Cet été a battu 126 ans de records : voici ce qui nous attend

Selon Météo France, l’été 2026 aurait été quasi impossible sans le changement climatique d’origine humaine.

Rédigé par , le 7 Sep 2026, à 8 h 54 min
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L’été 2026 devient l’été le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900, avec une température moyenne de 24,0 °C, soit +3,6 °C par rapport à la normale. Météo France publie un bilan climatique sans précédent : 53 jours de vagues de chaleur, une sécheresse historique, un déficit pluviométrique de 40 % et des températures océaniques records. Un événement quasi impossible sans le changement climatique d’origine humaine.

Records de chaleur battus en France durant l’été 2026

Météo France a publié un bilan climatique concluant que l’été 2026 est le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900. Avec une température moyenne de 24,0 °C, soit 3,6 °C au-dessus de la normale, cet été dépasse largement les étés caniculaires de 2003 (+2,7 °C) et 2022 (+2,3 °C).

Les températures maximales ont affiché une anomalie de 4,8 °C, surpassant les +3,3 °C de la canicule d’août 2003. De mi-juin à mi-août, la chaleur a été omniprésente sur tout le territoire, avec un répit seulement au début juin et fin août.

Trois vagues de chaleur marquent l’été

Trois vagues de chaleur ont marqué cet été, totalisant 53 jours, un record pour la France. L’été 2022, considéré exceptionnel, avait connu 33 jours de canicule. La première vague, du 17 au 30 juin, s’est caractérisée par sa précocité. Le 24 juin, 72 départements étaient en vigilance rouge avec des températures dépassant celles de la canicule d’août 2003.

La deuxième vague, du 4 au 19 juillet, a duré 16 jours et placé 37 départements en vigilance rouge. À Vivès, la température nocturne a atteint 30,6 °C, un record pour la France métropolitaine. La troisième vague, du 28 juillet au 19 août, a égalé en durée celle de juillet 1983, mais avec une intensité plus forte.

Le seuil des 40 °C atteint dans de nouvelles régions

Dans 90 % du territoire, les températures ont dépassé 35 °C au moins une fois. Plus alarmant, 45 % du pays a enregistré des températures supérieures à 40 °C. Ce seuil a été franchi 178 fois, pulvérisant les records précédents. Des villes comme Strasbourg, Metz et Noirmoutier ont dépassé 40 °C pour la première fois.

Dans le sud de la Seine et de la Loire, plus de 20 jours de chaleur extrême ont été enregistrés, contre 1 à 5 jours en moyenne. En Provence, le compteur a atteint 50 à 60 jours, bien au-delà des 10 à 20 jours habituels.

Déficit pluviométrique et sécheresse extrêmes

L’été 2026 a connu le deuxième plus grand déficit pluviométrique depuis 1959, avec 40 % de pluie en moins. Le nombre de jours de pluie a chuté à 15-20 jours, contre 20-30 jours normalement. Certaines villes, comme Cannes, n’ont connu que 3 jours de pluie. La sécheresse des sols a atteint des niveaux records, notamment du centre-ouest au nord-est de la France. Le retour des pluies en août a offert une amélioration inégale, insuffisante pour retrouver la normale.

Selon Météo France, l’été 2026 aurait été quasi impossible sans le changement climatique d’origine humaine, avec une anomalie de +5,0 °C par rapport à l’ère pré-industrielle. Les projections climatiques suggèrent que ce type d’événement deviendra la norme si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites drastiquement.

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