Consigne du verre : le grand retour vire au faux départ
L’expérimentation « ReUse » menée par l’éco-organisme Citeo visait à réintroduire la consigne du verre. Pour l’instant, le bilan en est bien mitigée.

Pour l’ONG Zero Waste, près d’un an après l’expérimentation du dispositif ReUse dans le nord-ouest de la France, l’objectif n’est pas atteint.
Un déploiement timide
Lancée en juin 2025 dans quatre régions du nord-ouest de la France, l’expérimentation « ReUse » menée par l’éco-organisme Citeo visait à réintroduire massivement la consigne du verre. Mais un an après son lancement, l’ONG Zero Waste France en dresse un bilan sévère. En effet, alors que la direction de Citeo tablait sur la participation de 750 supermarchés avant la fin de l’année 2025, le dispositif ne compte aujourd’hui que 350 magasins partenaires.
Concrètement, en magasin, au lieu des dizaines de produits promis (bières, jus, soupes, bocaux), les clients ne trouvent en moyenne que neuf références réemployables par point de vente. Mais, surtout, les produits consignés affichent des écarts de tarifs vertigineux : ils sont parfois jusqu’à trois fois plus chers que leurs équivalents en emballages jetables, hors coût de la consigne elle-même.
Un manque de visibilité
L’expérience utilisateur est également pointée du doigt par l’ONG Zero Waste, qui qualifient ce lancement de « faux-départ ». Dans la majorité des cas (63 %), la signalisation en rayon reste incomplète, le personnel des supermarchés peine à renseigner les clients sur le fonctionnement du système. Quant aux bornes de déconsignation, elles s’avèrent particulièrement difficiles à localiser.
La France accuse un retard considérable en matière de recyclage, affichant moins de 2 % d’emballages réemployés contre l’objectif de 10 % fixé par la loi Agec pour 2027. Face à ces critiques, les distributeurs temporisent en rappelant que le dispositif est encore en phase d’expérimentation.
Lire aussi
Laver les bouteilles consignées, le plus vert des recyclages
A lire absolument


























