Étiquettes des vêtements : quelles mentions sont obligatoires ?
Les informations sur les étiquettes contiennent des indications essentielles : composition, entretien, origine… Mais quelles sont les mentions réellement obligatoires ?

À quelle température laver ce pull ? Que contient vraiment ce pantalon ? Les étiquettes des vêtements répondent à certaines questions, mais toutes les informations ne sont pas obligatoires. Composition, prix, entretien, origine : voici les règles à connaître pour acheter en connaissance de cause et garder vos vêtements plus longtemps.
Sommaire
Étiquettes des vêtements : quelles informations sont obligatoires ?
Il faut distinguer l’étiquette fixée au vêtement des informations affichées en magasin ou disponibles en ligne. Tout ne doit pas être inscrit sur la même étiquette.
La composition textile, indispensable sur les vêtements neufs
Pour un vêtement neuf ordinaire, la composition doit être lisible, rédigée en français et fixée au produit, par exemple sur une étiquette cousue. Elle précise la dénomination des fibres et leur pourcentage en poids, par ordre décroissant.
Vous pouvez ainsi lire « 80 % coton, 20 % polyester ». Lorsque plusieurs parties présentent des compositions différentes, des indications distinctes peuvent être nécessaires, notamment pour la doublure principale.
Les mentions « 100 % », « pur » ou « tout » sont réservées aux textiles composés d’une seule fibre, sous réserve des tolérances réglementaires.
La mention « autres fibres » n’est pas un raccourci utilisable librement. Elle peut notamment concerner une fibre représentant jusqu’à 5 % du poids total, ou plusieurs fibres totalisant jusqu’à 15 %. Encore faut-il qu’elles ne puissent pas être facilement déclarées au moment de la fabrication. Leur pourcentage global doit alors être indiqué.
Pour aller plus loin, notre guide explique comment lire les étiquettes textiles.
Les parties non textiles d’origine animale
Un vêtement textile comportant des éléments non textiles d’origine animale doit porter une indication spécifique. La formule réglementaire est : « Contient des parties non textiles d’origine animale ».
Cela peut concerner un empiècement en cuir ou une garniture en fourrure. Cette mention ne signifie donc pas que le tissu lui-même contient de la laine.
Le prix TTC et les règles des promotions
Le prix de vente doit être visible, exprimé en euros et toutes taxes comprises. Il peut figurer sur une étiquette ou sur un affichage à proximité, sans ambiguïté sur l’article concerné.
Pour une annonce de réduction, le prix de référence correspond, en règle générale, au plus bas prix pratiqué par le vendeur pendant les 30 jours précédents. Cette règle s’applique en magasin comme en ligne.
Le prix barré n’est pas la seule présentation possible : une réduction peut aussi être annoncée en euros ou en pourcentage. Une affiche « -25 % » ne dispense pas de respecter les règles sur le prix de référence.
L’état d’occasion doit être clairement signalé
En magasin, les articles concernés doivent être identifiés par un écriteau portant la mention « vêtements d’occasion » ou « textiles d’occasion », à proximité.
Les textiles confectionnés usagés, explicitement présentés comme tels, bénéficient d’une exemption d’étiquetage de composition. Une étiquette absente sur un vêtement de seconde main ne signifie donc pas automatiquement une infraction.
L’identification du produit et du fabricant
Les règles de sécurité générale imposent également des informations de traçabilité, notamment une identification du produit et les coordonnées postales et électroniques du fabricant. Selon les conditions réglementaires, certaines informations peuvent figurer sur l’emballage ou un document d’accompagnement. Elles ne sont pas nécessairement réunies sur l’étiquette de composition.
Taille, entretien et origine : les mentions facultatives
La taille : un repère qui varie selon les marques
La mention de taille n’est pas imposée par les règles spécifiques d’étiquetage textile. Elle reste pourtant essentielle pour choisir un vêtement adapté.
Un 40, un M et une taille 2 ne correspondent pas toujours aux mêmes mensurations. En ligne, comparez le guide de la marque avec vos mesures. En magasin, l’essayage reste le moyen le plus simple de vérifier la coupe.
Les conseils d’entretien : facultatifs, mais précieux
L’étiquette d’entretien est facultative en France. Elle est toutefois fortement recommandée : elle précise les traitements que le vêtement peut supporter.
Les consignes peuvent être écrites en toutes lettres ou prendre la forme de pictogrammes. Les symboles GINETEX sont des marques protégées ; leur utilisation par les professionnels est encadrée.
Avant d’acheter une pièce sans conseils d’entretien, interrogez le vendeur. Un vêtement peu cher peut devenir contraignant s’il nécessite des passages réguliers au pressing.
Le « Made in » : facultatif, mais jamais trompeur
La mention du pays de fabrication, comme « Made in France », reste facultative pour les vêtements. Lorsqu’elle est utilisée, elle doit respecter les règles d’origine et ne pas tromper l’acheteur.
Une marque française, un drapeau tricolore ou la formule « conçu en France » ne prouvent pas, à eux seuls, une fabrication française. Vérifiez les termes employés.
Traçabilité, microfibres et coût environnemental : où trouver ces informations ?
Une fiche environnementale obligatoire pour certaines entreprises
Depuis 2025, le dispositif concerne les metteurs sur le marché dépassant 10 millions d’euros de chiffre d’affaires pour les produits concernés et commercialisant au moins 10 000 unités par an.
Pour les vêtements concernés, la traçabilité précise les pays où sont principalement réalisés le tissage, la teinture et l’impression, ainsi que la confection, lorsque ces opérations existent.
Ces renseignements figurent dans une fiche produit des qualités et caractéristiques environnementales, accessible gratuitement en ligne au moment de l’achat. Ils ne doivent pas nécessairement être cousus dans le vêtement.
Lorsque la proportion de fibres synthétiques dépasse 50 % de la masse du produit, le dispositif prévoit aussi un avertissement sur les microfibres plastiques rejetées au lavage.
Cette information aide à comprendre pourquoi le lavage des tissus synthétiques libère des microfibres plastiques. Elle ne signifie pas qu’un vêtement sous ce seuil n’en libère aucune.
Le coût environnemental des vêtements reste un affichage volontaire
Depuis le 1er octobre 2025, les marques volontaires peuvent afficher un coût environnemental exprimé en points d’impact. Plus le résultat est élevé, plus l’impact calculé du vêtement est important.
Cet indicateur prend en compte plusieurs étapes de la vie du produit et plusieurs pressions environnementales. Il ne se limite donc pas au transport ou à la matière.
Pour comparer utilement, regardez des vêtements remplissant le même usage. L’absence de cet affichage ne suffit pas à conclure qu’une marque enfreint la réglementation.
Comment lire les symboles d’entretien sans se tromper ?
Les cinq grandes familles de pictogrammes décrivent le lavage, le blanchiment, le séchage, le repassage et l’entretien professionnel.
| Symbole | Ce qu’il indique |
|---|---|
| Cuve de lavage | Le nombre indique la température maximale. Un trait dessous demande un traitement doux ; deux traits, un traitement très doux. |
| Triangle | Il concerne le blanchiment. Barré, il interdit cette opération. Deux traits obliques autorisent uniquement le blanchiment sans chlore. |
| Carré | Il concerne le séchage. Un cercle à l’intérieur correspond au sèche-linge ; des lignes précisent les modalités du séchage naturel. |
| Fer à repasser | Les points précisent le niveau de température autorisé. Le symbole barré interdit le repassage. |
| Cercle | Il concerne l’entretien professionnel. Les lettres renseignent le professionnel sur le procédé adapté. |
40 °C est un plafond, pas une obligation
Pour du linge courant peu sale, un lavage à température plus basse peut convenir. Respectez aussi le programme indiqué : réduire la température ne remplace pas un cycle délicat.
Les bons réflexes avant l’achat et le lavage
Avant de passer en caisse, vérifiez ensemble la composition, la coupe et les contraintes d’entretien. Une pièce que vous pourrez porter souvent et entretenir facilement sera plus utile qu’un achat qui reste au placard.
Ne confondez pas non plus composition et garantie écologique. Les mots « naturel », « recyclé » ou « responsable » méritent des précisions sur la matière et la fabrication.
Avant la première lessive, relisez les consignes et triez les vêtements par couleur et par traitement compatible. Respectez notamment l’indication « laver séparément ».
Si une étiquette vous gêne, photographiez-la avant de la couper. Conservez la photo avec le nom du vêtement : vous retrouverez les consignes au prochain lavage.
Enfin, en cas d’information manquante sur un vêtement neuf, demandez des précisions au vendeur. Vous pouvez signaler une anomalie à la DGCCRF via SignalConso.
Pour adapter vos habitudes d’entretien, découvrez aussi nos conseils pour faire votre lessive à 30 °C, lorsque le textile et son état le permettent.
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Article mis à jour octobre 2026
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Le prix du vetement doit etre indique de maniere visible, par etiquetage ou affichage, et toutes taxes comprises (TTC). « Vous devez etre en mesure de connaitre immediatement son prix de vente, sans avoir a interroger un vendeur », rappelle la DGCCRF. En cas de reduction, comme lors des soldes, l’etiquette doit mentionner l’ancien prix barre et le nouveau. Toutefois, « une annonce globale, -25 % en caisse par exemple, suffit si le taux de reduction est identique pour tous les articles faisant l’objet de cette promotion ».