Le nucléaire, seule alternative crédible au charbon ?

Rédigé par Jean-Marie, le 24 Mar 2007, à 14 h 58 min

Question cruciale pour l’avenir du nucléaire. Voici quelques éléments de réponse dans un débat qui n’est pas clos. Bien loin de là

nucleaireLa ressource d’énergie la plus abondante, hormis bien sûr les énergies naturelles renouvelables, est le charbon dont il existe des réserves pour plus de 150 ans à l’échelle du monde, pour plus de 200 ans dans bien des pays. Qualité supplémentaire, le charbon n’est pas concentré dans quelques zones comme l’est le pétrole, mais est à peu bien réparti équitablement sur tout le globe.

Le nucléaire est-il inévitable ?

En 30 ans, la production mondiale de houille a doublé et ce n’est pas fini contrairement au pétrole dont on estime qu’il reste entre 40 à 60 ans de réserves si la consommation reste au niveau actuel (25 ans si la consommation croît de 2 % par an).

  • Le C02 issus des énergies fossiles représente 80 % des émissions humaines de C02, surtout pour la production d’électricité (33 %), l’industrie (25 %) et les transports (24 %).
  • La consommation de charbon a plus que doublé en 30 ans et devrait continuer à augmenter de 1,8 % par an et passer de 2 772 millions de tep à 4 441 M tep en 2030 (+30 %).
  • 75 % de la production mondiale de charbon sont transformés en électricité dans des centrale thermique pour 500 g. environ par kW/h d’électricité.
  • Chaque kWh nucléaire produit émet près de 50 fois moins de C02 que celui produit avec du charbon
  • Le charbon représente déjà la 2ème source d’énergie primaire (Pétrole : 34,3 % ; Charbon : 2

En termes de coût de production, le nucléaire offre encore des performances difficiles à battre en France : 55 € par MWh, contre 62 €pour l’hydraulique, entre 75 et 125 € pour l’éolien, et entre 150 et 290 € pour une centrale photovoltaïque. Seule l’incinération avec valorisation énergétique est meilleure marché, avec 50 € du MWh, la centrale gaz n’arrivant pas très loin derrière (55-70 €).

Chaque année en France, ce sont environ 1150 tonnes de déchets nucléaires qu’il faut traiter et qui sont des matières radioactives inutilisables qui proviennent de l’industrie nucléaire ou du milieu médical.

*

Sur le nucléaire

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Jean-Marie Boucher est le fondateur de consoGlobe en 2005 avec le service de troc entre particuliers digitroc. Rapidement, il convertit ses proches et sa...

36 commentaires Donnez votre avis
  1. Le nucléaire n’est pas une alternative au charbon ni aux énergies fossiles en général pour produire de l’électricité.

    La réalité des dix dernières années le montre bien et c’est très visible dans les statistiques mondiales.

    http://energeia.voila.net/electri2/electricite_nucleaire_renouvelable.htm

    Depuis 2005, la production d’électricité nucléaire a diminué, surtout en pourcentage.

    La production d’électricité renouvelable a augmenté, plus vite que l’électricité totale.

    Ce qui veut dire que sans les énergies renouvelables, le charbon et les fossiles auraient augmenté davantage.

    Dans l’affaire, le nucléaire n’est que la cinquième roue de la charrette : quelque chose d’inutile.

    Pour la première fois, la production et la consommation de charbon a diminué en Chine, en 2014.

    Pour les coûts du nucléaire, faut remettre la pendule à l’heure, surtout avec le projet d’EPR en Grande-Bretagne.

    • Joli site tout pourri…

      Bizarre que les anti-nucléaires soient plus climatosceptiques que les climatosceptiques pour se permettre au nom de l’humanité de cracher sur les 2 milliards de tonnes de CO2 évitées tous les ans, par le nucléaire (http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/es3051197?source=cen) … le climat c’est une urgence à deux vitesses ou bien les études scientifiques c’est facultatifs pour les attardés d’anti-nucléaires?

      Ou bien c’est un marché pour vendre des fausses renouvelables qui consomme 10 à 100 plus de ressources minières que le nucléaire http://jmkorhonen.net/2013/11/29/graphic-of-the-week-the-hidden-fuels-of-renewable-energy/ … ou bien c’est parce qu’elles sont bradées par les chinois qui payent votre vertu?

  2. Tchernobyl et Fukushima !
    On ne peut plus parler du nucléaire sans parler de ces deux grandes catastrophes, sachant que sur Fukushima, tout d’ailleurs comme Tchernobyl, on nous cache complètement la vérité, car le plus dur est à venir.
    Les apprentis sorciers que sont très et trop souvent les scientifiques ne mettent pas suffisamment à profit les catastrophes écologiques mondiales pour une suite de la vie sur terre.
    Au Japon, les populations sont appelées toutes à mourir du cancer et elles ne seront même pas soignées, car cela reviendra à trop cher… Donc ce sera dans d’atroces souffrances.
    Très sincèrement, avons-nous envie de voir cela à l’horizon ?
    Il y a bien entendu d’autres alternatives, mais encore faut-il vouloir l’accepter et que la actionnaires acceptent aussi de gagner moins…

    • merci beaucoup moi aussi je suis contre cet nuclèaire vraiment

  3. xx Cet article sur le nucléaire n’est pas complet.
    Il n’indique pas clairement que la pollution due à l’extraction de l’uranium (Canada, Niger, Australie, Kazaksthan, … est un grave problème pour les populations voisines de ces sites; ceci étant du au traitement sur place du minerai. Il y a pollution d’eau et dépôts de matières chimiques et radioactives pour des centaines d’années avec risque quasi certain de pollution de nappes phréatiques. De même, les déchets nucléaire (un peu plus de 30.000 tonnes à ce jour) sont des déchets à vie, dont on ne sait que faire. Et l’idée de les enfouir à grande profondeur pendant des siècles voire des millénaires pose un problème de gestion et de risque car la terre n’est pas inerte et stable dans le temps. Le transport de ces déchets fait courir des risques invraisemblables aux populations. Enfin, l’accident nucléaire majeur ne peut plus être exclu; la probabilité de cet accident est évalué à 1 tous les 10 ans par la communauté scientifique, anciennement pro devenue anti nucléaire par l’expérience.
    Les déchets nucléaires sont bien plus toxiques que les gaz à effet de serre. Si on fait un bilan du nucléaire prenant en compte le cycle complet de l’extraction dans les mines, en passant par le transport, le traitement, la construction des centrales, le stockage des déchets, la politique de haute sécurité, … il est fort probable que même le bilan CO2 n’est pas bon.
    Votre article ne mentionne pas les nombreuses alternatives au nucléaire tel l’éolien (qui devient compétitif avec le nucléaire), tel les centrales solaires thermiques dont le stockage de chaleur en sels fondus permet une production durant plus de 15 heures après le coucher du soleil, tel la géothermie, tel la biomasse (qui récupère un méthane ou un CO2 qui serait de toute façon dissipé dans l’air), tel le photovoltaïque qui reste cher mais peut déjà effacer la pointe de conso de midi.
    Enfin, il faut dire aussi que le prix du kWh nucléaire devrait augmenter sérieusement dans les prochains mois afin de prendre en compte le coût de mise en plus haute sécurité, ou le coût de réparation de centrales vieillissantes. Ainsi il est de plus en plus probable que le prix du kWh d’origine renouvelables devienne meilleur marché que le kWh nucléaire.
    Pour se prémunir d’une hausse inéluctable des coûts énergétiques d’origine fossile ou fissile du à la rareté (même l’uranium devient rare), il serait judicieux de changer de paradigme énergétique pendant que nous disposons encore de fossiles relativement bon marché. Ainsi, l’isolation maximale de nos logements, bureaux ou usines, éviterait le gaspillage énergétique, ainsi une relocalisation de nos emplois éviterait des transports massifs de personnes et de marchandises, ainsi une recherche de grande durée de vie des biens, de recyclage systématique éviterait l’accumulation de déchets d’une part et limiterait encore notre exploitation de ressources se raréfiant.
    Le nucléaire n’est que la partie visible d’un iceberg énergétique qui remet en cause notre société économique. Le temps n’est plus à la croissance à tout va mais au contraire à la décroissance en termes énergétiques, ce qui implique une remise à plat de notre modèle économique.

    • Merci, vous résumez tout à fait tout ce que je pense du nucléaire… (Mon père, physicien au CEA, y à fait la totalité de sa carrière avant de décéder d’une leucémie en 1997, reconnue maladie professionnelle pour laquelle le CEA a été condamné pour faute inexcusable de l’employeur en mars 2011. Il travaillait pourtant dans le civil et n’a, soit disant, (aux dires du CEA), jamais été à des postes où il aurait été exposé à des radiations ionisantes… Il faut croire que leurs écran d’ordinateurs sont plus dangereux que n’importe où ailleurs !).

  4. Révisez vos sources et actualisez en 2012 ! Vous verrez une grande différence des points de vue par rapport à ceux que vous indiquez ! Le temps a son importance dans l’affaire et le nombre des anti-nucléaires qui se recrute même parmi des membres éminents du CEA indique clairement que le vent tourne … Telle qu’elle est exploitée, cette énergie est inadaptée à notre monde moderne et de surcroit horriblement dangereuse pour l’humanité.
    Je me demande parfois, si la mort induite par l’irradiation et la contamination ne fait pas l’affaire de certains des dirigeants politiques ou économiques de ce monde sensibilisés au malthusianisme !

  5. Cet article sur le nucléaire n’est pas complet.
    Il n’indique pas clairement que la pollution due à l’extraction de l’uranium (Canada, Niger, Australie, Kazaksthan, … est un grave problème pour les populations voisines de ces sites; ceci étant du au traitement sur place du minerai. Il y a pollution d’eau et dépôts de matières chimiques et radioactives pour des centaines d’années avec risque quasi certain de pollution de nappes phréatiques. De même, les déchets nucléaire (un peu plus de 30.000 tonnes à ce jour) sont des déchets à vie, dont on ne sait que faire. Et l’idée de les enfouir à grande profondeur pendant des siècles voire des millénaires pose un problème de gestion et de risque car la terre n’est pas inerte et stable dans le temps. Le transport de ces déchets fait courir des risques invraisemblables aux populations. Enfin, l’accident nucléaire majeur ne peut plus être exclu; la probabilité de cet accident est évalué à 1 tous les 10 ans par la communauté scientifique, anciennement pro devenue anti nucléaire par l’expérience.
    Les déchets nucléaires sont bien plus toxiques que les gaz à effet de serre. Si on fait un bilan du nucléaire prenant en compte le cycle complet de l’extraction dans les mines, en passant par le transport, le traitement, la construction des centrales, le stockage des déchets, la politique de haute sécurité, … il est fort probable que même le bilan CO2 n’est pas bon.
    Votre article ne mentionne pas les nombreuses alternatives au nucléaire tel l’éolien (qui devient compétitif avec le nucléaire), tel les centrales solaires thermiques dont le stockage de chaleur en sels fondus permet une production durant plus de 15 heures après le coucher du soleil, tel la géothermie, tel la biomasse (qui récupère un méthane ou un CO2 qui serait de toute façon dissipé dans l’air), tel le photovoltaïque qui reste cher mais peut déjà effacer la pointe de conso de midi.
    Enfin, il faut dire aussi que le prix du kWh nucléaire devrait augmenter sérieusement dans les prochains mois afin de prendre en compte le coût de mise en plus haute sécurité, ou le coût de réparation de centrales vieillissantes. Ainsi il est de plus en plus probable que le prix du kWh d’origine renouvelables devienne meilleur marché que le kWh nucléaire.
    Pour se prémunir d’une hausse inéluctable des coûts énergétiques d’origine fossile ou fissile du à la rareté (même l’uranium devient rare), il serait judicieux de changer de paradigme énergétique pendant que nous disposons encore de fossiles relativement bon marché. Ainsi, l’isolation maximale de nos logements, bureaux ou usines, éviterait le gaspillage énergétique, ainsi une relocalisation de nos emplois éviterait des transports massifs de personnes et de marchandises, ainsi une recherche de grande durée de vie des biens, de recyclage systématique éviterait l’accumulation de déchets d’une part et limiterait encore notre exploitation de ressources se raréfiant.
    Le nucléaire n’est que la partie visible d’un iceberg énergétique qui remet en cause notre société économique. Le temps n’est plus à la croissance à tout va mais au contraire à la décroissance en termes énergétiques, ce qui implique une remise à plat de notre modèle économique.

  6. N’en déplaise à chacun, mais en fonction des ratios consommation/puissance et puissance/rejet, le nucléaire est le plus “propre” et le plus économique!!!

    Une centrale charbon consomme 0.2 t/h par Mwh produit, ceci entraine un taux de CO2 non négligeable sans compter les autres gazs et surtout les cendres!
    Avec 1 kg d’uranium, on a prés de 6 Mwh, avec un déchet MAXI de 6 kg donc!

    A réfléchir!!!

    • On ne peut pas comparer un déchet classique comme le CO2 et un déchet radioactif dont la durée de toxicité est si longue que toutes les générations futures y seront confrontées. De plus il y a plus de 30.000 tonnes de déchets nucléaires en France à ce jour (Mars 2012), dont on ne sait que faire. L’entreposage en surface restant la meilleure solution pour un suivi humain plus sérieux. L’enfouissement est forcément dangereux à long terme parce que la terre n’est pas inerte et stable, parce que la corrosion existe, parce que les déchets cachés risquent d’être oubliés par les générations futures ou inaccessibles en cas de problème. Bref, la pollution nucléaire est invisible et ultra toxique mettant ainsi en péril la survie humaine. 20 ans après Tchernobyl on s’accorde à dire qu’il y a eu près d’1 million de morts induites par cet accident. En 2031, 20 ans après Fukushima, il y aura sans doute plus d’1 million de morts induites par cet accident. Les japonais doutent avec raison de ce qu’ils boivent ou mangent aujourd’hui, les plus aisés utilisent des compteurs geiger pour tenter de controler tout leur environnement … Vous croyez vraiment que c’est une vie normale, cela ? Nous avons de nombreux réacteurs en France, cette menace existe réellement. Je ne suis pas une autruche et regarde la réalité en face. Même si le nuke produit une électricité bon marché, je préfère m’en passer, et même grelotter en hiver plutôt que tomber malade d’une irradiation ou d’une contamination cachée. Je ne veux pas qu’il y ait de plus en plus de zones interdites sur Terre parce que des hommes cupides poursuivent une exploitation industrielle dangereuse !

  7. de toutes façons c’est pas grave, c’est le consommateur qui paye

  8. Si on en récupère si peu, de l’energie solaire, c’est qu’il doit y avoir un problème non.
    Peut être faudrait revendre les watts solaire encore plus cher à EDF

  9. Bonsoir,
    C’est vrai qu’avec les
    145 600 000 000 000 000 000 000 000 watts que le soleil produit et les
    1 360 642 000 Watt qu’on a produi depuis janvier, pour remplacer les
    420 000 000 000 000 que produit le nucléaire
    va falloir accélérer

  10. Gros problème pour le nucléaire !

    Celui-ci est devenu hors de prix, plus cher même que l’éolien et le photovoltaïque dans certaines conditions.

    C’est ici : energeia.voila.net/nucle/nucleaire.htm

    Et l’écart se creuse au fil des années. Le nucléaire est dépassé. Trop dangereux et pas économique.

    D’autant plus qu’il ne serait pas viable sans plus de cinquante ans de subventions :
    ucsusa.org/nuclear_power/nuclear_power_and_global_warming/nuclear-power-subsidies-report.html

    Sans lire l’anglais, on peut se faire une idée. Et puis il y a des traductions automatiques, même si elles sont de mauvaise qualité.

    • bien commode le site energia
      des assertions invérifiables et pas moyen de communiquer avec le auteurs

  11. Consommation de gaz naturel

    Le gaz naturel est une ressource non renouvelable dont les réserves sont très concentrées dans certaines zones géographiques. L’amélioration de ses conditions d’approvisionnement, de transport et de stockage joue un rôle stratégique pour son avenir dans le mix énergétique.

    Le gaz représente plus de 20 % (contre 40 % pour le pétrole) de la consommation énergétique globale. La demande mondiale a augmenté de 2,5 % par an en moyenne ces dix dernières années. C’est une croissance sensiblement plus rapide que celle de l’énergie (2 %) et que celle du pétrole en particulier (1,7 %). Mais ce niveau de croissance est rejoint depuis peu par celui du charbon compte tenu d’un regain d’intérêt pour cette énergie depuis 2003. La croissance de la consommation gazière est liée en grande partie à son développement dans le secteur électrique. Dans les prochaines années, les pays non OCDE du Moyen Orient et d’Asie, en particulier la Chine et l’Inde, pèseront particulièrement sur l’augmentation de la demande de gaz naturel.

  12. Attention aux chiffres !!! Pas de confusion entre énergie électrique et énergie tout court ! Si le nucléaire compte pour seulement 2% de l’énergie mondiale, c’est parce que le nucléaire est encore assez peu répandu dans les transports qui sont très énergivores ! (cependant, la quatrième génération de réacteur contient un projet de réacteur à haute température créant de l’H2 plutôt que de l’électricité, bien entendu, nous n’aurons sans doute jamais de moteur à fusion dans nos voitures…).
    Dire que le nucléaire est sur le déclin parce que des centrales construites il y a 50 ans ferment n’a pas de fondement logique, il me semble. Mieux vaudrait s’intéresser aux réacteurs en vente et en construction aujourd’hui, or, il me semble que des appels d’offres sont particulièrement nombreux en Asie.
    Concernant les énergies éoliennes et solaire, leur principal inconvénient et de ne pas être “commandables”, si bien qu’elles ne produisent quasiment jamais d’électricité quand on en a besoin (on a tendance à s’éclairer la nuit et les vents ont la fâcheuse habitude de ne pas souffler exactement quand les pics de consommations arrivent) si bien qu’il faut des centrales “commandables” pour contrebalancer cet inconvénient : ces centrales sont au gaz ou au charbon et produisent beaucoup de CO2.
    Enfin, si l’on ne compte pas le CO2 lors de la production d’uranium et jusqu’à son acheminement dans les lieux de consommation, c’est parce que l’on ne le fait pas non plus pour les autres énergies (pipelines, extraction de charbon/gaz/pétrole, transport des matériaux nécessaire à la construction des éoliennes etc…) car il serait impossible de compiler les multiples facteurs entrant en jeu (transport par bateau / train / camion ; distance à parcourir etc.) pour avoir un indice fiable. Toutefois, le fait que le nucléaire ne rejette pas de C02 quand il produit de l’électricité et que les centrales durent 50-60 ans devrait, ce me semble, compenser les possibles écarts à la production d’uranium.
    Enfin, concernant les déchets. S’il est indéniable que ceux-ci sont à surveiller pendant des millions d’années, on peut se demander aussi ce qu’il en est d’une tonne de CO2, qui n’est ni localisable, bien moins facile à stocker, demande à être surveiller (le stockage du CO2 se fait à très haute pression) et dure au moins autant de temps avant d’être éliminé. Cette comparaison n’est bien sûr n’enlève rien aux inconvénients des déchets nucléaires, mais permet de mettre les inconvénients du CO2 en tant que déchets en perspective.

    Cordialement,

    • Si on continue à construire des bouilloires nucléaires à base d’uranium (ou pire de thorium), ça reste une techno dépassée et dangereuse puisqu’on ne sait pas exclure l’accident disséminant les déchets toxiques et radioactifs pour des millénaires !
      Les énergies renouvelables ne sont pas commandables, et pourtant les éoliennes ont fourni durant le grand coup de froid dernier (normal, puisque le froid est du pour grande partie au vent). Mais il existe des centrales solaires thermiques qui produisent encore 15 heurs après le coucher du soleil ! Mais si on couplait les productions solaires du monde entier, il y aurait de l’énergie disponible tout le temps ! Mais si on fait un mix de productions renouvelables et si on stocke de la chaleur ou des remontées d’eau ou de l’hydrogène/méthane … il est possible d’obtenir une régulation et une ‘commande’ énergétique. Mais surtout si on arrête de gaspiller l’énergie (électrique ou autre) bien des soucis seraient évités, sans pour autant revenir à la bougie comme le disent quelques détracteurs imbéciles !

  13. Je me demande comment le génie qui a écrit l’article a pu trouver, ou peut être mesurer par lui même (il avait peut être un thermomètre et un diplôme de préparateur en pharmacie) que le nucléaire (placeé en haut du tableau) produit 19 kg équivalent CO2 et l’éolien plus de trente, etc.
    Je viens de consulter un article du laboratoire de la CRIIRAD sur la centrale à charbon de Sonichar au Niger, construite en 81 pour alimenter l’industrie d’extraction de l’uranium d’AREVA. La consommation annuelle de charbon de cete centrale est de 160 000 tonnes de charbon. Où le monsieur qui a écrit l’article classe t’il le CO2 correspondant à ce charbon brûlé? dans ses 19 kg?
    Où classe t’il les transport vers la France, puis la fabrication d’hexafluorure d’uranium, la technique d’enrichissement, avant d’arriver au “combustible”.
    Où classe t’il la construction des centrales nucléaires? dans ses 19 kg de poireaux?
    Où classe t’il le démantelement de ces monstres irradiés? Où classe t’il le “retraitement” des combustibles usagés? Tout ça dans les 19 kg de poireaux.

    pour voir un aperçu des quantités de minerais: planete-energies.com/contenu/nucleaire/production-electricite/combustible.html (site de TOTAL)
    pour voir le rapport sur la centrale au charbon servant pour l’extraction de l’uranium : criirad.org/
    puis mines d’U au Niger,
    puis Le charbon au service du nucléaire au Niger :
    La question de l’impact des installations de la SONICHAR
    30/07/2009 – Communiqué CRIIRAD
    Coucou les impartiaux
    AJ

  14. On m’avait jamais bien expliqué pourquoi malgré ses défauts on aura du mal à échapper au nucléaire. Vu comme ça on comprend mieux que les contraintes sont finalement très grandes et que les autrs energies font pas le poids.

    • Si vous croiyez tout ce qu’on vous dit, à la télé, dans la presse aux ordres ou sur ce site, vous faites partie des moutons bons à se faire tondre, ou des veaux dont parlait De Gaulle, lui qui a démarré la production électrique d’origine nucléaire !

  15. M Lomme : quel pourcentage de production d’energie représentent les énergies renouvelables? Assurément beaucoup moins que les 2% du nucléaire. N’ont-elles aucun avenir pour autant? Vous et moi ne le pensons pas.

    Pourquoi le fait de représenter peu aujourd’hui empecherait de représenter beaucoup demain? Votre argument est stupide.

    Et votre attitude est dangereuse : les économies c’est bien mais vous ne vous renez pas compte qu’elles obligeraient la société à vivre comme au 18ème siècle. Résultat : la hausse encore et toujours de la consommation d’energies fossiles, celle du charbon en particulier; et la hausse des émissions de Co2.

    Ca se vérfie déja au Danemark : 20% d’électricité eolienne (c’est super !) et 80% d’électricité fossile ce qui fait de ce pays un des plus gros émetteurs de Co2 apr kwh produit. Voilà ce à quoi aboutit l’attitude antinucléaire bornée.
    Si vous croyez que les énergies renouvelables permettront de remplacer les fossiles, c’est que vous n’y connaissez pas grand chose.
    Vous et les lobbys antinucléaires etes dangereux car vous faites augmenter les émissions de Co2 !

    • Avez vous compris que le CO2 est plus propre que les déchets nucléaires ? Le CO2 n’est pas toxique pour l’homme mais il a un effet de serre avec un hystérésis important de 150 ans environ. Par contre les déchets nucléaires tout aussi invisibles ont une toxicité très grande en tant que produits chimiques et une durée de vie de milliers d’années pour la plupart. Et les accidents nucléaires sont bien une réalité, incontournable désormais. Le prochain, statistiquement dans moins de 10 ans ! Or un accident, c’est l’irradiation, la contamination, des zones du globe interdites pour toujours ou du moins trop longtemps pour notre génération. Ces quelques points devraient nous faire réfléchir et chercher autre chose qu’une grosse bouilloire nucléaire pour produire de l’électricité. Les alternatives existent et commencent, heureusement, à se développer malgré le frein du lobby nucléaire !

  16. Un dossier avec de nombreux articles mesurés et bien documenté sur : L’énergie nucléaire

    Ce n’est pas une solution crédible pour nous fournir de l’électricité dans 20 ans, surtout avec la pénurie d’uranium.

  17. L’adresse du dossier sur l’énergie nucléaire est celle-ci : futura24.site.voila.fr/nucle/nucleaire.htm

    (message précédent)

  18. a lire absolument le livre \”coucou c\’est tesla -l\’energie libre au
    editions felix \” pour se convaincre que des genis existent ou ont existe
    et mis au point tout un tas d\’inventions dans le respect de l\’homme et
    la nature , et qu\’il ni a pas comme certains voudrait nous le faire
    croire que le petrole et la fiçion nucleaire comme energies exploitables.
    à cosulter egalement la revue nexus

    • Il reste de bonne reserve uranium apparament pas de soussi donc pas de penurie …

  19. Dernières années avant que la pénurie de combustible ne vienne remettre en cause toutes ces incantations sur le nucléaire prétendu éternel :
    travail-chomage.site.voila.fr/energie/fin_uranium.htm

    Nous sommes les plus mal préparés à aborder cette crise énergétique qui n’aura pas de fin, car ceux qui nous gouvernent, sans nous demander notre avis, ont développé cette énergie nucléaire de façon irresponsable.

  20. La question n’est pas tant pour ou contre le nucléaire, pour ou contre le charbon, mais plutot comment vas ton continuer a produire l’energie dont nous avons besoin sans faire exploser la production de CO2 ?

    Certains, nous disent naivement il suffit que les pays riches reduisent leur consommation, c’est a peu pres aussi ridicule et reducteur, que de dire a une personne obèse il suffit que tu perdes du poids, si c’etait aussi simple il n’y aurait pas d’obèses sur la planete, pas de medecin, et pas de dieteticien…
    Et bien pour l’energie c’est la meme chose on ne pourra pas fermer le robinet du jour au lendemain, tout simplement par ce que le modèle economique des pays riches est trop fragile pour encaisser des changements brutaux, et que celui des pays pauvres n ‘a pas le luxe de choisir son mode de production.
    essayer d’expliquer a un habitant du tiers monde qui ne mange pas sa faim, que les cereales OGM ce n’est pas bon pour santé, et qu il vaudrait mieux manger du bio…quand votre esperance de vie se compte en semaine, on se fiche de savoir ce qu’il adviendra dans 30 ou 50 ans…

    Je suis peut etre pessimiste mais jene vois aucune solution a ce problème, sauf a s’habituer aux ouragans, aux canicules, etc…

    • L’énergie, c’est comme les briques, ça ne se mange pas ! Vous avez raison: il importe plus de se nourrir correctement, de se vêtir suffisamment pour avoir chaud, que de chauffer toute une maison ou faire rouler sa petite auto pour aller au boulot chaque jour ! Mais que les hommes sont faibles et si sensibles au confort (qu’il ne faut pas confondre avec le bienêtre), à la pub (qu’il ne faut pas assimiler à une information véridique), … !

  21. Moi, je pense que pour une fois on trouve sur le sujet un article qui explique bin pourquoi le nucléaire est une voie qui s’impose si on regarde les choses globalement – même si bien sûr on doit prendre de grandes précautions … merci consoglobe pour ces synthèses

  22. Ce plaidoyer nucléaire est bien joli, mais il est tout simplement ridicule. En effet, le nucléaire ne couvre que 2% de la consommation mondiale d’énergie : une part infime… et en déclin (cf données ci-dessous). De fait, le nucléaire est totalement incapable de représenter une alternative au trio pétrole-gaz-charbon. On peut le regréter (par rapport à l’effet de serre), mais c’est un fait incontournable. Il est donc RIDICULE de prétendre que le nucléaire permettrait de lutter, même un peu, contre le réchauffement climatique.
    La seule option est une forte diminution de la consommation d’énergie des pay riches. Il faut commencer par isoler correctement tous les bâtiments : 90% d’économie !
    Voici maintenant les données qui montrent que le nucléaire est et va rester une énergie marginale (même si elle impose un danger maximal) :

    Ce 1er janvier 2007, sept réacteurs nucléaires ont cessé définitivement de fonctionner : deux à Dungeness et deux à Sizewell (Angleterre), deux à Kozlodoui (Bulgarie), et un à Bohunice (Slovaquie)

    Il ne s’agit là que des prémices d’un déclin inexorable de l’industrie nucléaire mondiale, parfois présentée a tort comme faisant son “grand retour” alors qu’elle est en réalité menacée de disparition.

    Ainsi, le 10 novembre 2006, Claude Mandil, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a déclaré : “la tâche principale de l’industrie nucléaire dans les années à venir sera d’essayer de remplacer les centrales existantes qui auront atteint leur fin de vie. Cela signifie qu’on aura besoin de nombreuses centrales sans pour autant augmenter la part du nucléaire dans la production d’électricité.”

    Or, la seule chose qui soit certaine est la fermeture, d’ici 2025, d’environ 250 réacteurs nucléaires sur les 435 en fonctionnement actuellement sur la planète. Et la fermeture des autres arrivera dans les deux décennies suivantes. Par contre, la plupart des nouveaux réacteurs annoncés restent pour le moment très virtuels.
    Le rapport “Facteur 4”, remis au gouvernement français en octobre dernier, explique que “l’énergie nucléaire représente 2 % de l’énergie finale dans le monde” et pointe “l’apport finalement marginal du nucléaire” dans la lutte contre l’effet de serre. On ne saurait mieux illustrer le fait que le nucléaire, même s’il impose un danger maximal, a en réalité une place très faible dans l’énergie mondiale. Et, nous venons de le décrire, cette faible part est en déclin inexorable. La fermeture de sept réacteurs, ce 1er janvier 2007, est donc le début d’un mouvement irréversible vers la disparition de l’énergie nucléaire. Il convient néanmoins de hâter cette disparition avant que ne survienne un nouveau Tchernobyl, mais aussi parce que chaque réacteur en fonctionnement produit des déchets radioactifs qui vont durer des millions d’années, et parce que la prolifération nucléaire vers l’arme atomique est un des pires dangers qui menacent la planète.

  23. (suite)
    Dans un article encore plus récent et intéressant le fondateur de Greenpeace et de greenspirit nous fait part de sa réflexion sans préjugés, face à la question du nucléaire : greenspirit.com/logbook.cfm?msid=150

    voici par exemple ce qu’il dit (entre autres car l’article est assez long et en anglais) : “L’énergie éolienne et solaire ont leur place, mais parce qu’elles sont intermittentes et imprévisibles, elles ne peuvent tout simplement pas remplacer les grandes centrales énergétiques primaires comme le charbon, nucléaire et les centrales hydroélectriques. Le gaz naturel, un combustible fossile, lui, est déjà trop cher, et son prix est trop volatile pour que la construction de centrales à grande échelle soit envisageable….. 600 centrales au charbon émettent près de 2 milliards de tonnes de CO2 par an – l’équivalent des gaz d’échappement d’environ 300 millions d’automobiles

    • On peut être de GreenPeace … et dire des conneries ! C’est humain après tout. Sachez pourtant que les centrales solaires thermiques, ça existe et que ça marche encore 15h après le coucher du soleil … et ce n’est qu’un début. Abandonner le nucléaire et respecter l’environnement est possible; les allemands ne tarderont pas à nous le prouver ! Les espagnols aussi, etc …

  24. Le commentaire de Stéphane Lhomme sur le nucléaire ne me surprend pas. il est habituel …
    Toute position anti nucléaire est respectable mais doit se baser sur des éléments non émotionnels ni caricaturaux. puis je porter à la connaissance de citoyens soucieux de s’informer indépendamment de tous les lobbies (anti- et pro- nucléaires) auprès de deux sites intéressants:
    1) Thomas Moore, co-fondateur de greenpeace, et depuis quelques années, de greenspirit :
    voir par exemple greenspirit.com/logbook.cfm?msid=137
    et
    2) jean marc Jancovici, manicore, conseiller de Nicolas Hulot: metrofrance.com/fr/article/2007/03/17/22/2658-34/index.xml

    • Indépendamment de tous les lobbies?? quelle naïveté…
      Vous citez des éléments parmi les moins “indépendants¨qui soient : Moore ne travaille plus pour Greenpeace depuis des lustres et a complètement retourné sa veste en ce qui concerne le nucléaire mais aussi les OGMs: il a justement travaillé pour divers lobbies (nucléaire, entre autres)
      Et Nicolas Hulot, avec sa fondation financée par EDF??? Allez faire un tour dans la rubrique de son site “Membres fondateurs”, contemplez l’indépendance…

Moi aussi je donne mon avis