Casque obligatoire en trottinette électrique : ce qui change dès le 1er juillet
Le casque devient obligatoire pour les trottinettes électriques dans le Vaucluse à partir du 1er juillet. Voici ce qui change, les sanctions, les engins concernés et les raisons de cette mesure.

À partir du 1er juillet 2026, les conducteurs de trottinettes électriques devront porter un casque dans le département du Vaucluse. Cette nouvelle règle ne s’applique donc pas encore à toute la France, mais elle marque un tournant important dans la réglementation des engins de déplacement personnel motorisés, aussi appelés EDPM. Concrètement, rouler sans casque attaché en trottinette électrique dans le Vaucluse pourra entraîner une amende de 35 euros. La mesure concerne aussi d’autres engins de mobilité urbaine comme les monoroues, gyropodes et hoverboards.
Ce qui change à partir du 1er juillet : le casque devient obligatoire, mais pas encore partout en France
La nouveauté principale est simple : dans le Vaucluse, le casque ne sera plus seulement recommandé. Il deviendra obligatoire pour circuler avec certains engins motorisés légers.
Les engins concernés
La mesure vise les engins de déplacement personnel motorisés, c’est-à-dire notamment :
- les trottinettes électriques ;
- les monoroues électriques ;
- les gyropodes ;
- les hoverboards.
Ces véhicules ont un point commun : ils sont compacts, motorisés, utilisés principalement en ville ou sur de courtes distances, et ils exposent directement le conducteur en cas de chute ou de collision.
La sanction prévue
Le non-port du casque pourra être sanctionné par une contravention de 35 euros. L’objectif n’est pas seulement de verbaliser, mais de faire entrer le casque dans les réflexes de conduite, comme l’éclairage, le respect des pistes cyclables ou l’interdiction de rouler sur les trottoirs.
Une règle locale, pas nationale
C’est le point le plus important à retenir : cette obligation ne concerne pas encore l’ensemble du territoire français. Elle s’applique dans le Vaucluse, sur décision locale, et s’inscrit dans un mouvement plus large de durcissement réglementaire dans certains départements.
Autrement dit, un conducteur de trottinette électrique peut être obligé de porter un casque dans un département, mais seulement fortement encouragé à le faire dans un autre. Cette différence crée une réglementation à plusieurs vitesses, mais elle reflète aussi la possibilité pour les autorités locales d’agir plus vite que le législateur national.
Pourquoi le casque devient obligatoire
La trottinette électrique s’est imposée en quelques années comme une solution pratique pour les trajets courts. Elle est légère, rapide, facile à garer et souvent plus souple qu’une voiture ou qu’un transport en commun saturé. Mais cette mobilité rapide a aussi un revers : l’accidentologie progresse.
Les utilisateurs de trottinettes électriques sont particulièrement exposés parce qu’ils ne disposent d’aucune carrosserie, d’aucune ceinture de sécurité et d’aucun habitacle protecteur. Une chute à 20 ou 25 km/h peut suffire à provoquer un traumatisme important, surtout lorsque la tête heurte le sol, une bordure, un poteau ou un véhicule.
Le casque répond donc à un risque très spécifique : le traumatisme crânien. Même lorsqu’il ne permet pas d’éviter l’accident, il peut réduire la gravité des blessures à la tête. C’est précisément ce point qui motive les autorités locales : limiter les conséquences les plus graves des chutes et collisions.
Les accidents en trottinette électrique inquiètent les autorités
Les données de sécurité routière montrent que les usagers vulnérables représentent une part importante des victimes graves. Les piétons, cyclistes, utilisateurs d’EDPM et conducteurs de deux-roues motorisés sont beaucoup plus exposés que les occupants de voitures.
Dans le cas des trottinettes électriques, plusieurs facteurs aggravent le risque :
- une position debout, moins stable qu’à vélo ;
- de petites roues sensibles aux trous, rails, bordures et chaussées dégradées ;
- un freinage parfois mal maîtrisé ;
- une visibilité réduite pour les automobilistes ;
- une cohabitation compliquée avec les piétons, vélos, bus et voitures ;
- l’usage occasionnel par des conducteurs peu formés ;
- la conduite de nuit, parfois sans équipement suffisamment visible.
La dangerosité ne vient donc pas uniquement de la vitesse. Elle vient surtout de la combinaison entre vitesse, vulnérabilité du corps, environnement urbain dense et manque d’équipement de protection.
Que dit la réglementation nationale aujourd’hui ?
Au niveau national, le casque reste généralement recommandé pour les utilisateurs de trottinettes électriques en agglomération, mais il n’est pas encore obligatoire partout pour les adultes.
En revanche, plusieurs règles s’appliquent déjà en France :
- il faut avoir au moins 14 ans pour utiliser une trottinette électrique ;
- la vitesse maximale autorisée est de 25 km/h ;
- il est interdit de transporter un passager ;
- l’assurance responsabilité civile est obligatoire ;
- l’engin doit avoir des freins, un avertisseur sonore, des feux et des dispositifs réfléchissants ;
- la circulation sur les trottoirs est interdite, sauf autorisation locale ;
- en ville, il faut utiliser les pistes et bandes cyclables lorsqu’elles existent ;
- la nuit ou en cas de mauvaise visibilité, un équipement rétro-réfléchissant est obligatoire.
Le casque est déjà obligatoire dans certains cas particuliers, notamment lorsque la circulation est autorisée hors agglomération sur certaines routes. Mais pour l’usage urbain courant, l’obligation générale n’existe pas encore au niveau national.
Le casque obligatoire va-t-il être généralisé ?
La généralisation du casque à toute la France n’est pas encore actée, mais le sujet est clairement sur la table. Des propositions de loi ont été déposées pour renforcer l’encadrement de la trottinette électrique et rendre le casque obligatoire plus largement.
Le débat oppose deux logiques. D’un côté, les partisans de l’obligation estiment que le casque est une mesure simple, peu coûteuse et efficace pour limiter les blessures graves. Pour eux, la trottinette électrique n’est plus un gadget, mais un véritable mode de transport qui doit être encadré comme les autres.
De l’autre, certains craignent qu’une obligation trop stricte freine l’usage des mobilités douces, en particulier pour les trajets occasionnels ou les services en libre-service. Ils rappellent aussi que la sécurité dépend autant des infrastructures que de l’équipement individuel : pistes cyclables continues, chaussées entretenues, stationnement encadré, contrôle des vitesses et séparation des flux.
La tendance actuelle reste toutefois claire : les règles deviennent plus strictes, surtout lorsque les accidents augmentent.
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