Réduction du plastique : le retard de la grande distribution

Une nouvelle étude vient mettre en lumière l’omniprésence des plastiques à usage unique au sein des grandes surfaces, malgré les engagements pris.

Rédigé par , le 7 May 2026, à 10 h 55 min
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L’absence d’efforts de la grande distribution pour réduire l’utilisation des emballages en plastique est des plus alarmantes.

Des bouteilles en plastique omniprésentes

Malgré les objectifs fixés par les lois Climat et résilience et AGEC, les supermarchés peinent à tenir leurs engagements, privilégiant encore massivement le plastique à usage unique et reléguant les alternatives écologiques au second plan. Tel est le constat de l’enquête conjointe menée par Que Choisir Ensemble et No Plastic In My Sea.

La première problématique soulevée concerne l’omniprésence des bouteilles en plastique, qui représentent près de 40 % des emballages à usage unique en grande surface. En dépit de l’obligation légale de réduire de 50 % la présence de ces bouteilles d’ici 2030, la quasi-totalité des enseignes, à l’exception de Biocoop, n’a mis en place aucune stratégie pour atteindre cet objectif et les ventes continuent même de croître.

Des données quasi inexistantes

Par ailleurs, l’offre en vrac subit une régression importante dans les magasins conventionnels, sa part étant passée de 57 % en 2023 à 38 % en 2026. À l’inverse, le suremballage explose, puisque 91 % des fruits et légumes bio sont vendus emballés dans les circuits classiques, tandis que les produits « fraîche découpe » sous plastique se multiplient, favorisant une économie du jetable. Cette enquête conjointe met également en évidence l’échec de l’objectif de réduction de 20 % des emballages en plastique, fixé par le décret 3R.

Les données transmises par les distributeurs, souvent parcellaires ou inexistantes, témoignent d’un manque de volonté pour s’attaquer aux rayons les plus polluants (boissons et alimentaire) et d’un réemploi qui reste embryonnaire (touchant au mieux 10 % des magasins selon les enseignes). Pour pallier ces manquements, les associations formulent une série de demandes urgentes : un plan chiffré de sortie du plastique d’ici 2040 de la part des distributeurs, que le gouvernement sanctuarise les objectifs de réduction, et que des éco-organismes mettent en place de mesures incitatives plus fortes afin d’encourager le réemploi.

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