Semaine du développement durable : une exclusivité

Rédigé par Consoglobe, le 30 Mar 2008, à 13 h 43 min
Sur le thème retenu de  "La production et la consommation durables" le gouvernement organise, du 1er au 7 avril, la Semaine du Développement Durable. Lancée par le Premier ministre en 2002, cette manifestation est pilotée par le ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables. L’édition 2007 compte 1970 projets déposés soit une augmentation de 7,5 % par rapport à 2006.

Le but de la Semaine du Développement Durable est de sensibiliser les citoyens aux enjeux du développement durable et du respect de l’environnement. C’est très proche de la vocation de consoGlobe et son objectif de proposer au consommateur de faire le choix de produits écologiques et biologiques à chaque fois que possible.

Nos achats ont un impact  sur l’environnement et sont – aussi – une manière de manifester notre préférence.

Acheter c’est choisir et choisir c’est se poser certaines questions. Où sont fabriqués les produits, quels transports empruntent-ils ? Contiennent-ils des produits toxiques ? L’environnement est-il pris en compte lors de la conception, de la fabrication, du choix des matériaux ? Le produit est-il facilement recyclable ?

La Semaine du Développement Durable est aussi, une occasion de reconsidérer nos comportements alimentaires et nos pratiques de transport, de gestion des déchets, …. ? Bref, la Semaine du Développement Durable est une occasion privilégiée de faire un point. Rappelons que, selon un sondage Ifop de juillet 2006, 57 % des Français disent avoir déjà entendu parler de développement durable contre 23 % en 2002.

Pour fêter l’événement, consoGlobe va en profiter pour lancer en exclusivité la commercialisation au grand public des Certificats électricité verte de Watt Value  : enfin accessibles au grand public, les certificats sont une manière de montrer sa préférence pour l’énergie renouvelable et de soutenir concrètement la production d’énergies propres, par des projets concrets sur le terrain.

Voir la boutique électricité verte

REPERES

La notion de développement durable est très large et couvre les grands enjeux suivants : 

– Relever le défi du changement climatique 
– Préserver les milieux naturels
– Adopter des modes de transports durables
– Bâtir une société qui convient à tous
– Produire et consommer en respectant à la fois la nature et l’environnement
– Favoriser la solidarité entre les gens, entre les pays et entre les générations.
– Soutenir la vie civique, les engagements citoyens et l’action collective
Selon Lester Brown, fondateur du World Watch Institute, nous devons, de façon urgente, prendre les moyens de préserver notre capital naturel et humain dans la durée et ne pas épuiser la planète. Nous avons besoin d’instruments pour nous guider vers une économie durable écologiquement et pour assurer une évaluation continue du résultat de nos efforts.

Voir Commerce équitable 
Lire Les Français, le Bio, l’éthique et la conso durable
Etat et avenir de la consommation durable
Développement durable : ce qu’attendent les Français
LE DÉVELOPPEMENT DURABLE
Les propositions concrètes du Grenelle de l’environnement
Les Français : développement durable et environnement 

 

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  1. C’est la semaine du DÉVELOPPEMENT durable !

    « Bonjour ! Vous êtes sur le serveur du développement durable, du commerce équitable et de la micro finance, si vous voulez bénéficier d’une aide internationale appuyez sur la touche « étoile »… si vous avez faim tapez 1… si vous avez soif tapez 2… si vous êtes malade tapez 3… ».

    « Jean-Pierre Canot Apprends-nous plutôt à pêcher ! ».

    C’est sans doute la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’une notion dont on ne sait dire s’il s’agit de philosophie, de religion, de règle de vie ou d’ensemble de techniques, se répand avec une extrême rapidité dans les coins les plus reculés du monde, et se trouve mise à toutes les sauces constituant la tarte à la crème du moment.

    Le terme durable, que l’on commence ça et là à remplacer par soutenable, est plein d’ambiguïtés, il résulte d’une traduction lamentable de l’Anglais « sustainable » dont on retrouve la racine dans sustentation : ce qui caractérise un corps maintenu au dessus d’une surface sans contact avec elle. Il faut donc ajouter à la notion de durée celle d’autonomie ce qui implique un principe de respect d’un environnement où l’on puise en permanence les éléments permettant cette sustentation.
    Il serait donc déjà plus raisonnable de parler d’un développement autoporteur en ne confondant toutefois pas les buts et les moyens de ce développement comme on le fait allègrement avec celui qualifié de durable.

    Le développement dit durable dans son acception actuelle a trois composantes qui dans l’ordre d’importance qui leur est donné sont : l’économique, l’environnemental, l’humain. L’Homme ne vient donc qu’en troisième position, s’il en reste ! alors qu’un développement autoporteur bien compris devrait avoir un but : le plein épanouissement de l’Homme, celui-ci pour y parvenir utilisant l’outil économique dans le respect indispensable et absolu de son environnement.
    Le développement dit durable outre le fait qu’il confond l’objectif qu’il poursuit avec les outils de sa mise en œuvre est donc pervers dans l’inversion des priorités qui fait que l’Homme vient bien après l’économique et l’environnemental, le résultat est doublement dramatique :

    – Ce sont les crises économiques que nous connaissons de façon de plus en plus fréquentes, qui tiennent à ce que la croissance économique forcenée que nous recherchons conduit à la création de fausse monnaie comme on l’a vu dans l’affaire des « subprimes » ou comme on le constate chaque fois que salaires et rémunérations ne sont pas les contreparties normale d’un acte économique et se trouvent donc en infraction par rapport au principe fondateur de la monnaie : « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front ».

    – Ce sont de façon peut-être moins certaine les désordres qu’entraîne la surexploitation des ressources naturelles sur notre environnement. Il n’est pas sûr en effet que le « petit Homme » soit responsable de toutes les dégradations qui selon certains devrait aboutir à une situation que la vaste nature a connu par le passé après des millénaires de lente dégradation.
    Il reste que même si la faculté d’adaptation de l’Homme doit lui permettre de faire face à tous les désordres qui interviennent dans la nature il lui appartient de ne pas gaspiller les ressources naturelles qui lui sont nécessaire et de faire en sorte que leur renouvellement ou le recyclage des déchets qui résultent de leur exploitation, se fassent dans les meilleurs conditions possibles.

    Il faut constater que dans la grande foire au développement durable où se démènent des acteurs de toute nature, le « syndrome du thermostat » joue à plein qui veut que, comme dans l’utilisation de cet instrument dont nous nous acharnons à ne connaître que les positions extrêmes, nous ne sachions appliquer que le principe du « tout ou rien » quant aux idées et lois qui régissent ce développement dit durable.

    C’est donc ou le tout environnemental au plus profond mépris de l’économique, ou le tout économique au mépris cette fois de l’environnemental, dans les deux cas il n’est bien entendu pas tenu compte de l’Homme qui doit se soumettre aux lois de l’économie désormais mondiale dans le respect le plus strict d’un environnement que la soumission servile aux lois économiques le pousse par ailleurs à transgresser.

    Il est frappant de voir par exemple l’acharnement que mettent les soi-disant protecteurs d’espèces en voie de disparition à détruire le tissu rural où ils sévissent, au prétexte que ce sont les activités agricoles, base de toute économie qui seraient la cause de la disparition des espèces en question.
    Pour ne prendre que l’exemple de l’ours des Pyrénées, mais le problème est le même avec le loup des Alpes, il ne vient à l’idée de personne de se demander pourquoi alors que les cet animal a vécu depuis des millénaires en harmonie relativement parfaite avec l’Homme essentiellement agriculteur, ils s’en prend soudain à celui-ci au travers de ses troupeaux, ne trouvant plus dans le nouvel équilibre naturel que veulent lui imposer les non agriculteurs les conditions de vie normales qui s’étaient développés par adaptation des uns et des autres à l’évolution du milieu naturel.
    Il y avait certes des abus de l’ours qui égorgeait bien quelques bêtes lorsque les conditions de sa vie devenaient trop dures, mais l’équilibre global était respecté, cet équilibre dont les amis de l’ours ne comprennent pas qu’il puisse exister en Slovénie –d’où l’on a fait venir des ours à grands frais- et ne soit plus respecté dans nos Pyrénées.
    Ces pauvres gens n’ont pas pris la peine de réfléchir, que la Slovénie où l’ours fait d’ailleurs partie de la chaîne alimentaire, n’était pas encore arrivée – mais ça viendra on commence d’ailleurs à en parler- à la situation où le développement économique et son cortège de techniques contre nature au sens le plus complet du terme conduisent les Pyrénées, ainsi qu’ils l’ont fait dans les grandes forêts de France, y compris celle de Fontainebleau, où ours et loup vivaient là aussi en relative harmonie avec l’agriculture.

    L’urbanisation trop souvent désordonnée, la construction de stations de sports d’hiver, de routes, de voies ferrées, de pistes grâce auxquelles tous engins motorisés peuvent pénétrer au plus profond de la montagne, de lignes électriques en tous sens, ne peuvent que remettre en cause un équilibre naturel auquel l’adaptation ne s’était faite qu’au fil de millénaires et dont il faut bien se rendre à l’évidence qu’elle est désormais impossible, l’homme n’ayant pas plus de raisons de renoncer à ses éléments de confort et de qualité supposée de vie dans les Pyrénées qu’il ne l’a fait dans les régions d’où il a de longue date chassé ces animaux.

    Le drame est que les amis de l’ours, et soi-disant de la nature, s’en prennent eux aussi à l’Agriculteur, conservateur en titre d’un environnement en déclin, en ne mesurant pas qu’imposer la survie d’une espèce dans des conditions où elle est devenue impossible, signe l’arrêt de mort d’une agriculture qui était seule capable en résistant aux méfaits de l’urbanisation de retarder la disparition des espèces sauvages.
    Quelle attitude lamentable celle de ce Ministre de l’écologie et du développement durable, qui traite d’imbéciles les malheureux qui cherchent simplement à survivre en regrettant que les bouleversements de l’environnement dont ils ne sont pas responsables conduisent l’ours à remettre en cause les accords de vie en commun qui s’étaient tissés au fil du temps.

    L’imbécillité est bien dans cette obligation d’encercler l’ours dans des réserves de plus en plus étroites où il ne trouvera plus sa subsistance. Cela s’est fait par l’urbanisation galopante, par la construction de routes d’autoroutes et de voies ferrées, cela se continuera par l’obligation pour les éleveurs au mieux de dresser des chiens pouvant éloigner l’ours, au pire de clôturer pâtures et parcours ce qui restreindra encore plus l’espace accordé à l’ours.
    Il est bien évident dans les deux cas que le niveau de la population ursine ne pourra jamais atteindre ce qu’il était avant l’explosion de notre magnifique civilisation urbaine, et que les quelques fossiles qui pourraient subsister ne pourront trouver leur subsistance que dans les élevages où ils entreront coûte que coûte.

    Il y avait de surcroît dans les accords résultant de la longue adaptation des uns et des autres à l’environnement un principe essentiel de densité respective des deux populations, dès lors que l’Homme a décidé d’accroître sa propre densité- permanente par l’urbanisation, ou temporaire dans certains coins reculés où tout un chacun a accès avec des moyens mécaniques- il est évident que les conditions de vie normale de l’ours n’existent plus.

    Un malheureux ours qui s’était aventuré dans la plaine, preuve que la vie dans les montagnes est désormais impossible pour lui, va se faire écraser sur une autoroute dans une zone semi-urbaine. Voilà que les amis de l’ours accusent les anti-ours d’avoir obligé la bête à venir se suicider en la harcelant sans arrêt pour qu’elle quitte les zones d’élevage ! On oublie de dire que les pauvres bêtes sont équipées de colliers électroniques fort coûteux : nos impôts ! qui devraient permettre aux spécialistes hautement qualifiés uniquement payés pour les suivre , de les retrouvera au mètre près, eh bien non ! ce sont les éleveurs qui n’ayant rien de plus urgent à faire vont , bien loin de leurs bases, armés de bâtons et de fourches pousser l’animal sous les roues d’un camion dont on n’ose quand même pas dire qu’ils avaient acheté le chauffeur !

    Il est significatif que les plus farouches tenants de la réintroduction et de la défense des ours dans les Pyrénées ne soient pas des naturels du pays mais, prudence oblige, crient bien fort et d’aussi loin qu’ils le peuvent après de malheureux humains moins aidés à survivre que ne le sont les bêtes.
    Mais disent ces raisonneurs inconséquents avec une hypocrisie qui n’a d’égale que le mépris de leurs semblables et de leur dignité : « Les éleveurs sont grassement dédommagés chaque fois que leurs moutons sont attaqués au point qu’il vaut même mieux que ce soient les ours qui les consomment plutôt que de les mettre sur le marché ! ».
    Quand tous les éleveurs et agriculteurs des zones de montagne ou non encore urbanisées auront disparu, nous importerons, entre autres, des moutons, ce qui se fait déjà, des antipodes, à grands frais, et en dégageant de surcroît du CO² pour les transports, dont ces inconscients regrettent que nous en émettions tant ; ours et loups ne survivront pas pour autant.
    Á quand la protection des moustiques, mouches, sauterelles et autres rats qui tout autant que les ours et les loups font partie de l’écosystème ?

    Dans leur démarche du « tout ou rien » les soi-disant défenseurs de la nature veulent le « tout » quant à la protection des espèces animales autres que l’Homme, mais ne réclament le « rien », s’agissant du progrès technique, que pour les activités agricoles rejetant systématiquement tout progrès dans les techniques culturales ou d’élevage.
    La grande mode du « bio », mais les Agriculteurs, les vrais, ont-ils jamais fait autre chose que du bio ? ne peut dans le contexte de mondialisation que conduire, par ce refus du moindre progrès acquis au cours d’une expérience millénaire, à la disparition du secteur agricole dans les zones où ces produits bio dont la qualité prétendument supérieure ne justifie pas le coût élevé dû à leur faible rendement.

    La composante humaine du développement dit durable déjà bien mise à mal par celle environnementale n’est pas mieux traitée par les défenseurs de la composante économique qui pourtant, et encore une fois, ne devrait être qu’un outil au service de l’épanouissement de l’Homme.

    La grande pitrerie du « Grenelle de l’environnement » a conduit en plein accord d’ailleurs avec la mascarade de Bali à accorder aux fanatiques de la protection de l’environnement quelques os à ronger sans toutefois y laisser trop de viande autour.

    Il a été arrêté : « Une stratégie de développement durable fondée sur le triple objectif de lutte contre le réchauffement climatique, de préservation de la biodiversité et de réduction des pollutions », dont on a retenu entre autres :
    – La limitation des émissions de gaz à effet de serre, notamment dans les moyens de transport où ferroutage, énergies propres, transports en commun (autres que l’avion en local ou régional) seraient privilégiés ;

    – La taxe sur le carbone qui vient s’ajouter à l’ineffable marché des droits d’émission renforcé à Bali ;

    – Le rejet, bien atténué depuis il est vrai, des Organismes Génétiquement Modifiés qui laisse aux pays qui les exploitent sans la moindre retenue le champ libre pour en tirer bénéfice sur notre dos.

    Il n ‘est rien dit, car cela aurait des conséquences économiques incalculables sur la culture du pétrole dans laquelle nous sommes condamnés à vivre, du problème clef de recyclage (qui imiterait la photosynthèse) du CO² composé d’une combustible le carbone et d’un comburant l’oxygène, dont on se contente de le capter en attendant de voir ce que l’on pourrait en faire plus tard.

    Il n’a bien entendu rien été dit non plus des possibilités de captation de l’énergie solaire des déserts, dont il semble que « Théoriquement, un millième de la superficie de ces déserts suffirait à couvrir la demande mondiale en électricité » . Le seul espace saharien pourrait fournir 25 % des besoins mondiaux en 2050, mais pourquoi attendre si longtemps ?

    Il y a dans la région de NANTES une quarantaine d’exploitations agricoles, sérieusement menacées de disparition – l’ours et le loup ont eux disparu depuis longtemps sans que les agriculteurs y soient pour quelque chose- pour permettre l’implantation d’un aéroport dont les citadins ne supportent plus les nuisances.
    Il est plaisant, ne serait-ce le drame qui menace tout le secteur agricole au travers d’une quarantaine d’exploitation, de noter que l’étude d’implantation est lancée au moment même où conformément à l’une des rares décisions intelligentes du Grenelle de l’environnement on commence à transférer le trafic voyageur de l’avion vers les trains à grande vitesse qui commencent à desservir toute l’Europe y compris les aéroports internationaux.

    L’économique l’emportera là aussi sur l’humain et concernant l’environnemental les responsables politiques de tous bords n’ont que faire des pseudo promesses du Grenelle de l’environnement. On développera donc le trafic aérien dans des zones où régnait encore un peu de l’ordre éternel des champs, on en profitera pour encaisser la taxe sur le carbone, et le secteur de l’agriculture industrielle, aidé par le recours aux OGM, compensera et bien au delà la production des exploitations individuelles condamnées qui constituaient le dernier rempart contre la destruction de l’environnement.

    Cette disparition programmée de l’agriculture qui a profondément marqué la France depuis le plan de Sicco MANSHOLT semble s’inscrire dans une évolution mondiale qui veut que nos économies modernes qui sont passées de l’ère agricole, où le terme primaire qui qualifiait ce secteur signifiait bien : essentiel, principal, à l’ère industrielle pour en arriver à l’ère post industrielle où l’activité génératrice de monnaie se fait essentiellement dans le secteur des services qui deviendrait ainsi le nouveau secteur primaire.

    On constate ainsi avec quelque effroi que les actifs agricoles en France ne représentent plus que 3 % de la population active contre 37 % en 1948 et que l’agriculture n’interviendrait que pour 2 % dans le sacro-saint PIB, on se dépêche pour parfaire l’intégration de la Pologne et de la Roumanie dans l’Union Européenne de très vite faire baisser le nombre de leurs agriculteurs qui représentent 40 % des agriculteurs de l’Union de façon, dans le respect des règles de la mondialisation, à ne plus produire là où les coûts sont top élevés, c’est à dire en Europe, et à payer grassement des contrôleurs de la non production.

    Nous faisons désormais énoiser les noix du Périgord en Moldavie, nous ne tarderons pas à acheter au loin les produits de base que notre société post agricole et industrielle ne peut produire. Les difficultés se font déjà sentir sur les prix des matières premières agricoles, ce qui donne d’ailleurs à leurs transformateurs et distributeurs l’occasion d’augmenter scandaleusement leurs marges.
    Il se murmure dans certaines chaumières que les dossiers de demande de subventions de la Politique Agricole Commune pour les agriculteurs français sont parfois refusés parce qu’instruits informatiquement au Pakistan, pays où comme chacun sait la langue et l’agriculture française sont connues dans leurs moindres détails !
    Ils est amusant, si l’on peut dire que les règles de la mondialisation et notamment celles du commerce mondial qui tendent à mettre toutes les économies sur un pied d’égalité, quant aux coûts de production notamment, favorisent, en particulier par la suppression de barrières douanières, les déséquilibres entre coûts de production, entraînant ainsi les secteurs agricoles à un nivellement par le bas et la disparition inéluctable des secteurs primaires des pays les plus évolués.

    Ceci permet au passage de souligner la contradiction qu’il y a à rechercher une croissance à tout prix dans un contexte de mondialisation où les économies devraient se situer au même niveau alors que la croissance ne peut se repaître que de déséquilibres.

    L’utilisation du PIB dans la mesure de la croissance est une preuve supplémentaire que les actions de développement durable ne prennent en compte que la composante économique et très accessoirement l’environnementale.

    Joseph SIGLITZ Nobel de l’économie en 2001 déclarait récemment : « …le PIB est un indicateur purement matérialiste. Il est un bon moyen pour mesure l’économie de marché, mais rend mal compte du vrai revenu des individus et n’est pas pertinent sur le bien-être et le développement durable. Il encourage la compétition entre pays sur la production matérielle, celle qui épuise nos ressources et accélère le réchauffement climatique en augmentant les émissions de gaz à effet de serre. » .
    Ceci est à rapprocher de la notion de seuil de pauvreté au-dessous duquel, selon la Banque Mondiale en particulier se situeraient beaucoup de populations des pays en développement. Il est en effet impossible de parler de pauvreté au sens comptable du terme dans des régions, ou pour des populations qui ne connaissent pas la comptabilité, ne serait-ce que parce que l’on ne peut pas prendre en compte l’autoconsommation voire la part d’économie de cueillette, le troc ou le travail au noir qui dans nombre de ces pays est la base de l’économie.

    L’émergence –il serait plus juste de parler de ré émergence- de la micro finance qui tend à se généraliser pour l’accès au crédit des populations les plus pauvres – donc agricoles qui constituent l’essentiel de la population pour les pays en développement- est à la fois un retour à la banque sous sa forme d’origine, et le constat que le modèle de développement durable qui s’appuie sur un système bancaire dégradé dans ses objectifs, ne prend pas en compte l’Homme principal acteur de l’économie dont les actes de la vie courante sont à la base de la création monétaire normalement coordonnée et gérée par ce même système bancaire.

    On est atterré par l’importance extraordinaire donnée au modèle Gramen Bank de Muhammad YUNUS, dont on découvre qu’il serait l’inventeur d’un système existant depuis des millénaires, et par le rôle que l’on entend lui faire jouer dans le développement non seulement des pays en retard économiquement mais chez des populations de plus en plus nombreuses laissées chez nous à l’écart d’un système bancaire devenu incapable d’assurer le financement normal de l’économie.

    Le Crédit Agricole français en créant la « Grameen-Crédit Agricole Microfinance Fundation » paraissait ainsi réinventer récemment… : le crédit agricole, celui d’il y a plus de cent ans. Il découvrait en effet au travers du modèle Gramen Bank – qui n’est que la première étape de ce que fut son propre développement- la solution au développement des pays émergents. Tout ce qui a été fait jusque là en Afrique notamment, y compris par le Crédit Agricole n’a consisté qu’à tenter de mettre en place le modèle actuel qui n’a plus rien à voir avec l’original basé sur la coopération et le mutualisme.

    Le Crédit Agricole français après s’être impliqué par exemple dans la création de la Caisse Nationale de Crédit Agricole du Sénégal – banque commerciale ne reposant sur aucun principe coopératif et mutualiste- s’en est retiré vingt ans plus tard après constat d’un échec prévisible et même annoncé dès l’origine.

    L’application du modèle de base qui a été à l’origine depuis cent ans du développement des agricultures européenne et en particulier française, aurait permis d’assurer la première étape du développement des pays émergents, celle du secteur primaire permettant d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. On préfère suivre la Banque Mondiale qui après avoir violemment rejeté Muhammad YUNUS et son modèle en ont fait le dernier gadget à la mode devant définitivement assurer le développement durable.

    Le rapport interne, particulièrement accablant, de cette même Banque Mondiale en date du 18 octobre 2007 montre bien encore une fois que l’on fait fausse route, il ne donne pas pour autant les orientations qu’il conviendrait de prendre pour sortir du drame de la pauvreté et de la famine.

    Les Instituts de Micro Finance (il faudrait dire I.M.F pour sacrifier à l’américanisme ambiant !) ne déboucheront sur rien tant que l’on n’aura pas compris qu’il faut bancariser les populations les plus pauvres, la majorité, afin que les flux financiers résultant de leur activité ne s’évadent pas vers les banques commerciales qui refusent de les financer, mais soient en permanence réinvestis dans ces activités.
    La construction coopérative ne doit pas chercher la ressource auprès des banques commerciales, mais auprès des plus pauvres, y compris les diasporas à l’étranger et la rediriger vers le secteur rural à financer en priorité.

    Le Crédit Mutuel français semble lui être le seul, mais il ne parait pas beaucoup aidé ou soutenu, à avoir compris ces notions élémentaires en développant dans divers pays d’Afrique et notamment au Sahel des structures coopératives construites à partir de la base où les flux financiers liés à l’activité agricole notamment ne s’évadent plus vers les banques commerciales –qui refusent de prêter à l’agriculture- mais sont, respectant en cela le principe de proximité tant géographique que sectorielle de la coopération, en permanence et entièrement réinvestis dans le secteur primaire. Il est en outre le seul à s’intéresser au rapatriement des sommes de la diaspora africaine en France en évitant qu’elles ne soient taxées à plus de dix pour cent par les officines qui en assurent le transfert. Les sommes concernées au lieu d’être thésaurisées ou affectées à des investissements de prestige (immeubles ou troupeaux improductifs), sont intégralement injectées dans le secteur rural.

    Les ONG, qui prétendent elles aussi avoir inventé la micro finance, oublient que ce principe de base dont l’efficacité repose sur une évolution contrôlée remonte à la plus haute antiquité, on connaissait les principes coopératifs à Babylone, et les tontines ne sont pas une invention particulièrement récente.
    Ces mêmes ONG, dont les bonnes intentions ne sont pas contestables mais l’enfer n’en est-il pas pavé ? interviennent par ailleurs de façon incohérente voire désordonnée dans la mise en œuvre des outils de financement du secteur primaire ce qui enlève toute efficacité à ces outils.

    Il y a enfin dans notre démarche inconséquente du développement un effet « Tour de Babel » qui, les résultats attendus ne venant jamais provoque une fuite en avant vers des structures de taille démesurée sur lesquelles l’Homme, qui prétend pourtant jouer un rôle sur l’évolution de la nature, n’a plus aucun pouvoir.

    L’exemple des deux anciens blocs : Etats-Unis et ce qu’il reste, c’est encore énorme, de l’Union Soviétique est significatif, celui de l’Europe qui n’en finit pas de naître montre bien que nous allons dans le même sens.

    Les Etats-Unis disposent dans la grande diversité de leurs régions de pratiquement tous les éléments permettant un développement autonome sans qu’il soit besoin, sauf sans doute pour les ressources énergétiques, d’aller faire la loi ailleurs pour y trouver ce que l’on peut parfaitement trouver chez soi.

    L’ex Union Soviétique souffre certes plus que les autres d’un contexte moral qui fait que tous les coups sont permis, elle souffre surtout de la démesure de son territoire, de la très grande diversité des populations et des cultures qui l’occupent et de l’impossibilité pour un pouvoir central de définir une politique cohérente unique.

    L’unité de temps dans la vie de l’Homme est la journée, il ne saurait donc gérer correctement un empire sur lequel, selon le nouvel ordre de la démesure, le soleil ne se couche jamais, qu’en méprisant justement la seule composante du développement à prendre en compte : lui-même.

    La vieille Europe rescapée du saint Empire Romain Germanique, entend récidiver, le soleil se lève et se couche bien sur l’empire, au prix certes de quelques concessions aux rythmes biologique de l’Homme qui doit vivre une a deux heures en avance sur l’astre solaire qui régit ces rythmes. Il faut bien satisfaire aux règles des Bourses désormais mondiales qui ne ferment jamais et qui imposent même la suppression des jours fériés différents selon les cultures et religions.
    On ira jusqu’à prétendre que le changement d’heure qui dérègle la vie de l’Homme permet de faire des économies d’énergie pourtant très largement compensées par les pertes énormes qu’engendre le commerce mondial et ses transports insensés.

    Il reste que l’Europe par sa taille et surtout sa diversité ne peut évoluer par l’application de règles communes, y compris en matière économique. La tour de Babel européenne qui conduit à la destruction finement programmée des secteurs agricoles les plus évolués, ne peut dans un système où la monnaie, thermomètre de l’économie a une valeur fixée d’avance, conduire qu’à un nivellement par le bas où l’homme des pays les plus évolués devra aligner son niveau de vie, son comportement social et sa culture sur ceux très en retard dans leur propre évolution.

    Cette impuissance de l’Union Européenne à maîtriser les problèmes qui la dépassent, se traduit bien par l’affront fait à la démocratie et donc à l’Homme de lui administrer par suppositoire un soi-disant traité européen qu’il avait refusé sous forme de pilule et dont il ne peut rien sortir de sérieux pour l’Homme.

    Cette impuissance de l’Union Européenne face à la démesure de l’entreprise à gérer se traduit bien dans la floraison des mesures règlementaires tatillonnes et de détail qui sont prises en lieu et place de décisions politiques que l’on est incapable de définir et encore moins d’appliquer.
    Un symbole parmi les milliers de directives : la taille des pommes est strictement règlementée, il est interdit de vendre des pommes dont le diamètres est inférieur à 45 mm, ce sont celles qui ont le plus de goût, au risque d’être verbalisé par les contrôleurs de la non production agricole qui arpentent les marchés.

    La démonstration de cette impuissance est ainsi faite, violences à l’appui par ces malheureux roumains, salariés d’un constructeur automobile français qui a « délocalisé » dans le seul intérêt des ses actionnaires, en vendant au prix du marché français des véhicules fabriqué à des prix de revient de pays sous développés.

    Elle est bien triste la hargne des ouvreurs de frontières à tous vents ou des tenants d’une immigration indispensable à notre économie qui ne voient en elles que la possibilité d’exploiter de malheureux crève-la-faim prêts à accepter momentanément des salaires dont nos nationaux ne veulent pas et qui, s’ils venaient, au mieux, à s’intégrer ce qui est improbable, refuseraient à leur tour ces conditions de travail ouvrant ainsi grand la porte à une immigration interminable

    Ils n’ont donc pas compris que ces délocalisation ou exodes dramatiques dans le cadre de la construction de la tour de Babel mondiale, ne peuvent conduire qu’à ces violences de plus en plus fréquentes liées au décalage entre les cultures, qui fait que non seulement les peuples exploités chez eux ou les immigrés déracinés par nécessité vitale ne sont pas prêts à s’intégrer à la notre, mais que notamment pour les seconds ils entendent bien dans une démarche de croisades inversées nous imposer la leur.

    Ils n’ont donc pas compris que les sacro saintes règles de la mondialisation, si tant est que nous soyons capables de les établir, ne sauraient constituer qu’un objectif mobile, un idéal à rechercher indéfiniment – car l’équilibre parfait équivaut à la mort- dont chaque culture est à une distance différente ce qui implique des modèles différents à appliquer à leur développement.

    Il n’ont pas compris dans la grande farce qu’ils veulent nous jouer du développement dit durable, que les modèles de développement à mettre en place dans les pays dits en retard, ne sont pas les nôtres actuels, d’autant qu’il font de plus en plus la preuve négative de leur efficacité ; mais ceux que nous avons su mettre en place avec succès lorsque nous étions dans la même situation que les plus malheureux, ceux-là même que nous devrions aider à s’épanouir au lieu de tout faire pour retomber nous-même à leur niveau de développement.

    Bergerac le 27 mars 2008

    Jean-Pierre CANOT auteur de « Apprends-nous plutôt à pêcher ! »

    o O o

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