Le bois, en voie d’extinction ou alternative au pétrole ?

Le bois, en voie d'extinction ou alternative au pétrole ?

Un sondage Sofres de 2000 révélait que 71 % des Français étaient persuadés que l’hexagone dispose de moins de forêts qu’en 1800. Aujourd’hui encore nous sommes  nombreux à penser que la déforestation touche également la France.

C’est pourtant faux. La forêt française se porte plutôt bien.

La FAO affirme que la disparition des forêts ralentit !

Il est indéniable que les forêts continuent de disparaître à un rythme dramatique au niveau mondial. Ce sont 13 millions d’hectares de forêts qui disparaissent chaque année, coupés à ras ! L’affirmation de la FAO est trompeuse car elle tient compte des surfaces replantées.

Or, les forêts replantées sont très loin de remplacer les forêts naturelles primaires : souvent composées d’une ou deux essences dédiées à l’industrie papetière, les forêts replantées sont d’une pauvreté écologique affligeante.

L’exemple désolant de la Tasmanie, région de l’Australie grande comme l’Irlande, est révélateur. Les forêts primaires de Tasmanie, notamment les forêts d’eucalyptus, uniques au monde, sont détruites méthodiquement par des sociétés privées … et publiques. Pourquoi ? Tout simplement pour replanter 1 seule espèce d’arbre destiné à faire de la pâte à papier.

C’est toute l’incroyable biodiversité des forêts humides, fruits d’un équilibre écologique multi millénaire, qui est menacée.

20 % de l’île sont déjà occupés par les plantations qui sont protégés par leurs exploitants en empoisonnant les animaux sauvages. En effet, pour empêcher les animaux, privés de leur habitat naturel, de venir se nourrir des jeunes plants ; les forestiers utilisent un agent toxique pour les empoisonner.

Déforestation – Évitez la certification PEFC !

foret-tropicale deforestationLe certificat européen PEFC, sensé identifier les plantations forestières saines, admet les pratiques de Tasmanie. Ainsi, quand vous croyez acheter du bois issu de forêts replantées et gérées durablement, vous contribuer à la destruction de la forêt ! !

Tout comme le label australien AFS, il faut éviter le label PEFC, trop incohérent.

Malgré l’urbanisation croissante, et la croissance des périphéries urbaines ; malgré les incendies de l’été ou les tempêtes, les forêts européennes et françaises ne cessent de grandir. La surface forestière grandit de plusieurs milliers d’hectares chaque année.

Conséquence directe, le bois redevient un matériau de construction à la mode et retrouve sa place en tant que combustible pour le chauffage. La perspective d’économiser l’énergie et l’utilisation des carburants fossiles (pétrole, gaz) va impliquer de mieux exploiter qu’elles ne le sont aujourd’hui les forêts françaises.

Autre élément qui pousse à l’extension des forêts, la lutte contre l’effet de serre. En effet, le bois des forêts sert de piège, de « puits », à carbone et aide l’Europe dans son combat contre le C02.

 

 

D’un point de vue global donc, l’exploitation de la forêt, en Europe comme dans le monde entier, va devoir trouver un équilibre en l’impératif écologique et de préservation de la nature d’une part et d’autre part, la d’exploiter la forêt comme une ressource vitale pour le papier, le chauffage, la construction.

L’accord passé entre Bornéo, la Malaisie et l’Indonésie pour préserver la forêt primaire au coeur de l’île, une des forêts équatoriales les plus riches de la planète. C’est 220 000 km2 de leur bien commun, environ 1/3 de Bornéo, que les 3 pays veulent préserver et gérer de manière responsable et durable.

Une voie raisonnable que beaucoup de pays n’ont pas encore trouvé. En attendant, c’est à à nous, les consommateurs, de peser sur ce débat en n’achetant QUE du bois FSC.