.

Moi aussi je donne mon avis