Accords de Paris : sur 197 pays signataires, 16 les appliquent aujourd’hui

Une étude publiée le 29 octobre dresse un constat bien peu réjouissant de l’application concrète de l’Accord de Paris, qui avait fait suite à la COP21 de 2015. Très peu de pays appliquent réellement les mesures décidées.

Rédigé par Maylis Choné, le 30 Oct 2018, à 10 h 55 min
Accords de Paris : sur 197 pays signataires, 16 les appliquent aujourd’hui
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Sur le papier, les Accords de Paris promettait un avenir plus vert. Pas moins de 197 pays signataires s’étaient engagés à réduire leurs émissions de CO2. Dans les faits, la réalité est tout autre.

Les Accords de Paris très peu suivis de décisions concrètes

Quand on parle des Accords de Paris, on se souvient de l’émotion qui avait suivi la signature du document par 197 pays. Après quelques années de recul, une étude dressée par un think-tank américain World Ressources Institute et par deux centres de recherches britanniques (Grantham Research Institute et le Centre for Climate Change Economics and Policy) dresse un constat bien décevant de l’application concrète de ces accords par les signataires.

cop21

Les manifestations en marge de la COP21 © Alexandros Michailidis / Shutterstock

Toutes les belles promesses se sont-elles déjà envolées ? Les résolutions pour réduire drastiquement les émissions de CO2 ne sont-elles qu’un lointain souvenir ? Peut-être bien. Selon l’étude, seuls seize pays – dont trois pays du G20 – appliquent les résolutions qu’ils avaient posées de manière volontaire après le sommet : l’Algérie, le Canada, le Costa Rica, l’Éthiopie, le Guatemala, l’Indonésie, le Japon, la Macédoine, la Malaisie, le Monténégro, la Norvège, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Pérou, Samoa, Singapour et Tonga.

La France ne figure pas parmi les bons élèves

Autre chiffre inquiétant soulevé par l’étude : parmi les 197 signataires, seuls 58 ont adopté des lois et pris des mesures nationales concrètes pour réduire leurs rejets de CO2 en 2030. Le plus décevant dans tout cela serait sans doute l’absence de l’Union européenne et de la France en particulier. Elle qui avait pourtant donné une solide impulsion à cet accord répond aux abonnés absents.

L’étude explique que l’Union Européenne s’était pourtant fixé une réduction de 40 % des émissions de CO2 en 2030 par rapport à 1990. Mais sept pays membres n’ont toujours pas établi d’objectifs nationaux clairs. Cela rend les engagements globaux très flous selon les experts. Les pays industrialisés pourraient en revanche prendre exemple sur le Costa Rica, qui vise un bilan carbone neutre d’ici 2030.

Illustration bannière : La signature des accords de Paris © Frederic Legrand – COMEO /  Shutterstock
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. Toutes les COP n’ont servit à rien, que faire une bonne bouffe entre chefs d’état, au revoir et à la prochaine!!!!

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