Réchauffement. EXXON MOBIL négationniste
EXXON MOBIL, chef de file des négationnistes du réchauffement
Le but d’Exxon, chef de file des négationnistes anti-lutte
contre le réchauffement, était de critiquer le dernier rapport en date du GIEC qui concluait « Le
réchauffement du système climatique est sans équivoque »
avec une probabilité de 90% qu’il soit provoqué par la combustion des
carburants fossiles.
Déjà en 1988, cette certitude était répandue ; par
exemple, un climatologue de
Evidemment, le n°1 mondial des carburants fossiles n’a pas
intérêt à la remise en question de son fond de commerce et Exxon s’est fait une
réputation de négationniste et le champion de la machine à nier l’évidence, le
changement climatique.

Le Sénat a poussé Exxon Mobil a arrêter de financer des organismes dont le but était de fournir des données contestant le réchauffement (19 millions $ au total).
Heureusement qu’Exxon Mobil n’a pas que des émules et d’autres entreprises américaines sont plus lucides et responsables : 9 grands groupes* ont incité le Congrès des Etats-Unis à « adopter une législation nationale stricte » visant à réduire les gaz à effet de serre.
Le lobby anti – réchauffement
Une alliance d’autres entreprises qui se sentent menacées
par la vérité climatique ont créé la « Coalition sur le climat
planétaire » (GCC) et le « Comité d’information sur le climat »
ICE qui font appel à des personnalités connues pour diffuser le doute sur les
causes et la réalité du réchauffement.
L’utilisation d’arguments simplistes mais faussement de bon
sens est une technique courante ; ainsi l’ICE a payé des publicités avec
le message suivant :« Si
- Leur argumentation est simple : non seulement les mesures du réchauffement sont fausses ou exagérées mais elles ne font que refléter l’urbanisation croissante qui influence nombre de stations météo. Par ailleurs, d’autres études financées par des groupes conservateurs suggéraient que le petit réchauffement en cours serait du fait d’une suractivité passagère du soleil.
Pour contrer la force écrasante du consensus des 2500 experts du Giec, les anti – réchauffement enrôlent des scientifiques pour bénéficier de leur caution à chaque fois que possible et s’adresse directement au président de l’époque George Bush, connu pour ses a priori anti-environnement.
« J’ai considéré que j’avais l’obligation morale de préciser que la recherche n’en était qu’à ses débuts, que le consensus n’existait pas et qu’il y avait beaucoup de raisons d’être sceptiques » a écrit le météorologiste du MIT R. Lindzen.
Le dernier argument du lobby anti-réchauffement face à l’évidence consiste à dire que même si le réchauffement existe, il n’y a finalement aucune raison de s’inquiéter.
La prochaine élection américaine devrait marquer un vrai
changement car tous les candidats démocrates, dont évidemment Obama,
reconnaissent le besoin de faire quelque chose contre le réchauffement. Même Mc
Cain, proche de Bush, ne nie pas cette évidence. Exxon Mobil, entre temps, a
faire dire par l’un de ses représentants qu’il ne doute plus des risques posés
par le changement climatique.
Double discours ou conversion sincère ?
* notamment Alcoa, Caterpillar, Duke energy, Du Pont et General ElectricLa Pollution climatique est rentable
Cette multinationale (Esso, Mobil…) connue pour son lobbying forcené visant à nier le réchauffement planétaire, déclare des bénéfices annuels d'envrion 21,5 milliards de dollars en 2007.
Si l’on convertit ces bénéfices en pollution et faisant un petit calcul, on obtient un résultat étonnant : pour chaque tonne équivalent carbone qu'elle a rejetée dans l'atmosphère, Exxon a généré un dollar de bénéfice !
Cette analyse - visant à évaluer les émissions de CO2 et de méthane du n°1 mondial du pétrole - est faite par 2 experts indépendants pour le compte de l’association "les amis de la terre". Ces informations, ajoutées à celles concernant l'attitude cynique d'Exxon, publiés par Courrier International, donnent très peu envie d'aller à une pompe Esso !
Pour en savoir plus : Exxon climate footprint
** James Hansen devant la commission dont faisait partie Al Gore
