Consommer moins mais mieux : les gestes à adopter pour une consommation plus responsable

Rédigé par , le 21 Oct 2026, à 14 h 09 min
Consommer moins mais mieux : les gestes à adopter pour une consommation plus responsable
Précédent
Suivant

Un foyer achète en continu : équipements pour le logement, produits de soin, nourriture, carburant ou titres de transport, appareils et produits d’entretien. Ces dépenses peuvent être réduites, orientées vers des produits plus durables ou évitées grâce à la réparation.

À la maison, des volets utilisés au bon moment

Les fenêtres font partie des zones par lesquelles un logement perd de la chaleur en hiver. Fermés dès la tombée de la nuit, les volets limitent ces pertes ; l’ADEME recommande ce geste dans ses conseils de chauffage. Ouverts en journée, ils laissent entrer la chaleur du soleil. En été, c’est l’inverse : fermés aux heures chaudes, ouverts la nuit quand l’air extérieur est plus frais que l’intérieur.

Pour une fenêtre sans volet motorisé, ou quand un volet manuel arrive en fin de vie, des volets fonctionnant à l’énergie solaire évitent de faire passer un câble jusqu’au tableau électrique. Un petit panneau photovoltaïque recharge une batterie logée dans le caisson, qui alimente le moteur, et la manoeuvre reste possible en cas de coupure de courant. La batterie a une durée de vie limitée, ce qui justifie de vérifier la garantie et la disponibilité des pièces de rechange avant de choisir un modèle. Remplacer un volet électrique qui fonctionne encore n’apporte donc qu’un gain énergétique limité.

Cosmétiques et bien-être, penser à lire avant d’acheter

Les cosmétiques vendus en Europe relèvent d’un règlement en vigueur depuis 2013 : la sécurité de chaque produit doit avoir été évaluée, certaines substances sont interdites et d’autres soumises à une concentration maximale. Les produits conformes se comparent donc surtout sur leur composition, leur emballage et la quantité qu’on utilise. Au dos du flacon, les ingrédients sont classés par ordre décroissant de concentration, sauf ceux présents à moins de 1 %, qui peuvent figurer dans le désordre en fin de liste. Les allergènes doivent y être mentionnés.

Pour les cheveux, certaines gammes présentées comme vegan existent aussi en recharges de shampoing et d’après-shampoing de 400 ml et 1 000 ml, à verser dans un flacon réutilisable. Avant de changer de shampoing, on peut lire la liste des ingrédients de ces références et la comparer à celle du produit habituel. Le terme vegan indique en général l’absence d’ingrédients d’origine animale ; il ne renseigne ni sur l’origine naturelle des autres composants ni sur leur impact environnemental : mieux vaut donc lire la composition que le slogan du recto.

 

Courses alimentaires, acheter ce qui sera mangé

D’après une étude de l’ADEME publiée en 2016, chaque personne gaspille en moyenne environ 29 kg de nourriture par an à son domicile, dont 7 kg d’aliments encore emballés. En 2019, une opération menée auprès de 250 foyers a fait passer ce gaspillage de 25,5 à 10,4 kg par personne et par an en moyenne, soit 59 % de moins. L’ADEME recommande d’établir des menus et une liste de courses, d’acheter juste ce qu’il faut en se méfiant des grandes quantités en promotion, de ranger devant les produits à consommer en premier, d’ajuster les portions et de cuisiner les restes.

Les deux dates qu’on trouve sur les emballages n’ont pas la même portée. La mention « à consommer jusqu’au » indique une date limite de consommation, à ne pas dépasser. La mention « à consommer de préférence avant » indique une date de durabilité minimale, qui n’a pas ce caractère impératif : une fois cette date passée, on peut consommer le produit après avoir vérifié son aspect et son odeur.

Déplacements, limiter l’usage de la voiture en solo

Les transports sont la première source d’émissions de gaz à effet de serre en France : 34 % des émissions nationales en 2024, soit 124,9 millions de tonnes d’équivalent CO2, sans compter le transport aérien et maritime international, d’après le service statistique du ministère de la Transition écologique (estimations préliminaires pour 2024). Les voitures particulières génèrent 53 % des émissions du secteur et assurent 82 % des voyageurs-kilomètres parcourus.

Pour un foyer, un levier direct consiste à réduire les trajets effectués seul en voiture : marche ou vélo pour les courtes distances, transports en commun, covoiturage pour les trajets réguliers. Pour les trajets entre le domicile et le travail, certains employeurs versent le forfait mobilités durables, créé en 2020, qui couvre notamment le vélo et le covoiturage. Il reste facultatif pour l’entreprise ; le service des ressources humaines peut dire s’il existe.

Consommables et petits équipements, réparer et recharger

Avant de remplacer un appareil en panne, on peut demander un devis de réparation et le comparer au prix du neuf. Le Bonus Réparation, financé par les producteurs et les marques dans le cadre de la responsabilité élargie du producteur, déduit directement de la facture une réduction de 2 à 200 euros chez un réparateur labellisé. Il couvre 261 objets répartis en neuf catégories, dont l’électroménager, le multimédia, le bricolage et le jardin, l’ameublement, le sport, le vélo et les vêtements.

Pour les produits d’entretien, qui se vident vite, la recharge évite d’acheter un nouveau contenant à chaque fois, et le dosage indiqué sur l’étiquette limite la quantité utilisée.

Dans la plupart des domaines passés en revue, le geste le plus cohérent est d’utiliser moins ou plus longtemps ce que l’on possède déjà : un volet qui fonctionne encore, un appareil réparé, un repas préparé avec des restes, un trajet évité ou partagé. Les produits présentés comme plus responsables, comme les recharges de cosmétiques ou les volets solaires, trouvent leur place quand un renouvellement est de toute façon nécessaire. Le Bonus Réparation et, lorsqu’il existe, le forfait mobilités durables réduisent le coût de ces choix.




Aucun commentaire, soyez le premier à réagir ! Donnez votre avis

Moi aussi je donne mon avis