La demande énergétique : état des lieux (3)

Suite de la demande énergétique : état des lieux (2)

Peut-on se passer de l’énergie nucléaire ?

Il semble que non. Pourquoi ? Les énergies alternatives
au pétrole ne semblent pas pouvoir remplacer ni le pétrole, ni le
charbon, ni le nucléaire. Utiliser le charbon serait la solution mais
les techniques pour rendre le charbon « propre », c’est-à-dire pour extraire le C02 qu’il contient, restent beaucoup trop coûteuses pour être utilisées à une échelle mondiale.

géothermie - énergie - consoGlobe

  • Les énergies « renouvelables » – solaire, géothermie, éolien, hydroélectrique, biomasse - sont théoriquement inépuisables. Mais elles ne fournissent que 0,4 % de l’énergie primaire mondiale en 2008 et on voit mal comment elles pourraient représenter 20 % de l’énergie en Europe comme le voudrait la Commission européenne, sans parler du reste du monde.
  • La biomasse qui a un grand
    potentiel se heurte à la limite des surfaces cultivées disponibles pour
    nourrir une population mondiale toujours plus nombreuse. L’hydroélectricité qui représente 2 % du besoin total d’énergie mondial, est quasiment à son plafond et progressera guère.

Le nucléaire, seul challenger crédible du charbon ?

Dans ce contexte, seul le nucléaire semble pouvoir répondre au défi de répondre au besoin d’énergie dans les volumes nécessaires. D’où les doutes de certains écolo. On connaît les inconvénients du nucléaire (stockage de déchets radioactifs pendant des milliers d’années, etc.) mais on se souvient moins bien de ses avantages :

  • Chaque kWh nucléaire produit émet près de 50 fois moins de C02 que celui produit avec du charbon,
  • Le nucléaire est la seule technologie capable de produire de l’énergie à forte puissance de manière continue avec aussi peu d’émission de gaz à effet de serre.
  • La part du prix du combustible – l’uranium – ne représente que 5 % du prix du kWh
  • Les réserves d’uranium sont estimées à plus de 5 siècles et les générateurs nucléaires de 4ème génération, à surgénération, sont capables de mieux recycler les déchets et surtout produisent 50 fois plus d’électricité avec la même quantité d’uranium.

Emissions de CO2 par type d’énergie

Les émissions du nucléaire sont très faibles, proches de celles de l’éolien et bien loin du charbon qui est la forme d’énergie qui émet le plus de dioxyde de carbone.
En fait ce sont les émissions qui sont enregistrées pendant la
construction des centrales qui sont mesurées ; la production en
elle-même étant neutre.

CO2 - énergie - consoGlobe

  • Nucléaire : 19 kg équivalent carbone par tonne équivalent pétrole
  • Eolien : 32 équivalent carbone par tonnes équivalent pétrole
  • Solaire photovoltaïque : 316 équivalent carbone par tonne équivalent pétrole
  • Gaz Naturel : 651 kg équivalent carbone par tep
  • Pétrole – essence : 830 kg équivalent carbone par tep
  • Diesel – fioul  : 856 kg équivalent carbone par tep
  • Charbon  : 1123 kg équivalent carbone par tep

Quelle est la concentration de C02 dans l’atmosphère ?

La concentration de CO2, dioxyde de carbone dans l’atmosphère est actuellement de 386 ppm.

Pour ne pas aggraver le réchauffement climatique et maintenir la concentration de C02 sous 450 ppm, il faudrait que 26,5 TW, sur un total de 28, soient émis à zéro carbone … nous en sommes très loin aujourd’hui.

Maintenir la concentration de C02 dans l’atmosphère sous 450 ppm

La concentration de C02 dans l’atmosphère a augmenté d’environ 36 % depuis deux siècles du fait des activités humaines. Pour ne pas dépasser la concentration de dioxyde de carbone de 450 ppm, contre 386 ppm aujourd’hui, il faudrait que les émissions de C02 en 2050 soient 80 % inférieures au niveau actuel !

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