Développement durable : les banques communiquent trop peu

Le secteur bancaire et financier n’est toujours pas considéré comme acteur concret du développement durable par le grand public…En dépit des actions mises en oeuvre, une récente étude montre que la volonté de mettre un point d’honneur sur la promotion du développement durable à grande échelle est loin d’être l’ambition de la communauté bancaire.

Développement durable : les banques ne valorisent pas

Une étude réalisée par PricewaterhouseCoopers Advisory pour la FNCE (Fédération Nationale des Caisses d’Epargne) et l’EFMA (European Financial management and Marketing Association) révèle les visions respectives des banques et celles de leurs clients, en termes de développement durable…

Résultat : face aux attentes croissante des clients vis-à-vis de leurs établissements bancaires en matière de développement durable, de placements solidaires ou ISR, les actions se multiplient mais les banques, en communiquant peu dessus, ne les valorisent pas.

  • 46 % des personnes interrogées se disent sensibles aux initiatives environnementales et sociales de leur banque.

Les banques et le développement durable

Or, 68 % des personnes sondées considèrent que l’engagement des agences bancaires pour les problématiques environnementales est insuffisant. Pire, seulement 15 % des clients interrogés mentionnent les banques comme un secteur investi dans les enjeux du développement durable (contre 35 % pour l’automobile) !

Développement durable : les banques agissent

 

Pourtant, 55 % des banques ont mis en place une politique d’éco-conception de leurs agences, notamment pour y économiser de l’énergie, et 48 % des banques disposent des produits d’investissement responsables dans leur offre.

Or, autre problème : 45 % des clients ignorent l’existence de ces produits… Pourquoi ? Parce que 90 % des banques ne disposent pas de force de vente dédiée à leur offre développement durable.

banque éthiqueL’étude évoque donc le risque encouru par les banques à ne pas mettre en avant leur engagement, dans un contexte où le classement des banques plus ou moins engagées risque au fil du temps de se transformer en “un classement d’attractivité pour un pourcentage de clients sans cesse grandissant”, d’après Patrick Desmarès, délégué général de l’EFMA.

Quelles sont les banques éthiques ?

Il faut savoir qu’une banque éthique applique un code de conduite strict à ses choix d’investissement. Ainsi, certains financements sont proscrits comme celui des entreprises ne respectant pas les droits fondamentaux des travailleurs et l’environnement.

Hormis la NEF (coopérative de finances solidaires), une future banque éthique européenne verra le jour en 2010. Alternative bancaire complète, reposant sur des principes d’éthique et de transparence, elle sera dotée d’un patrimoine de départ de 100 millions €, une épargne de 1,2 milliard € et 50000 sociétaires.

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Sur la finance solidaire ou les placements ISR :